Quelques réflexions eu égard à la participation des salariés à la gouvernance des sociétés | Les Échos


Voici un article très intéressant qui présente une vision différente de la gouvernance à l’« Américaine ».

Les auteurs XAVIER HOLLANDTS et BERTRAND VALIORGUE sont enseignants-chercheurs en stratégie et gouvernance des entreprises. L’article vient de paraître sur le site LesEchos.fr.

Le projet français de loi « Pacte » a pour objectif de repenser les grandes notions de gouvernance, notamment la place de la participation des salariés à titre d’administrateur à part entière.

L’article examine trois idées reçues qu’il est important de bien élucider :

(1) la participation permet d’équilibrer le rapport capital/travail

(2) la participation améliore le dialogue social

(3) la participation améliore la performance

Bonne lecture ! Vos commentaires sont les bienvenus.

 

Trois idées reçues sur la participation des salariés à la gouvernance

 

 

 

Voilà de quelle manière les auteurs concluent leur article :

Compte tenu de ces éléments, faut-il promouvoir la participation des salariés à la gouvernance des entreprises ? Oui car l’accroissement de cette participation nous semble nécessaire pour deux raisons. L’arrivée d’administrateurs élus par les salariés au sein des conseils d’administration va permettre de recentrer les discussions sur l’entreprise, son projet stratégique, les investissements de long terme et son apport au progrès social et environnemental. Cette arrivée va redonner tout leur sens et prérogatives aux conseils d’administration.

La participation des salariés à la gouvernance va en outre apporter des éclairages et des moyens nouveaux pour gérer l’actif clé de la performance des entreprises : le capital humain. Les administrateurs salariés vont aider les dirigeants à mieux prendre en compte et développer cet actif qui est facteur majeur de compétitivité, d’innovation et de performance durable. On objectera alors que d’autres parties prenantes jouent aussi un rôle clé dans le processus de création de valeur et que leur présence au sein des conseils d’administration serait bienvenue. Ceux-là n’auraient pas tort.

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