Quel client les firmes d’audit servent-elles ?


Voici un article-choc publié par Chris Hughes dans la revue Bloomberg qui porte sur l’indépendance (ou le manque d’indépendance) des quatre grandes firmes d’audit dans le monde.

Il y a une sérieuse polémique eu égard à l’indépendance réelle des grandes firmes d’audit.

Cet article donne les grandes lignes de la problématique et il esquisse des avenues de solution.

Qu’en pensez-vous ?

 

 

Just Whom Does an Auditor Really Serve?

 

Shareholders need to be the client, not company executives.

L’une des quatre grandes firmes

 

British lawmakers are pushing for a full-blown antitrust probe into the country’s four big accountancy firms following the demise of U.K. construction group Carillion Plc.

The current domination of KPMG, PricewaterhouseCoopers, EY and Deloitte isn’t working for shareholders. But creating more competition among the bean counters won’t be enough on its own. The fundamental problem is who the client is. The thrust of reform should be on making auditors see that their client is the investor and not the company executive. Randgold Resources is the only FTSE 100 company not to be audited by one of the Big Four !

Carillion’s accounts weren’t completely useless. Recent annual reports contained red flags of the company’s deteriorating financial health that were apparent to the smart money. Some long funds cut their holdings and hedge funds took large short positions, as my colleague Chris Bryant points out.

If the evidence was there to those who looked hard, it’s odd that the company was given a clean bill of health from accountancy firm KPMG months before it went bust. The impression is that auditors are on the side of the company rather than the shareholder. (KPMG says it believes it conducted its audit appropriately.)

Would more competition have made a difference? Companies may have only one accountant available if the few competing firms are already working for a rival. A lack of choice in any market usually leads to lower quality.

One response would be to force the Big Four to shed clients to mid-tier firms, creating a Big Five or Big Six. The risk is this greater competition just leads to a race to the bottom on fees with no improvement in quality. Other remedies are needed first.

The combination of audit and more lucrative consultancy work has long been chided – with good reason. Consultancy creates a client-pleasing culture. That’s at odds with the auditor’s role in challenging the assumptions behind company statements.

Opponents of a separation say combining the two services helps attract talent. This is a weak argument. Further lowering the current cap on consultancy fees, or completely separating audit and consultancy, is hard to argue with.

The accountancy firm should clearly serve the non-executive directors on the company’s audit committee which, in turn, is charged with looking out for shareholders. The risk is that the auditor’s main point of contact is the executive in the form of the chief financial officer.

Shareholders already have a vote on the appointment of the auditor. But annual reports could provide more useful disclosure on the frequency and depth of the last year’s contact between the firm and the audit committee, and between the latter and shareholders.

Now consider the nature of the job itself. Companies present the accounts, auditors check them. Out pops a financial statement that gives the false impression of extreme precision. Numbers that are the based on assumptions might be better presented as a range, accompanied by a critique of the judgments applied by the company.

Creating more big audit firms may create upward pressure on quality. But so long as they aren’t incentivized to have shareholders front of mind, it won’t be a long wait for the next Carillion.

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This column does not necessarily reflect the opinion of the editorial board or Bloomberg LP and its owners.

Auteur : Gouvernance des entreprises | Jacques Grisé

Ce blogue fait l’inventaire des documents les plus pertinents et récents en gouvernance des entreprises. La sélection des billets, « posts », est le résultat d’une veille assidue des articles de revue, des blogues et sites web dans le domaine de la gouvernance, des publications scientifiques et professionnelles, des études et autres rapports portant sur la gouvernance des sociétés, au Canada et dans d’autres pays, notamment aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Europe, et en Australie. Chaque jour, je fais un choix parmi l’ensemble des publications récentes et pertinentes et je commente brièvement la publication. L’objectif de ce blogue est d’être la référence en matière de documentation en gouvernance dans le monde francophone, en fournissant au lecteur une mine de renseignements récents (les billets quotidiens) ainsi qu’un outil de recherche simple et facile à utiliser pour répertorier les publications en fonction des catégories les plus pertinentes. Jacques Grisé est professeur titulaire retraité (associé) du département de management de la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval. Il est détenteur d’un Ph.D. de la Ivy Business School (University of Western Ontario), d’une Licence spécialisée en administration des entreprises (Université de Louvain en Belgique) et d’un B.Sc.Comm. (HEC, Montréal). En 1993, il a effectué des études post-doctorales à l’University of South Carolina, Columbia, S.C. dans le cadre du Faculty Development in International Business Program. Il a été directeur des programmes de formation en gouvernance du Collège des administrateurs de sociétés (CAS) de 2006 à 2012. Il est maintenant collaborateur spécial au CAS. Il a été président de l’ordre des administrateurs agréés du Québec de 2015 à 2017. Jacques Grisé a été activement impliqué dans diverses organisations et a été membre de plusieurs comités et conseils d'administration reliés à ses fonctions : Professeur de management de l'Université Laval (depuis 1968), Directeur du département de management (13 ans), Directeur d'ensemble des programmes de premier cycle en administration (6 ans), Maire de la Municipalité de Ste-Pétronille, I.O. (1993-2009), Préfet adjoint de la MRC l’Île d’Orléans (1996-2009). Il est présentement impliqué dans les organismes suivants : membre de l'Ordre des administrateurs agréés du Québec (OAAQ), membre du Comité des Prix et Distinctions de l'Université Laval. Il préside les organisations suivantes : Société Musique de chambre à Ste-Pétronille Inc. (depuis 1989), Groupe Sommet Inc. (depuis 1986). Jacques Grisé possède également une expérience de 3 ans en gestion internationale, ayant agi comme directeur de projet en Algérie et aux Philippines de 1977-1980 (dans le cadre d'un congé sans solde de l'Université Laval). Il est le Lauréat 2007 du Prix Mérite du Conseil interprofessionnel du Québec (CIQ) et Fellow Adm.A. En 2012, il reçoit la distinction Hommage aux Bâtisseurs du CAS. Spécialités : Le professeur Grisé est l'auteur d’une soixantaine d’articles à caractère scientifique ou professionnel. Ses intérêts de recherche touchent principalement la gouvernance des sociétés, les comportements dans les organisations, la gestion des ressources humaines, les stratégies de changement organisationnel, le processus de consultation, le design organisationnel, la gestion de programmes de formation, notamment ceux destinés à des hauts dirigeants et à des membres de conseil d'administration.

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