Faire la promotion d'une gouvernance exemplaire dans les sociétés
L’évolution de la « Hawkamah » (Gouvernance en arabe) dans les pays en développement
Il y a dix ans, on ne parlait pas de gouvernance dans les pays du MENA (Middle East and North Africa); le mot n’existait pas en arabe, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y avait pas de préoccupation pour la gouvernance des sociétés… Mais, comme le décrit l’article de JaneWilliams,paru dans la revue Knowledge de l’INSEAD, « Attention to governance was piecemeal. Companies had their own practices and policies addressing accountability and social responsibility but there were no regulatory precepts and little attention paid to details of transparency or conflict of interest – issues crucial to the running of a modern business ».
La situation a beaucoup changée au cours des dernières années; la plupart des pays concernés ont développé des codes de Hawkamah (la nouvelle appellation pour qualifier la gouvernance) et mis sur pied des Instituts de gouvernance et des programmes de formation en gouvernance, semblables à ceux du Collège des administrateurs de sociétés (CAS).
C’est un article très intéressant qui nous montrent bien les progrès de la gouvernance dans les pays en développement – mais aussi les difficultés rencontrées, notamment, certains obstacles culturels, la prédominance de puissantes entreprises familiales, les problèmes liés aux habitudes des jeux d’influence, les difficultés liées à l’adoption d’un processus de prise de décision en groupe par des membres de conseils d’administration.
Je vous invite donc à lire cet article afin de vous familiariser avec le processus d’internationalisation de la gouvernance. Que pensez-vous de cet article de l’INSEAD ?
As the founder and former CEO of the Dubai-based Hawkamah Corporate Governance Institute, he has realistic expectations. “It’s going to be a long drawn-out process. The West is deluding itself if it thinks the issues can be addressed quickly… (but) we shouldn’t be impatient. What we’ve learned through (similar) processes in Eastern Europe, Asia and Latin America is that these things take time.”
Accountability (Photo credit: Felix42 contra la censura)
While deep change in a political, societal and economic context could take five years (at least), integration of corporate governance into the local practice and business culture will take 10 years or more, says Ludo Van der Heyden, the Mubadala Professor of Corporate Governance and Strategy at INSEAD, noting effective management of these developments, and persistent and enlightened commitment of government and business leaders are essential for better practices to take root and become sustainable.“One should not be too harsh, things are changing, but more effort and time will be required. Governance is an answer to a question, or to a set of questions – and one ought to know and be clear on what these questions are, and how they can best be answered, including what contribution must be made through changed regulation.”
“So far in the Gulf, a lot of changed banking regulation has been discussed – but then, somehow, banks were exempted from particular regulations. This is one area where it will be useful for a clearer governance regime to exist.”
Auteur : Gouvernance des entreprises | Jacques Grisé
Ce blogue fait l’inventaire des documents les plus pertinents et récents en gouvernance des entreprises. La sélection des billets, « posts », est le résultat d’une veille assidue des articles de revue, des blogues et sites web dans le domaine de la gouvernance, des publications scientifiques et professionnelles, des études et autres rapports portant sur la gouvernance des sociétés, au Canada et dans d’autres pays, notamment aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Europe, et en Australie. Chaque jour, je fais un choix parmi l’ensemble des publications récentes et pertinentes et je commente brièvement la publication.
L’objectif de ce blogue est d’être la référence en matière de documentation en gouvernance dans le monde francophone, en fournissant au lecteur une mine de renseignements récents (les billets quotidiens) ainsi qu’un outil de recherche simple et facile à utiliser pour répertorier les publications en fonction des catégories les plus pertinentes.
Jacques Grisé est professeur titulaire retraité (associé) du département de management de la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval. Il est détenteur d’un Ph.D. de la Ivy Business School (University of Western Ontario), d’une Licence spécialisée en administration des entreprises (Université de Louvain en Belgique) et d’un B.Sc.Comm. (HEC, Montréal). En 1993, il a effectué des études post-doctorales à l’University of South Carolina, Columbia, S.C. dans le cadre du Faculty Development in International Business Program.
Il a été directeur des programmes de formation en gouvernance du Collège des administrateurs de sociétés (CAS) de 2006 à 2012. Il est maintenant collaborateur spécial au CAS.
Il a été président de l’ordre des administrateurs agréés du Québec de 2015 à 2017.
Jacques Grisé a été activement impliqué dans diverses organisations et a été membre de plusieurs comités et conseils d'administration reliés à ses fonctions : Professeur de management de l'Université Laval (depuis 1968), Directeur du département de management (13 ans), Directeur d'ensemble des programmes de premier cycle en administration (6 ans), Maire de la Municipalité de Ste-Pétronille, I.O. (1993-2009), Préfet adjoint de la MRC l’Île d’Orléans (1996-2009).
Il est présentement impliqué dans les organismes suivants : membre de l'Ordre des administrateurs agréés du Québec (OAAQ), membre du Comité des Prix et Distinctions de l'Université Laval. Il préside les organisations suivantes : Société Musique de chambre à Ste-Pétronille Inc. (depuis 1989), Groupe Sommet Inc. (depuis 1986), Coopérative de solidarité de Services à domicile Orléans (depuis 2019)
Jacques Grisé possède également une expérience de 3 ans en gestion internationale, ayant agi comme directeur de projet en Algérie et aux Philippines de 1977-1980 (dans le cadre d'un congé sans solde de l'Université Laval). Il est le Lauréat 2007 du Prix Mérite du Conseil interprofessionnel du Québec (CIQ) et Fellow Adm.A. En 2012, il reçoit la distinction Hommage aux Bâtisseurs du CAS. En 2019, il reçoit la médaille de l’assemblée nationale.
Spécialités : Le professeur Grisé est l'auteur d’une soixantaine d’articles à caractère scientifique ou professionnel. Ses intérêts de recherche touchent principalement la gouvernance des sociétés, les comportements dans les organisations, la gestion des ressources humaines, les stratégies de changement organisationnel, le processus de consultation, le design organisationnel, la gestion de programmes de formation, notamment ceux destinés à des hauts dirigeants et à des membres de conseil d'administration.
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4 réflexions sur “L’évolution de la « Hawkamah » (Gouvernance en arabe) dans les pays en développement”
L’article est intéressant ;toutefois,les situations doivent être nuancées dans la zone Mena en fonction du niveau de développement des marches financiers .De manière générale,nous sommes plus dans une logique de capitalisme relationnel au sens de Rajan et Zingales et les investisseurs ne fondent pas leurs décisions exclusivement sur la communication financière et les relations investisseurs .L’economie de la relation prime souvent sur le capitalisme contractuel.
Cependant,on relève un renforcement des dispositifs ce gouvernance dans le système bancaire à la faveur des dispositions de Bâle III et les banques constituent un levier important de promotion des bonnes pratiques de gouvernance dans ces economies qui sont typiquement à finance intermediée ou à finance indirecte.
Le secteur public qui est encore important dans le paysage économique en sa qualité d’investisseur n’échappe pas non plus à cette lame de fond avec la montée croissante d’exigences en termes de rationalité des décisions et de création de valeur.De la même façon ,le secteur public peut jouer un rôle important pour la promotion des bonnes pratiques de Corporate governance et de CSR dans le cadre de ses relations contractuelles avec le tissu des PME.PMI
La notion d’indépendance du Conseil d’administration fait de plus en plus debat et le recours à des administrateurs indépendants,libre d’intérêts ,impliqués en particulier dans les comités spécialisés des conseils d’administration ,fait son chemin
Certains IOD sont très actifs et contribuent à upgrader les compétences des conseils en place et à constituer un vivier d’administrateurs compétents et professionnels maîtrisant bien l’agenda d’un Conseil responsable et performant
Des pistes de progrès demeurent certes avec la promotion d’une véritable culture actionnariale et le développement de courants activistes émanant à la fois d’actionnaires minoritaires et institutionnels
Les médias également ont un rôle central à jouer dans la dissémination des bonnes pratiques ainsi que les universités qui doivent intégrer de plus plus ces enseignements dans les cursus
La Corporate Governance progresse lentement ,mais sûrement !
L’article est intéressant ;toutefois,les situations doivent être nuancées dans la zone Mena en fonction du niveau de développement des marches financiers .De manière générale,nous sommes plus dans une logique de capitalisme relationnel au sens de Rajan et Zingales et les investisseurs ne fondent pas leurs décisions exclusivement sur la communication financière et les relations investisseurs .L’economie de la relation prime souvent sur le capitalisme contractuel.
Cependant,on relève un renforcement des dispositifs ce gouvernance dans le système bancaire à la faveur des dispositions de Bâle III et les banques constituent un levier important de promotion des bonnes pratiques de gouvernance dans ces economies qui sont typiquement à finance intermediée ou à finance indirecte.
Le secteur public qui est encore important dans le paysage économique en sa qualité d’investisseur n’échappe pas non plus à cette lame de fond avec la montée croissante d’exigences en termes de rationalité des décisions et de création de valeur.De la même façon ,le secteur public peut jouer un rôle important pour la promotion des bonnes pratiques de Corporate governance et de CSR dans le cadre de ses relations contractuelles avec le tissu des PME.PMI
La notion d’indépendance du Conseil d’administration fait de plus en plus debat et le recours à des administrateurs indépendants,libre d’intérêts ,impliqués en particulier dans les comités spécialisés des conseils d’administration ,fait son chemin
Certains IOD sont très actifs et contribuent à upgrader les compétences des conseils en place et à constituer un vivier d’administrateurs compétents et professionnels maîtrisant bien l’agenda d’un Conseil responsable et performant
Des pistes de progrès demeurent certes avec la promotion d’une véritable culture actionnariale et le développement de courants activistes émanant à la fois d’actionnaires minoritaires et institutionnels
Les médias également ont un rôle central à jouer dans la dissémination des bonnes pratiques ainsi que les universités qui doivent intégrer de plus plus ces enseignements dans les cursus
La Corporate Governance progresse lentement ,mais sûrement !