Quelques réflexions eu égard à la participation des salariés à la gouvernance des sociétés | Les Échos


Voici un article très intéressant qui présente une vision différente de la gouvernance à l’« Américaine ».

Les auteurs XAVIER HOLLANDTS et BERTRAND VALIORGUE sont enseignants-chercheurs en stratégie et gouvernance des entreprises. L’article vient de paraître sur le site LesEchos.fr.

Le projet français de loi « Pacte » a pour objectif de repenser les grandes notions de gouvernance, notamment la place de la participation des salariés à titre d’administrateur à part entière.

L’article examine trois idées reçues qu’il est important de bien élucider :

(1) la participation permet d’équilibrer le rapport capital/travail

(2) la participation améliore le dialogue social

(3) la participation améliore la performance

Bonne lecture ! Vos commentaires sont les bienvenus.

 

Trois idées reçues sur la participation des salariés à la gouvernance

 

 

 

Voilà de quelle manière les auteurs concluent leur article :

Compte tenu de ces éléments, faut-il promouvoir la participation des salariés à la gouvernance des entreprises ? Oui car l’accroissement de cette participation nous semble nécessaire pour deux raisons. L’arrivée d’administrateurs élus par les salariés au sein des conseils d’administration va permettre de recentrer les discussions sur l’entreprise, son projet stratégique, les investissements de long terme et son apport au progrès social et environnemental. Cette arrivée va redonner tout leur sens et prérogatives aux conseils d’administration.

La participation des salariés à la gouvernance va en outre apporter des éclairages et des moyens nouveaux pour gérer l’actif clé de la performance des entreprises : le capital humain. Les administrateurs salariés vont aider les dirigeants à mieux prendre en compte et développer cet actif qui est facteur majeur de compétitivité, d’innovation et de performance durable. On objectera alors que d’autres parties prenantes jouent aussi un rôle clé dans le processus de création de valeur et que leur présence au sein des conseils d’administration serait bienvenue. Ceux-là n’auraient pas tort.

Vous siégez à un conseil d’administration | comment bien se comporter ?


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Gouvernance | Jacques Grisé

À chaque semaine, j’ai l’intention de donner la parole à Johanne Bouchard* qui agira à titre d’auteure invitée sur mon blogue en gouvernance.

Son troisième billet se retrouve dans le e-Book 1 publié sur son site. Sous l’entête « What I write about », blogs in French, l’on retrouve tous les articles en français.

L’auteure a une solide expérience d’interventions de consultation auprès de conseils d’administration de sociétés américaines et d’accompagnements auprès de hauts dirigeants de sociétés publiques. Dans ce billet, elle aborde ce que, selon elle, doivent être les qualités des bons administrateurs.

Quels conseils, simples et concrets, une personne qui connaît bien la nature des conseils d’administration, peut-elle prodiguer aux administrateurs eu égard aux qualités et aux comportements à adopter dans leurs rôles de fiduciaires ?

Bonne lecture ! Vos commentaires sont les bienvenus.

Siéger à un conseil d’administration : comment exceller ?

par

Johanne Bouchard

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Top 10 de Harvard Law School Forum on Corporate Governance au 23 février 2018


Voici le compte rendu hebdomadaire du forum de la Harvard Law School sur la gouvernance corporative au 23 février 2018.

Comme à l’habitude, j’ai relevé les dix principaux billets.

Bonne lecture !

 

 

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  1. Effective Sexual Misconduct Risk Management
  2. Perpetual Dual-Class Stock: The Case Against Corporate Royalty
  3. How are Shareholder Votes and Trades Related?
  4. 2018 Institutional Investor Survey
  5. Overseeing Cyber Risk
  6. ISS QualityScore: Environmental and Social Metrics
  7. Activism and Takeovers
  8. SEC Year-in-Review and a Look Ahead
  9. Why Dual-Class Stock: A Brief Response to Commissioners Jackson and Stein
  10. Statement on Cybersecurity Interpretive Guidance

Comment le CA peut-il gérer les cyber risques ?


Cet article explique comment les entreprises doivent agir afin de minimiser les risques cybernétiques et les cyberattaques.

Paula Loop*, directrice au Governance Insights Center, vient de publier les conclusions d’une étude de PwC :  2018 Global State of Information Security® Survey

Les résultats sont présentés sous forme de questions relatives à la sécurité informatique :

  1. Le CA doit-il être le responsable de la surveillance de cette activité ?
  2. Votre CA nécessite-t-il plus d’expertise dans le domaine de la cybersécurité ?
  3. Avons-nous toutes les compétences requises au sein du CA ?
  4. Possédons-nous les informations nécessaires pour la supervision des risques de cybersécurité ?
  5. Le CA, et notamment son président, a-t-il développé un niveau de relation ouverte avec le responsable des technologies (CISO) ?
  6. Comment savoir si les contrôles mis en place pour prévenir les brèches dans les systèmes sont efficaces ?

 

Les auteurs donnent un exemple de tableau de bord utile pour les CA :

 

Despite how pervasive the threats are, 44% of the 9,500 executives surveyed in PwC’s 2018 Global State of Information Security® Survey say they don’t have an overall information security strategy. That gives you a sense of how much work companies still need to do. Overseeing cyber risk is a huge challenge, but we have ideas for how directors can tackle cybersecurity head-on.

 

L’article présente également une mine d’informations eu égard aux enjeux, aux défis et aux actions qu’un CA doit entreprendre pour assurer une solide sécurité informatique.

Je vous invite à lire les conclusions de l’étude de PwC ci-dessous. Pour plus d’information sur ce sujet, vous pouvez consulter le rapport complet.

Bonne lecture !

 

Overseeing Cyber Risk

 

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Directors can add value as their companies struggle to tackle cyber risk. We put the threat environment in context for you and outline the top issues confronting companies and boards. And we identify concrete steps for boards to up their game in this complex area.

You don’t need us to tell you that cyber threats are everywhere. Breaches make headlines on

what seems like a daily basis. They also cost companies—in money and reputation. Indeed, cyber threats are among US CEOs’ top concerns, according to PwC’s 20th Global CEO Survey.

The pace of cyber breaches isn’t slowing. In part, we’re making it too easy for attackers. How? Employees fall for sophisticated phishing schemes, neglect to install security updates or use weak passwords. We are also doing more work on mobile devices, which tend not to be as well protected. And companies don’t always invest enough in cybersecurity or patch their systems promptly when problems are discovered.

The nature of cyber threats is also evolving. The self-propagating WannaCry attack, for instance, could infect a computer even if the user didn’t click on the link. Indeed, 2017 saw a number of major ransomware attacks that froze computer systems—keeping some companies offline for weeks.

Despite how pervasive the threats are, 44% of the 9,500 executives surveyed in PwC’s 2018 Global State of Information Security® Survey say they don’t have an overall information security strategy. That gives you a sense of how much work companies still need to do. Overseeing cyber risk is a huge challenge, but we have ideas for how directors can tackle cybersecurity head-on.

 

 

Challenge:

How can our board understand whether management’s cybersecurity and IT program reduces the risk of a major cyberattack or data breach—or actually makes the company more vulnerable?

 

Many directors are not confident that management has a handle on cyber threats. PwC’s 2017 Annual Corporate Directors Survey found that only 39% of directors are very comfortable that their company has identified its most valuable and sensitive digital assets. And a quarter had little or no faith at all that their company has identified who might attack.

There are obviously many moving parts that management needs to get right. Many companies align their programs and investments with a cybersecurity framework to help ensure they’re addressing everything they should.

For a board to oversee cyber risks effectively, it needs the right information on how the company addresses those risks. But 63% of directors say they’re not very comfortable that their company is providing the board with adequate cybersecurity metrics. [1]

Boards also shortchange the time they give to discussing cyber risks. We often see board agendas allocate relatively little time to the topic.

Another part of the challenge is that few boards have directors with current technology or cybersecurity expertise. And that puts directors at a disadvantage in being able to figure out if management is doing enough to address this area of significant risk.

 

Why does cybersecurity often break down in companies?

 

Common issues Why they matter
There’s no inventory of the company’s digital assets Companies can’t protect assets they don’t know about. Management should be able to explain what information and data they hold, why it’s needed, where it is (within the company’s systems or with third parties) and whether it’s properly protected. They should also know which data is most valuable (the crown jewels).
The company doesn’t know which third parties it digitally connects with A company may interact—and even share sensitive information—with thousands of suppliers and contractors. Hackers often target these third parties as a way to get into a company’s network. Yet more than half of companies don’t keep a comprehensive inventory of the third parties they share sensitive information with. [2]
The company hasn’t identified who is most likely to come after its data Knowing who might attack helps the company better anticipate how they might attack. That in turn may help the company put up better defenses.
The company has poor cyber hygiene Systems that aren’t properly configured are more vulnerable to attacks. So companies should employ leading practices, like multi-factor authentication, to protect highly sensitive information. They also need to do the basics right—like removing access on a timely basis for people who leave the company or change jobs.
The company hasn’t patched known system vulnerabilities System vulnerabilities are being uncovered constantly. But not all software companies push out patches to users. So the company needs to ensure someone regularly monitors to see if patch updates are available. And then make sure those fixes get made.
The company has a wide attack surface Providing more ways to access company systems makes things easier for employees, customers and third parties. And for hackers. So companies need stronger controls (such as multi-factor authentication). And they need to increase their monitoring for suspicious activity.
Employees aren’t trained on their role in security Current employees are the top source of security incidents—whether intentional or not. [3] Yet only half (52%) of executives say their company has an employee security awareness training program. [4]
Cybersecurity is viewed as the CISO’s responsibility A chief information security officer (CISO) can’t do the job alone. Other groups like Infrastructure or Operations need to cooperate and provide resources to address cyber issues.

Board action:

Focus on getting the right information and building relationships with the company’s tech and security leaders so you get a better sense of whether management is doing enough

 

 

This is a really tough area to oversee. Here are a number of questions to help as you address it.

1. Since cybersecurity is really a business issue, should the full board oversee it?

Half of directors say their audit committee is responsible for cyber risk, and 16% give it to either a separate risk committee or a separate IT committee. Only 30% say it’s a full board responsibility. [5] If the full board doesn’t want to oversee cyber risk, ensure that, at a minimum, whichever committee is assigned the responsibility provides regular and comprehensive reporting up to the whole board. And consider moving it from the already overloaded audit committee to another board committee.

2. Does our board need greater cybersecurity or technology expertise?

For some companies, the answer will be to recruit a director with serious expertise in cybersecurity. But others won’t choose to close their skill gap by adding a new director. People with these skills are hard to find, especially since the technology landscape is changing so quickly. Some boards may not have room to add another member. Others may not want to add someone with such specific expertise unless they’re confident that person could handle other board matters as well. So instead they look for other ways to address any gap, including continuing education and using outside advisors.

3. Is everyone in the room who needs to be?

The cybersecurity discussion should include business, technology and risk management leaders—as well as the CEO and CFO. Why? For one, it reinforces that cyber is an enterprise-wide issue—and that directors expect everyone to be accountable for managing the risk. The discussion also may expose other areas where there are security gaps. For example, while a CISO will often cover IT, many industrial organizations also need to protect OT—the operational technology that directs what happens in physical plants or processes. So if the CISO isn’t covering OT, the board needs to hear from whoever is.

4. Do we have the information we need to oversee cyber risk?

First, consider whether you have the basic information you need on the company’s IT environment. Without this background, it’s tough to make sense of the level of risk the company faces. There are a few key areas:

The nature of the company’s systems.

Are they developed in-house, purchased and customized or in the cloud?

Are any no longer supported by vendors?

Is the company running multiple versions of key systems in different divisions?

To what extent has the company integrated the systems of companies it acquired?

The security resources.

Where does IT security report?

What are IT security’s resources and budget? How do they compare to industry benchmarks?

Has the company adopted a cybersecurity framework (e.g., NIST, ISO 27001)?

This type of basic information doesn’t change much, so directors likely only need periodic refreshers.

On the other hand, directors will want more frequent reporting on what does change. Each company needs to figure out which items—quantitative and qualitative—are most relevant. It’s also helpful for directors to see whether management believes cyber risk is increasing, stable or decreasing.

A good dashboard gives directors an at-a-glance understanding of the state of the company’s cyber risk. There are a number of different approaches to assembling a dashboard. One is to simply classify issues between external and internal factors, like the example we show below.

If boards sense the dashboard isn’t giving a complete or accurate picture, they shouldn’t be afraid to challenge what’s presented in it. Read more to find out how.

 

Example of what a dashboard might look like

 

5. Have we built a relationship that allows the CISO to be candid with us?

The CISO has a lot of responsibility but doesn’t always have the authority to insist that other technology and business leaders fall in line. A strong relationship with the board helps the CISO feel comfortable giving directors the true picture (warts and all) of cyber risks, including his or her views on whether resources are adequate. Periodic private sessions with the CISO are a key part of understanding whether the company is doing enough to manage these risks.

6. How can we know whether the controls and processes designed to prevent data breaches are working?

Speaking to objective groups, such as internal audit, can offer the board different perspectives. The board may also want to hire its own outside consultants to periodically review the state of cybersecurity at the company and report back to the board.

 How can directors improve their knowledge of cybersecurity?

Hold deep-dive discussions about the company’s situation. That could include the company’s cybersecurity strategy, the types of cyber threats facing the company and the nature of the company’s “crown jewels.”

Attend external programs. There are a number of conferences that focus on the oversight of cyber risk.

Ask management what it has learned from connecting with peers and industry groups.

Ask law enforcement (e.g., the FBI) and other experts to present on the threat environment, attack trends and common vulnerabilities. Then discuss with management how the company is addressing these developments.

Challenge:

Given that companies are under constant attack, how can directors understand whether their company is adequately prepared to handle a breach?

 

No company is immune to the threat of a breach. One particularly scary aspect of cybersecurity is that companies may only know they’ve been breached when an outside party, such as the FBI, notifies them. Then there’s the question of what the company needs to do once it discovers a breach. Obviously it needs to investigate and patch its systems. But there’s much more.

Nearly all US states and many countries have laws requiring entities to notify individuals when there’s been a security breach involving personally identifiable information. These laws often set a deadline for notification—sometimes as short as 72 hours. The data breach notification laws change from time to time, making it a challenge to keep up to date. Separately, companies should also consider any potential SEC disclosure requirements regarding cyber risks and incidents.

Breaches can mean significant fines from regulatory agencies, as well as class-action lawsuits. They can also damage a company’s reputation and brand—resulting in loss of customers, as well as investors possibly losing confidence in the company. And as we have seen with some breaches, senior executives can lose their jobs.

Breaches also mean more costs to companies—to investigate, remediate and compensate those who were harmed. Only half of US companies have cyber insurance, [6] despite the growing number and size of incidents. In part, there’s still some skepticism on how claims will be covered.

Given how likely a breach is and how much companies need to do to respond, it’s surprising that 54% of executives say their companies don’t have an incident response plan. [7] Yet companies that responded well to a breach—thanks to better preparation—usually come out of the crisis better than those that had to scramble.

 

Board action:

Regularly review the breach and crisis management plan and lessons learned from management’s testing

 

It’s important to ask management about the company’s cyber incident response and crisis management plan on a regular basis. If there isn’t one, press management for a timeline to develop and test one.

If there is a plan, discuss what it entails and how the company intends to continue operating in the event of a disruptive attack. It should also identify everyone who needs to be involved, which could include the communications team, finance leaders, business leaders, legal counsel and the broader crisis response team, as well as IT specialists. The plan should specify which external resources are on retainer to support the internal teams. And who the company will work with on the law enforcement side.

A key part of the plan should cover breach notification and escalation procedures. When will the board be notified? What is the company’s plan to inform regulators? How and when will other stakeholders—including individuals whose personal information may have been lost—be informed?

Also ask management about plan testing and what changes were made as a result of the last test. Some directors even observe or participate in tabletop testing exercises to get a better appreciation for how management plans to address a cyber crisis.

Finally, have management explain if it has updated controls or recovery plans based on recent incidents at other organizations.

 

In conclusion…

 

As cyber threats persist, boards recognize they need to step up their cyber risk oversight. That starts when directors recognize that the responsibility for handling cyber risk goes well beyond the CISO. How? By insisting that cybersecurity be a business discussion, with the right senior executives in the room and a sophisticated understanding of the threats.

 

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Endnotes

1PwC, 2017 Annual Corporate Directors Survey, October 2017.(go back)

2Ponemon Institute, Data Risk in the Third-Party Ecosystem, September 28, 2017.(go back)

3PwC, Global State of Information Security® Survey 2018, October 2017.(go back)

4Ibid.(go back)

5PwC, 2017 Annual Corporate Directors Survey, October 2017.(go back)

6Insurance Journal, “Why 27% of U.S. Firms Have No Plans to Buy Cyber Insurance”, May 31, 2017; http://www.insurancejournal.com/news/national/2017/05/31/452647.htm(go back)

7PwC, Global State of Information Security® Survey 2018, October 2017.(go back)

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*Paula Loop is Leader at the Governance Insights Center, Catherine Bromilow is Partner at the Governance Insights Center, and Sean Joyce is US Cybersecurity and Privacy Leader at PricewaterhouseCoopers LLP. This post is based on a PwC publication by Ms. Loop, Ms. Bromilow, and Mr. Joyce.

Principes simples et universels de saine gouvernance | En reprise


Quels sont les principes fondamentaux de la bonne gouvernance ? Voilà un sujet bien d’actualité, une question fréquemment posée, qui appelle, trop souvent, des réponses complexes et peu utiles pour ceux qui siègent à des conseils d’administration.

Je partage avec vous un billet qui a été publié il y a plusieurs années et qui, en 2018, est encore consulté par des milliers de lecteurs de mon blogue.

L’article de Jo Iwasaki, paru sur le site du NewStateman, a l’avantage de résumer très succinctement les cinq (5) grands principes qui doivent animer et inspirer les administrateurs de sociétés.

Bonne lecture !

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Les principes évoqués dans l’article sont simples et directs ; ils peuvent même paraître simplistes, mais, à mon avis, ils devraient servir de puissants guides de référence à tous les administrateurs de sociétés.

Les cinq principes retenus dans l’article sont les suivants :

Un solide engagement du conseil (leadership) ;

Une grande capacité d’action liée au mix de compétences, expertises et savoir-être ;

Une reddition de compte efficace envers les parties prenantes ;

Un objectif de création de valeur et une distribution équitable entre les principaux artisans de la réussite ;

De solides valeurs d’intégrité et de transparence susceptibles de faire l’objet d’un examen minutieux de la part des parties prenantes.

« What board members need to remind themselves is that they are collectively responsible for the long-term success of their company. This may sound obvious but it is not always recognised ».

 

What are the fundamental principles of corporate governance ?

« Our suggestion is to get back to the fundamental principles of good governance which board members should bear in mind in carrying out their responsibilities. If there are just a few, simple and short principles, board members can easily refer to them when making decisions without losing focus. Such a process should be open and dynamic.

In ICAEW’s  recent paper (The Institute of Chartered Accountants in England and Wales) What are the overarching principles of corporate governance?, we proposed five such principles of corporate governance.

Leadership

An effective board should head each company. The Board should steer the company to meet its business purpose in both the short and long term.

Capability

The Board should have an appropriate mix of skills, experience and independence to enable its members to discharge their duties and responsibilities effectively.

Accountability

The Board should communicate to the company’s shareholders and other stakeholders, at regular intervals, a fair, balanced and understandable assessment of how the company is achieving its business purpose and meeting its other responsibilities.

Sustainability

The Board should guide the business to create value and allocate it fairly and sustainably to reinvestment and distributions to stakeholders, including shareholders, directors, employees and customers.

Integrity

The Board should lead the company to conduct its business in a fair and transparent manner that can withstand scrutiny by stakeholders.

We kept them short, with purpose, but we also kept them aspirational. None of them should be a surprise – they might be just like you have on your board. Well, why not share and exchange our ideas – the more we debate, the better we remember the principles which guide our own behaviour ».

 

De son côté, l’Ordre des administrateurs agréés du Québec (OAAQ a retenu six (6) valeurs fondamentales qui devraient guider les membres dans l’accomplissement de leurs tâches de professionnels. Il est utile de les rappeler dans ce billet :

 

La transparence 

 

La transparence laisse paraître la réalité tout entière, sans qu’elle soit altérée ou biaisée. Il n’existe d’autre principe plus vertueux que la transparence de l’acte administratif par l’administrateur qui exerce un pouvoir au nom de son détenteur ; celui qui est investi d’un pouvoir doit rendre compte de ses actes à son auteur.

Essentiellement, l’administrateur doit rendre compte de sa gestion au mandant ou autre personne ou groupe désigné, par exemple, à un conseil d’administration, à un comité de surveillance ou à un vérificateur. L’administrateur doit également agir de façon transparente envers les tiers ou les préposés pouvant être affectés par ses actes dans la mesure où le mandant le permet et qu’il n’en subit aucun préjudice.

 

La continuité

 

La continuité est ce qui permet à l’administration de poursuivre ses activités sans interruption. Elle implique l’obligation du mandataire de passer les pouvoirs aux personnes et aux intervenants désignés pour qu’ils puissent remplir leurs obligations adéquatement.

La continuité englobe aussi une perspective temporelle. L’administrateur doit choisir des avenues et des solutions qui favorisent la survie ou la croissance à long terme de la société qu’il gère. En ce qui concerne la saine gestion, l’atteinte des objectifs à court terme ne doit pas menacer la viabilité d’une organisation à plus long terme.

 

L’efficience

 

L’efficience allie efficacité, c’est-à-dire, l’atteinte de résultats et l’optimisation des ressources dans la pose d’actes administratifs. L’administrateur efficient vise le rendement optimal de la société dont il a la charge et maximise l’utilisation des ressources à sa disposition, dans le respect de l’environnement et de la qualité de vie.

Conscient de l’accès limité aux ressources, l’administrateur met tout en œuvre pour les utiliser avec diligence, parcimonie et doigté dans le but d’atteindre les résultats anticipés. L’absence d’une utilisation judicieuse des ressources constitue une négligence, une faute qui porte préjudice aux commettants.

 

L’équilibre

 

L’équilibre découle de la juste proportion entre force et idées opposées, d’où résulte l’harmonie contributrice de la saine gestion des sociétés. L’équilibre se traduit chez l’administrateur par l’utilisation dynamique de moyens, de contraintes et de limites imposées par l’environnement en constante évolution.

Pour atteindre l’équilibre, l’administrateur dirigeant doit mettre en place des mécanismes permettant de répartir et balancer l’exercice du pouvoir. Cette pratique ne vise pas la dilution du pouvoir, mais bien une répartition adéquate entre des fonctions nécessitant des compétences et des habiletés différentes.

 

L’équité

 

L’équité réfère à ce qui est foncièrement juste. Plusieurs applications relatives à l’équité sont enchâssées dans la Charte canadienne des droits et libertés de la Loi canadienne sur les droits de la personne et dans la Charte québécoise des droits et libertés de la personne. L’administrateur doit faire en sorte de gérer en respect des lois afin de prévenir l’exercice abusif ou arbitraire du pouvoir.

 

L’abnégation

 

L’abnégation fait référence à une personne qui renonce à tout avantage ou intérêt personnel autres que ceux qui lui sont accordés par contrat ou établis dans le cadre de ses fonctions d’administrateur.


Articles reliés au sujet :

Effective Governance | Top Ten Steps to Improving Corporate Governance | Effective Governance (jacquesgrisegouvernance.com)

Vous vous préparez à occuper un poste d’administrateur d’une entreprise ? (jacquesgrisegouvernance.com)

Corporate Governance Quick Read – The role of the board is to govern (togovern.wordpress.com)

Fact and Fiction in Corporate Law and Governance (blogs.law.harvard.edu)

Top 10 de Harvard Law School Forum on Corporate Governance au 15 février 2018


Voici le compte rendu hebdomadaire du forum de la Harvard Law School sur la gouvernance corporative au 15 février 2018.

Cette semaine, j’ai relevé les dix principaux billets.

Bonne lecture !

 

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  1. Updated BlackRock Proxy Voting Guidelines
  2. FCPA Enforcement and Anti-Corruption Year in Review
  3. 2017 Delaware Corporate Law Year in Review
  4. CEO Tenure Rates
  5. Picking Friends Before Picking (Proxy) Fights: How Mutual Fund Voting Shapes Proxy Contests
  6. 2018 Proxy Season Review
  7. New Evidence, Proofs, and Legal Theories on Horizontal Shareholding
  8. Time Is Money: The Link Between Over-Boarded Directors and Portfolio Value
  9. Field Visits by Directors
  10. Mutualism: Reimagining the Role of Shareholders in Modern Corporate Governance

Quelles sont les priorités des investisseurs en matière de gouvernance des sociétés ?


Les investisseurs institutionnels (II) cherchent constamment à améliorer leur portefeuille d’entreprises dans une perspective à long terme.

Ainsi, les II sont à la recherche de moyens pour communiquer efficacement avec les sociétés dans lesquelles elles investissent.

L’étude menée par Steve W. Klemash, leader du EY Center for Board Matters, auprès de 60 grands investisseurs institutionnels américains tous azimuts, a tenté de déterminer les cinq plus importantes priorités à accorder aux choix des entreprises sous gestion.

Voici donc les cinq grands thèmes qui intéressent les investisseurs institutionnels dans la sélection des entreprises :

(1) La composition du conseil d’administration, avec un œil sur l’amélioration de la diversité ;

(2) Un niveau d’expertise des administrateurs qui est en lien avec les objectifs d’affaires de l’entreprise ;

(3) Une attention accrue accordée aux risques de nature climatique ou environnemental ;

(4) Une attention marquée accordée à la gestion des talents

(5) Une rémunération qui est très bien alignée sur la performance et la stratégie.

Je vous propose un résumé des principaux résultats de travaux de recherche de EY. Pour plus de détails, je vous invite à consulter l’article ci-dessous.

Bonne lecture !

 

2018 Proxy Season Review

 

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Les cinq grandes priorités des investisseurs institutionnels en 2018

 

1. La composition du conseil d’administration, avec un œil sur l’amélioration de la diversité

 

2. Un niveau d’expertise des administrateurs qui est en lien avec les objectifs d’affaires de l’entreprise

 

 

3. Une attention accrue accordée aux risques de nature climatique ou environnemental

 

 

4. Une attention marquée accordée à la gestion des talents

 

 

5. Une rémunération qui est très bien alignée sur la performance et la stratégie

 

 

Investor priorities as seen through the shareholder proposal lens

 

For a broader perspective of investor priorities, a review of the top shareholder proposal topics of 2017, based on average support, shows that around half focus on environment and social topics. While the average support for many of these proposal topics appear low, this understates impact. Environmental and social proposals typically see withdrawal rates of around one-third, primarily due to company-investor successes in reaching agreement. Depending on the company situation and specific proposal being voted, some proposals may receive strong support of votes cast by a company’s broader base of investors.

Conclusion

 

Institutional investors are increasingly asking companies about how they are navigating changing business environments, technological disruption and environmental challenges to achieve long-term, sustained growth. By addressing these same topics in their interactions with and disclosures to investors, boards and executives have an opportunity to highlight to investors how the company is positioned to navigate business transformations over the short- and long-term. This opportunity, in turn, enables companies to attract the kind of investors that support the approach taken by the board and management. Like strong board composition, enhanced disclosure and investor engagement efforts can serve as competitive advantages.

 

Questions for the board to consider

 

– Are there opportunities to strengthen disclosures around the board’s composition and director qualifications and how these support company strategy?

– Do the board and its committees have appropriate access to deep, timely expertise and open communication channels with management as needed for effective oversight?

– Do the board and management understand how key investors generally view the company’s disclosures and strategic initiatives regarding environmental and social matters?

– How does the board define and articulate its oversight responsibilities with regard to talent? And does the board believe that the company has an adequate plan for talent management considering recent employee and employment-related developments and the company’s competitive position?

– To what extent have the board and management offered to dialogue with the governance specialists at their key investor organizations, whether active or passive, and including the largest and smallest, vocal shareholder proponents?

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*Steve W. Klemash* is EY Americas Leader at the EY Center for Board Matters. This post is based on an EY publication by Mr. Klemash.

Abrègement de la durée des fonctions de CEO | Une étude d’Equilar


Voici une étude d’Equilar qui montre une diminution constante dans la durée d’exercice des CEO aux États-Unis au cours des 5 dernières années.

Le rapport a été publié par Dan Marcec directeur des communications de la firme.

Ainsi, la présence en poste des CEO est passée d’une médiane de 6 ans, en 2013, à 5 ans, en 2017.

 

 

On note également que plus du quart des CEO restent en poste plus de 10 ans, comparativement à 38,1 % qui sont en poste entre un an et cinq ans.

 

 

 

L’article présente également un tableau qui montre les raisons des départs des CEO : (1) démissions (2) retraites (3) congédiement. On note que seulement 10 CEO ont été congédiés sur une période de dix ans. On peut dire que l’emploi est assez stable !

 

 

Enfin, l’étude montre que l’accroissement du taux des départs n’a pas donné lieu à des progrès dans le cadre de la diversité. En effet, comme le montre le tableau suivant, le nombre de femmes CEO de grandes entreprises est passé de 3,7 %, en 2013, à 5,6 % en 2017. La fonction de CEO dans ces entreprises est encore réservée presque exclusivement aux hommes.

 

 

Vous pouvez prendre connaissance de cet article paru sur le site du Harvard Law School Forum :

CEO Tenure Rates

Top 10 de Harvard Law School Forum on Corporate Governance au 8 février 2018


Voici le compte rendu hebdomadaire du forum de la Harvard Law School sur la gouvernance corporative au 8 février 2018.

Cette semaine, j’ai relevé les dix principaux billets.

Bonne lecture !

 

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  1. Compensation in the 2018 Proxy Season
  2. 2017 Financial Stability Report
  3. Valuable Board Assessments
  4. Dinner Table Human Capital and Entrepreneurship
  5. BlackRock’s Call for Companies to Deliver Financial & Social Value
  6. HLS Forum Sets New Records in 2017
  7. Institutional Investor Engagement: How to Create a “Stewardship Culture”
  8. Top Universities for Corporate Directors
  9. Cryptocurrency 2018
  10. Will Tenure Voting Give Corporate Managers Lifetime Tenure?

 

Les firmes européennes doivent se préparer à la mise en place du « Shareholder Rights Directive (SRD) »


Ma veille en gouvernance m’amène à vous proposer la lecture d’un article publié par Demi Derem* et Elizabeth Maiellano sur les défis posés par un ensemble de directives récemment approuvées par le Parlement européen et qui traitent du droit des actionnaires : « Shareholder Rights Directive (SRD) ».
La Commission Européenne (CE) veut que les entreprises cotées aient une meilleure connaissance de leurs investisseurs et qu’elles soient en mesure d’interagir d’une manière claire et transparente avec eux. Voici un extrait qui montre l’ampleur des nouvelles directives.

The SRD also grants shareholders the right to vote on companies’ remuneration policies, which may increase the policy analysis and assessment required by the buy-side. Similarly, the SRD requires that any material transaction (as defined by national regulators) between a listed company and a related third party must be announced and approved by the shareholders and the board.

Depending on national requirements, the announcement may also need to be accompanied by a report about the impact of the transaction from an independent third party, the board or a committee of independent directors.

La lecture de cet article montre que les entreprises ont peu de temps pour se conformer aux directives. Les auteurs explorent les impacts de l’adoption de ces règles sur les principaux intéressés, notamment sur les investisseurs institutionnels et les firmes d’intermédiation.

Pour en savoir davantage sur la préparation requise aux règles du SRD, vous pouvez consulter le rapport de la firme Broadridge, Shareholder Rights Directive : Advancing to a State of Readiness.

Bonne lecture !

 

Advancing to a state of readiness: the new Shareholder Rights Directive

 

Shareholder Rights Directive

 

 

All parties in the shareholder communication chain need to prepare for the enhanced requirements of the new Shareholder Rights Directive—and try to influence its local implementation to encourage a harmonised approach.

The new Shareholder Rights Directive (SRD), adopted by the European Council and approved by the European Parliament this spring, is a laudable initiative intended to encourage shareholder engagement in listed companies in Europe and improve the transparency of related processes— including proxy voting. The European Commission (EC) wants to see proof that companies understand their investors and communicate with them in a clear and transparent manner.

The new SRD updates its 2007 predecessor and introduces some new requirements related to remunerating directors, identifying shareholders, facilitating the exercise of shareholder rights, transmitting information and providing transparency for institutional investors, asset managers and proxy advisors. The majority of the SRD is required to be translated into national law by European member states by June 2019 (although some elements will not come into force until September 2020).

Given the complexities introduced by the new SRD, firms across the shareholder communication chain need to begin preparing now if they are to meet its requirements by 2019. These are expected to entail significant and potentially costly changes relating to process reforms and transparency requirements, impacting issuers, asset managers, custodians, central securities depositories (CSDs), and a range of other intermediaries and service providers.

The two-year member-state transposition process will involve adaptation of the SRD’s requirements to reflect domestic market structures and local legal processes. We encourage all affected firms to engage with the EC and national regulators, and share their views on how the SRD should be implemented. This is vital for achieving outcomes that are equitable and commensurate with the corporate governance benefits of the SRD. If national regulators opt for significantly different interpretations of the SRD, this would be challenging for industry participants.

For example, one global custodian has expressed concern about the risk of national divergence requiring compliance efforts to be tailored to each regulator’s interpretation, thereby increasing the complexity and cost of SRD implementation for firms operating in more than one market.

Another securities services firm believes that discrepancies in implementation dates in different jurisdictions will be problematic for global firms.

Institutional investor impact

Institutional investors and asset managers are likely to be affected by the SRD in a number of ways. For example, both will have to be more transparent about their engagement with investee companies and how they integrate shareholder engagement into their investment strategy. Under the SRD this information must be reported annually and made available on buy-side firms’ websites. These firms must also disclose annually their voting behaviour and explain significant votes and their use of proxy advisor services. The SRD introduces these requirements on a comply-or-explain basis.

The SRD also grants shareholders the right to vote on companies’ remuneration policies, which may increase the policy analysis and assessment required by the buy-side. Similarly, the SRD requires that any material transaction (as defined by national regulators) between a listed company and a related third party must be announced and approved by the shareholders and the board. Depending on national requirements, the announcement may also need to be accompanied by a report about the impact of the transaction from an independent third party, the board or a committee of independent directors.

These new requirements will result in the production of more data and more reporting before a vote, potentially creating a significant burden on asset managers and investors as they try to manage this information flow. This burden is likely to be particularly noticeable with related party transactions.

Intermediary implications

Intermediary firms will need to keep a close watch on national requirements for the adoption of specific identification standards and data items for shareholder transparency requirements. For instance, markets could set different minimum levels of holdings that must be disclosed.

In addition, the SRD refers to providing data in a standardised format but does not specify the standards, so these may be provided by the EC. However, if the disclosure of certain data items would breach some countries’ data privacy laws, national regulators would have to alter the local requirements.

Another change introduced by the SRD is that intermediaries will have to store shareholder information for at least 12 months after they become aware that someone has ceased to be a shareholder. Data storage and retention requirements are therefore likely to increase.

A particular concern for intermediaries is that the SRD requires them to transmit general meeting agenda and voting information “without delay”. National regulators could interpret this as a requirement for real-time or near-real-time reporting. If this means that vote information has to be transmitted immediately, intermediaries will need to introduce intraday processing support. Meanwhile, the need to use a standardised format could result in amendments to current SWIFT message formats, with associated costs. It is also likely that the volume of voting instructions and amendments will increase after implementation of the SRD.

One custodian has expressed concern about the lack of regulatory clarity on whether post-meeting announcements will also have to be transmitted immediately. The EC and national regulators will need to confirm the level of information that must be passed on to shareholders. Some intermediaries may face operational headaches if their current processes can support the transmission of voting information but not of other data items in the same standardised and immediate manner.

Intermediaries could face the brunt of the costs of SRD implementation, particularly because European member states can prohibit intermediaries from charging fees for the cost of changes related to disclosure. If regulators decide to mandate this, intermediaries will have to absorb all compliance costs rather than passing a percentage on to clients.

If regulators are more lenient, intermediaries may be able to pass on certain costs, but the SRD specifies that these must be proven to be proportionate to the cost of offering the service. Intermediaries could therefore have to pay for the full cost of transparency requirements in some jurisdictions, while providing an audit trail of operational costs (and facing questions about any inefficiencies) in others.

The bundling of proxy costs into custody fees may also need re-evaluating, because intermediaries will need to disclose their fees in relation to proxy services. The SRD stresses the need for “non-discriminatory and proportionate” fees and jurisdictions will also have the power to prohibit fees for proxy services. If some do prohibit fees, firms’ business models will need to be revised.

Widespread impact

Issuers and registrars will also be affected by the SRD in relation to the standardisation of meeting announcements and the provision of vote confirmation. And proxy service providers will be impacted, although global firms that already comply with some jurisdictions’ voluntary requirements in transparency and reporting will feel less short-term impact. They could face both opportunities and challenges—with the potential to deliver new services to help intermediaries to support requirements such as vote confirmation, but needing to invest to do so.

The SRD’s transposition period presents market participants with an opportunity to review the impact on their operations, engage with regulators and assess their readiness. It is something that the industry should embrace and collaborate on to get right.

___________________________________________

*Demi Derem is general manager for Investor Communication Solutions, International, at Broadridge, and Elizabeth Maiellano is vice president for product management, Investor Communication Solutions, International, at Broadridge. This article has been prepared in collaboration with Broadridge, a supporter of Board Agenda.

La lettre de BlackRock plaide pour une prise en compte des facteurs de risque environnementaux, sociaux, de gouvernance (ESG)


Aujourd’hui, je fais une première expérience de publication d’un billet en gouvernance parue sur le site du Harvard Law School Forum on Corporate Governance, le 6 février 2018.

En effet, j’édite la traduction en français d’un article publié par Abe M. Friedman*, CEO de la firme CamberView. Cette publication constitue, à mon avis, un moment décisif dans la conception de la gouvernance telle que vue par un investisseur avisé.

Comme plusieurs lecteurs sont particulièrement intéressés par les contenus en français, j’ai utilisé l’outil de traduction de Google pour faire ressortir les implications de la lettre annuelle aux PDG de Larry Fink, PDG de BlackRock.

Vous comprendrez que la traduction est perfectible, mais je crois qu’elle est compréhensible avec un minimum d’édition.

Je vous invite également à lire la dernière mise à jour des recommandations de BlackRock en vue des votes aux assemblées annuelles : Updated BlackRock Proxy Voting Guidelines

Bonne lecture !

 

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Le mardi 16 janvier, Larry Fink, PDG de BlackRock, a publié sa lettre annuelle aux PDG décrivant une vision audacieuse liant la prospérité des entreprises à leur capacité à fournir de solides performances financières tout en contribuant positivement à la société. Intitulée « A Sense of Purpose », cette lettre souligne l’approche de plus en plus active de BlackRock en matière d’engagement actionnarial ; elle constitue son opinion selon laquelle les conseils d’administration jouent un rôle central dans la direction stratégique à long terme des sociétés ainsi que dans la prise en compte des facteurs de risque environnementaux, sociaux, de gouvernance (ESG) et de création de valeur à long terme.

La lettre est un autre signal d’un changement fondamental dans la pensée des gestionnaires d’actifs traditionnels sur des sujets que certains ont toujours considérés comme non économiques. Alors que la pression monte sur les grands gestionnaires d’actifs sur la façon dont ils « supervisent » les « portefeuilles » de leurs entreprises, ces questions sociales et environnementales sont de plus en plus considérées comme essentielles à la création de valeur et à la durabilité à long terme. La position d’avant-garde sur la responsabilité d’entreprise prise dans la lettre est un indicateur de la manière dont les attentes changeantes des propriétaires d’actifs sont intégrées dans le comportement des gestionnaires d’actifs. Pour les entreprises, ce changement a créé un nouvel ensemble d’attentes, et le potentiel d’un examen plus approfondi de la part des investisseurs qui pourraient continuer à croître dans les années à venir.

 

Thèmes clés — ESG, engagement des actionnaires, administrateurs et activisme

 

La lettre de cette année réitère un certain nombre de thèmes tirés des communications des années précédentes et explique comment BlackRock s’attend à ce que les sociétés améliorent la valeur à long terme pour les actionnaires.

 

ESG et importance de la diversité du conseil d’administration dans la création de valeur à long terme

 

La lettre de Fink souligne la conviction de BlackRock que la gestion des questions ESG est essentielle à une croissance durable. De l’avis de BlackRock, exercer la surveillance de ces défis ainsi que d’autres défis émergents à la création de valeur à long terme relève de la compétence du conseil, qui, selon M. Fink, devrait inclure une diversité de genres, d’ethnies, d’expériences et de façons de penser. Les entreprises devraient s’attendre à ce que BlackRock (et, avec le temps, d’autres grands investisseurs institutionnels) investisse plus de temps pour comprendre la gestion des risques des entreprises liée à leur impact plus large sur les communautés, la société et l’environnement. Cela signifie probablement un soutien croissant aux propositions d’actionnaires sur ces sujets et une pression accrue sur les conseils pour qu’ils démontrent qu’ils s’adressent sérieusement à ces questions.

 

Engagement des actionnaires

 

Citant le besoin d’être des « agents actifs et engagés pour le compte des clients investis avec BlackRock », la lettre appelle à un nouveau modèle d’engagement des actionnaires qui comprend des communications pendant toute l’année sur les moyens d’améliorer la valeur à long terme. Alors que M. Fink note que BlackRock a engagé des ressources importantes pour améliorer ses propres efforts d’intendance des investissements au cours des dernières années, il écrit que « la croissance de l’indexation exige que nous prenions maintenant cette fonction à un nouveau niveau. » BlackRock a l’intention de doubler la taille de ses équipes de supervision.

 

Le rôle du conseil dans la communication et la supervision de la stratégie d’entreprise pour la croissance à long terme

 

Revenant sur un thème commun des communications précédentes, la lettre de cette année souligne l’importance du conseil pour aider les entreprises à définir un cadre stratégique pour la création de valeur à long terme. Bien que le nombre moyen d’heures consacrées par les membres du conseil à leur rôle ait augmenté au cours des dernières années, M. Fink continue d’élever la barre, soulignant que les administrateurs, dont les compétences et l’expérience proviennent uniquement de réunions sporadiques, ne remplissent pas leur devoir envers les actionnaires. La lettre de cette année contient une liste de questions que les sociétés (c.-à-d. les conseils d’administration et la direction) devraient poser pour s’assurer qu’elles sont en mesure de maintenir leur rendement à long terme. Ces questions comprennent explicitement l’impact sociétal des entreprises et les importants changements structurels (tels que les conditions économiques, l’automation et les changements climatiques) qui influencent le potentiel de croissance.

 

S’engager sur l’activisme

 

Fink écrit qu’une « raison centrale de la montée de l’activisme — et des luttes intempestives par procuration — est que les entreprises n’ont pas été assez explicites sur leurs stratégies à long terme. » Il souligne, à titre d’exemple, la réforme fiscale récemment adoptée et son potentiel d’augmentation des flux de trésorerie après impôt, comme un moyen pour les activistes de cibler les entreprises qui ne communiquent pas efficacement leur stratégie à long terme. M. Fink encourage les entreprises à s’engager avec les investisseurs et autres parties prenantes au début du processus lorsque ceux-ci offrent « des idées précieuses — plus souvent que certains détracteurs ne le suggèrent », une observation cohérente avec le soutien sélectif de BlackRock aux activistes dans les luttes par procuration.

 

Recommandations aux émetteurs

 

Cette lettre représente une évolution significative de l’opinion publique de BlackRock sur la responsabilité des entreprises et des conseils d’administration de gérer activement les impacts sociétaux de leurs activités au bénéfice de toutes les parties prenantes. M. Fink affirme que l’objectif des propriétaires d’actifs est non seulement d’améliorer leurs rendements d’investissement, mais aussi de voir le secteur privé relever les défis sociaux qui assureront la « prospérité et la sécurité » de leurs concitoyens.

BlackRock n’est pas le seul à faire ce changement philosophique. Les derniers mois ont fourni des exemples de la façon dont cette nouvelle dynamique façonne les décisions de vote et d’investissement. L’été dernier, des résolutions sur la divulgation des risques climatiques ont été adoptées pour la première fois dans de grandes entreprises énergétiques. En novembre, State Street Global Advisors a révélé qu’elle avait voté contre les administrateurs de 400 entreprises qui, selon elle, n’avaient pas fait d’efforts pour accroître la diversité au sein du conseil. Plus tôt ce mois-ci, JANA Partners et CalSTRS se sont associés pour mener une campagne d’activisme sur la question de savoir si Apple permet aux parents de protéger leurs enfants en utilisant la technologie et JANA a également créé un fonds pour cibler d’autres entreprises.

Afin de répondre aux questions soulevées dans la lettre de M. Fink, les sociétés ouvertes devraient envisager :

Construire une pratique de l’engagement continu tout au long de l’année sur la gouvernance et la durabilité avec leurs meilleurs investisseurs afin de rester en contrôle de l’activisme et d’être au-devant des investisseurs face à un défi.

Expliquer le processus du conseil dans le développement de la stratégie à long terme, dans le rôle de supervision de l’entreprise ainsi que dans les discussions avec les investisseurs.

Présenter les investisseurs à une variété de membres de l’équipe de direction et, à l’occasion, à un ou plusieurs membres du conseil d’administration pour établir des relations et faire confiance, au fil du temps, à tous les dirigeants de l’entreprise.

Décrire comment les administrateurs cultivent la connaissance de l’entreprise en dehors des réunions formelles du conseil d’administration, afin de remplir leur mandat de protection des intérêts à long terme des investisseurs.


*Abe M. Friedman est Chief Executive Officer de CamberView Partners, LLC. Ce billet est basé sur une publication de CamberView par M. Friedman, Krystal Gaboury BerriniChristopher A. Wightman, et Rob Zivnuska. La recherche connexe du Programme sur la gouvernance d’entreprise inclut des résolutions sur la responsabilité sociale  par Scott Hirst (discutées sur le forum  ici).

Compte rendu hebdomadaire de la Harvard Law School Forum on Corporate Governance | 1er février 2018


Voici le compte rendu hebdomadaire du forum de la Harvard Law School sur la gouvernance corporative au 1er février 2018.

Cette semaine, j’ai relevé les quinze principaux billets.

Bonne lecture !

 

 


  1. Corporate Governance Update: Boards, Sexual Harassment, and Gender Diversity
  2. Informed Trading and Cybersecurity Breaches
  3. The Corporate Governance World in 2018: A Global Review
  4. The Effects of Investment Bank Rankings: Evidence from M&A League Tables
  5. Activism in 2018
  6. Mergers and Acquisitions: 2018 With a Brief Look Back
  7. Preparing a Successful IPO in 2018
  8. From Talking the Talk to Voting the Votes
  9. A Long/Short Incentive Scheme for Proxy Advisory FirmsRésultats de recherche d'images pour « harvard law school »
  10. Destructive Collectivism: Dodd-Frank Coordination and Clearinghouses
  11. 2017 Year in Review: Corporate Governance Litigation & Regulation
  12. Activists and Socially Responsible Investing
  13. The Highest-Paid Boards
  14. Disasters and Disclosures
  15. The Changing Face of Shareholder Activism
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