Les spécificités de la gouvernance des entreprises familiales


Vous trouverez, ci-dessous, un extrait de l’excellent billet publié par Hélène Solignac, associée de Rivoli Consulting en charge de l’activité Gouvernance d’entreprise (France). L’auteure présente les résultats d’une étude conduite par HEC, Poytechnique et le BCG auprès d’une cinquantaine de grandes entreprises françaises.

Il me semble que les constats dégagés sont tout à fait transposables aux entreprises québécoises; la gouvernance des entreprises familiales et des PME est plus complexe que l’on est porté à croire ! Le Collège des administrateurs de sociétés (CAS) de l’Université Laval a d’ailleurs mis sur pied une formation intensive de deux jours sur la Gouvernance des PME.

Les conseils d’administration et la stratégie

 

Les chercheurs ont cherché à « mettre en évidence les facteurs-clés transposables à des entreprises non familiales, en particulier, la priorité donnée au long terme et à la pérennité de l’entreprise, le rôle central des valeurs, conjuguées avec la capacité à innover et à explorer de nouvelles opportunités sont des caractéristiques largement partagées par les entreprises familiales. Les valeurs très fortes qui trouvent leur origine dans la famille et son histoire, sont incarnées par les dirigeants familiaux et intériorisées par tous les membres de l’entreprise. Elles fondent une vision long terme partagée, mais aussi un système d’obligations et d’attentes réciproques.

Bien sûr, l’entreprise familiale n’est pas un modèle en soi : les exemples sont nombreux de successions et de transmissions mal gérées, d’isolement de dirigeants autoritaires ou de dissensions familiales préjudiciables à l’entreprise. Les risques liés à une gouvernance mal organisée et au non respect des actionnaires minoritaires, à des héritiers peu préparés, à une trop forte résistance au changement ne sont pas toujours bien analysés.

Néanmoins, à l’heure de la “corporate governance”, où la gestion des managers professionnels est critiquée pour sa vision court-termiste, la recherche de profits immédiats, les risques excessifs et non maîtrisés – comme les échecs d’opérations de croissance externe du fait de l’attention insuffisante portée à l’intégration – ; où l’on déplore le manque d’éthique, la perte de sens au travail, la promotion de individualisme au détriment de la recherche de coopération, ces pistes de réflexion sont les bienvenues ».

Auteur : Gouvernance des entreprises | Jacques Grisé

Ce blogue fait l’inventaire des documents les plus pertinents et récents en gouvernance des entreprises. La sélection des billets, « posts », est le résultat d’une veille assidue des articles de revue, des blogues et sites web dans le domaine de la gouvernance, des publications scientifiques et professionnelles, des études et autres rapports portant sur la gouvernance des sociétés, au Canada et dans d’autres pays, notamment aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Europe, et en Australie. Chaque jour, je fais un choix parmi l’ensemble des publications récentes et pertinentes et je commente brièvement la publication. L’objectif de ce blogue est d’être la référence en matière de documentation en gouvernance dans le monde francophone, en fournissant au lecteur une mine de renseignements récents (les billets quotidiens) ainsi qu’un outil de recherche simple et facile à utiliser pour répertorier les publications en fonction des catégories les plus pertinentes. Jacques Grisé est professeur titulaire retraité (associé) du département de management de la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval. Il est détenteur d’un Ph.D. de la Ivy Business School (University of Western Ontario), d’une Licence spécialisée en administration des entreprises (Université de Louvain en Belgique) et d’un B.Sc.Comm. (HEC, Montréal). En 1993, il a effectué des études post-doctorales à l’University of South Carolina, Columbia, S.C. dans le cadre du Faculty Development in International Business Program. Il a été directeur des programmes de formation en gouvernance du Collège des administrateurs de sociétés (CAS) de 2006 à 2012. Il est maintenant collaborateur spécial au CAS. Il a été président de l’ordre des administrateurs agréés du Québec de 2015 à 2017. Jacques Grisé a été activement impliqué dans diverses organisations et a été membre de plusieurs comités et conseils d'administration reliés à ses fonctions : Professeur de management de l'Université Laval (depuis 1968), Directeur du département de management (13 ans), Directeur d'ensemble des programmes de premier cycle en administration (6 ans), Maire de la Municipalité de Ste-Pétronille, I.O. (1993-2009), Préfet adjoint de la MRC l’Île d’Orléans (1996-2009). Il est présentement impliqué dans les organismes suivants : membre de l'Ordre des administrateurs agréés du Québec (OAAQ), membre du Comité des Prix et Distinctions de l'Université Laval. Il préside les organisations suivantes : Société Musique de chambre à Ste-Pétronille Inc. (depuis 1989), Groupe Sommet Inc. (depuis 1986). Jacques Grisé possède également une expérience de 3 ans en gestion internationale, ayant agi comme directeur de projet en Algérie et aux Philippines de 1977-1980 (dans le cadre d'un congé sans solde de l'Université Laval). Il est le Lauréat 2007 du Prix Mérite du Conseil interprofessionnel du Québec (CIQ) et Fellow Adm.A. En 2012, il reçoit la distinction Hommage aux Bâtisseurs du CAS. Spécialités : Le professeur Grisé est l'auteur d’une soixantaine d’articles à caractère scientifique ou professionnel. Ses intérêts de recherche touchent principalement la gouvernance des sociétés, les comportements dans les organisations, la gestion des ressources humaines, les stratégies de changement organisationnel, le processus de consultation, le design organisationnel, la gestion de programmes de formation, notamment ceux destinés à des hauts dirigeants et à des membres de conseil d'administration.

3 réflexions sur “Les spécificités de la gouvernance des entreprises familiales”

  1. Cher Monsieur,

    Votre commentaire me choque
    L’entreprise familiale est le modèle à suivre en termes de performance
    d’autant plus lorsque les dirigeants portent le nom de l’entreprise

    cf mon étude sur la surpeeformance des « EPONYMES » par rapport aux surperformances des entreprises familiales cotées en Bourse.

    http://www.eponymes.com : l’association des familles portant le nom de leur entreprise…
    à bientôt

    Bernard Logié

    1. Bernard,

      J’ai visité votre site ce matin et j’avoue que j’ai été très touché par l’originalité du concept d’entreprise et la mission que votre organisation poursuit. Avez-vous un recueil de vos membres ainsi qu’une programmation des activités que vous organisez? Le site ne me semble pas à jour ou peut-être ne faites-vous plus d’activités comme celles des années passées ? Alors, sur quel projet vous concentrez-vous aujourd’hui.

      Au QUEBEC, votre organisation n’est pas connue mais il y a plusieurs entreprises qui portent le nom de la famille du fondateur (exemple : Bombardier). En général, ces familles assurent la pérennité du nom par le succès ou en créant des fondations.

      Comment pouvons-nous contribuer à cette organisation des ÉPONYMES ? Quels sont les avantages concrets à faire partie d’une telle organisation ? Personnellement, je crois qu’il y a un petit côté narcissique à toute l’affaire ! Mais je ne demande pas mieux que d’être convaincu des avantages de l’œuvre.

      Au plaisir de vous lire; j’espère que mon commentaire ne vous « choque » pas trop! Chez-nous, le mot « choquer » à le sens d’insulter… Êtes-vous insulté par les propos de mon billet ?

  2. Jacques,

    Je ne me sens pas insulté de votre billet, et merci de votre visite du site que j’actualise, après 2 ans de mise en sommeil de l’association : vous avez bien deviné.

    Particularité des Eponymes : être plus responsable et plus impliqué que n’importe quel dirigeant par l’exposition du nom : 2 conséquences managériales :

    – une surperformance en Bourse, supérieure encore aux autres entreprises familiales cotées qui surperforment par rapport aux entreprises de capitaux…anonymes (l’étude est le site)

    – le fait de vivre de vraies valeurs : confiance, émotion, attachement. « Name is value of values » comme je l’ait dit à l’Insead l’été dernier.
    Je travaille sur la mesure de ces valeurs avec Dov Seidman : HOW…

    Pour les membres mondialement connus : Bonduelle, Ricard, JCDecaux, Peugeot……….

    Je connais Bombardier pour avoir correspondu avec la Fondation il y a quelques années.

    Je pense qu’il y a un vrai intérêt à échanger sur le « fait éponym », qui est par ailleurs mondial.

    Avançons alors….?

    Bernard Logié

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