Suggestions de réforme pour la rémunération des membres de C.A.


Voici un article de Richard Leblanc paru dans BoardExpert.com que vous apprécierez sûrement. Comme à son habitude, Richard utilise un style direct et simple pour aborder l’une des facettes les plus complexes de la gouvernance des organisations : la rémunération incitative reliée à la performance à long terme.

L’auteur discute plus particulièrement d’un objet novateur : la rémunération des administrateurs alignée sur les intérêts des actionnaires.

Voici un extrait de l’article ainsi qu’un aperçu de l’approche qu’il suggère. Qu’en pensez-vous ?

Reforms to director compensationneed to occur

« Most independent directors on public company boards are compensated in a blend of cash and company shares. The equity component is typically restricted or deferred until the director retires from the board, thus postponing taxes and enabling the director to amass a portion of equity in the company to align his or her interests with shareholders (it is believed). The equity can be a predetermined number of restricted shares, or a set monetary amount in the form of share “units.”

The problem with paying independent directors this way is that there is little incentive for personal performance or company performance. Directors get paid the cash and equity regardless. There is little if any downside, especially when directors can ride a stock market or Fed driven increase in overall share prices. Not surprisingly, the activists noted this lack of incentive pay.

Sometimes money is a powerful incentive.
Sometimes money is a powerful incentive. (Photo credit: wayneandwax)

It is hardly surprising that boards do not focus on value creation, strategic planning, or maximizing company performance, survey after survey, as much as they do on compliance. Their compensation structure does not incent them to. Compensation incentives drive behavior, both for management and for directors ».

Here is what is needed to align director pay with shareholder interests:

  1. Directors should be required to issue cheques from their personal savings accounts to purchase shares in the company. Bill Ackman of Pershing Square stated that if Canadian Pacific directors were required to cut cheques for $100,000 each, the CEO would have been fired prior to Pershing Square being involved. Mr. Ackman is right. “Skin in the game” for a director does not mean shares are given to a director in lieu of service. The motivational factor to be attuned to shareholders is greater if directors are actual investors in the company. In private equity companies, non-management directors are encouraged to “buy into” the company and invest on the same terms as other investors.
  2. For Directors’ equity to vest (the portion they did not purchase), hurdles would need to be achieved that reflect personal performance and long-term value creation of the company. Assuming you have the right directors, this sets up a situation in which Directors are forced to engage in value creation and be rewarded for doing so, similar to private equity directors. The hurdle rate provides the incentive. The vesting hurdle should be based on the underlying performance of the company, commensurate with its risk and product cycle, possibly peer based, and not simply on riding a bull market.
  3. The long-term performance metrics for value creation should also apply to senior management, and the board should lead by example. The vast majority of performance incentives are short-term, financial and quantitative. We know that the majority of company value however is now based on intangibles. Long-term leading indicators such as innovation, reputation, talent, resilience and sustainability are being completely overlooked in compensation design. You get what you pay for.

Management has proposed “passive” pay for directors and short-term pay for themselves. Boards have acquiesced.

Auteur : Gouvernance des entreprises | Jacques Grisé

Ce blogue fait l’inventaire des documents les plus pertinents et récents en gouvernance des entreprises. La sélection des billets, « posts », est le résultat d’une veille assidue des articles de revue, des blogues et sites web dans le domaine de la gouvernance, des publications scientifiques et professionnelles, des études et autres rapports portant sur la gouvernance des sociétés, au Canada et dans d’autres pays, notamment aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Europe, et en Australie. Chaque jour, je fais un choix parmi l’ensemble des publications récentes et pertinentes et je commente brièvement la publication. L’objectif de ce blogue est d’être la référence en matière de documentation en gouvernance dans le monde francophone, en fournissant au lecteur une mine de renseignements récents (les billets quotidiens) ainsi qu’un outil de recherche simple et facile à utiliser pour répertorier les publications en fonction des catégories les plus pertinentes. Jacques Grisé est professeur titulaire retraité (associé) du département de management de la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval. Il est détenteur d’un Ph.D. de la Ivy Business School (University of Western Ontario), d’une Licence spécialisée en administration des entreprises (Université de Louvain en Belgique) et d’un B.Sc.Comm. (HEC, Montréal). En 1993, il a effectué des études post-doctorales à l’University of South Carolina, Columbia, S.C. dans le cadre du Faculty Development in International Business Program. Il a été directeur des programmes de formation en gouvernance du Collège des administrateurs de sociétés (CAS) de 2006 à 2012. Il est maintenant collaborateur spécial au CAS. Il a été président de l’ordre des administrateurs agréés du Québec de 2015 à 2017. Jacques Grisé a été activement impliqué dans diverses organisations et a été membre de plusieurs comités et conseils d'administration reliés à ses fonctions : Professeur de management de l'Université Laval (depuis 1968), Directeur du département de management (13 ans), Directeur d'ensemble des programmes de premier cycle en administration (6 ans), Maire de la Municipalité de Ste-Pétronille, I.O. (1993-2009), Préfet adjoint de la MRC l’Île d’Orléans (1996-2009). Il est présentement impliqué dans les organismes suivants : membre de l'Ordre des administrateurs agréés du Québec (OAAQ), membre du Comité des Prix et Distinctions de l'Université Laval. Il préside les organisations suivantes : Société Musique de chambre à Ste-Pétronille Inc. (depuis 1989), Groupe Sommet Inc. (depuis 1986). Jacques Grisé possède également une expérience de 3 ans en gestion internationale, ayant agi comme directeur de projet en Algérie et aux Philippines de 1977-1980 (dans le cadre d'un congé sans solde de l'Université Laval). Il est le Lauréat 2007 du Prix Mérite du Conseil interprofessionnel du Québec (CIQ) et Fellow Adm.A. En 2012, il reçoit la distinction Hommage aux Bâtisseurs du CAS. Spécialités : Le professeur Grisé est l'auteur d’une soixantaine d’articles à caractère scientifique ou professionnel. Ses intérêts de recherche touchent principalement la gouvernance des sociétés, les comportements dans les organisations, la gestion des ressources humaines, les stratégies de changement organisationnel, le processus de consultation, le design organisationnel, la gestion de programmes de formation, notamment ceux destinés à des hauts dirigeants et à des membres de conseil d'administration.

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