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Comportements néfastes liés au narcissisme de certains PCD (CEO)

7 janvier 2014

Il est indéniable qu’un PCD (CEO) doit avoir une personnalité marquante, un caractère fort et un leadership manifeste. Ces caractéristiques tant recherchées chez les premiers dirigeants peuvent, dans certains cas, s’accompagner de traits de personnalité dysfonctionnels tels que le narcissisme.

C’est ce que Tomas Chamorro-Premuzic soutien dans son article publié sur le blogue du HuffPost du 2 janvier 2014. Il cite deux études qui confirment que le comportement narcissique de certains dirigeants (1) peut avoir des effets néfastes sur le moral des employés, (2) éloigner les employés potentiels talentueux et (3) contribuer à un déficit de valeurs d’intégrité à l’échelle de toute l’organisation.

L’auteur avance que les membres des conseils d’administration, notamment ceux qui constituent les comités de Ressources humaines, doivent être conscients des conséquences potentiellement dommageables des leaders flamboyants et « charismatiques ». En fait, les études montrent que les vertus d’humilité, plutôt que les traits d’arrogance, sont de bien meilleures prédicteurs du succès d’une organisation.

P1030704La première étude citée montre que les organisations dirigées par des PCD prétentieux et tout-puissants ont tendances à avoir de moins bons résultats, tout en étant plus sujettes à des fraudes. La seconde étude indique que les valeurs d’humilité incarnées par un leader ont des conséquences positives sur l’engagement des employés.

Voici en quelques paragraphes les conclusions de ces deux études. Bonne lecture.

In the first study, Antoinette Rijsenbilt and Harry Commandeur assessed the narcissism levels of 953 CEOs from a wide range of industries, as well as examining objective performance indicators of their companies during their tenure. Unsurprisingly, organizations led by arrogant, self-centered, and entitled CEOs tended to perform worse, and their CEOs were significantly more likely to be convicted for corporate fraud (e.g., fake financial reports, rigged accounts, insider trading, etc.). Interestingly, the detrimental effects of narcissism appear to be exacerbated when CEOs are charismatic, which is consistent with the idea that charisma is toxic because it increases employees’ blind trust and irrational confidence in the leader. If you hire a charismatic leader, be prepared to put up with a narcissist.

In the second study, Bradley Owens and colleagues examined the effects of leader humility on employee morale and turnover. Their results showed that « in contrast to rousing employees through charismatic, energetic, and idealistic leadership approaches (…) a ‘quieter’ leadership approach, with listening, being transparent about limitations, and appreciating follower strengths and contributions [is the most] effective way to engage employees. » This suggests that narcissistic CEOs may be good at attracting talent, but they are probably better at repelling it. Prospective job candidates, especially high potentials, should therefore think twice before being seduced by the meteoric career opportunities outlined by charismatic executives. Greed is not only contagious, but competitive and jealous, too…                                                            

If we can educate organizations, in particular board members, on the virtues of humility and the destructive consequences of narcissistic and charismatic leadership, we may see a smaller proportion of entitled, arrogant, and fraudulent CEOs — to everyone’s benefit. Instead of worshiping and celebrating the flamboyant habits of corporate bosses, let us revisit the wise words of Peter Drucker, who knew a thing or two about management:

The leaders who work most effectively, it seems to me, never say ‘I’. And that’s not because they have trained themselves not to say ‘I’. They don’t think ‘I’. They think ‘we’; they think ‘team’. They understand their job to be to make the team function. They accept responsibility and don’t sidestep it, but ‘we’ gets the credit.

 

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5 commentaires
  1. Daniel Gilbert permalink

    Malheureusement, mon expérience personnelle me porte à croire que dans les organismes gouvernementaux les leaders flamboyants et arrogants on plus de chance de perdurer que ceux dont les traits de caractère sont plus tournés vers l’humilité et les diverses parties prenantes de l’organisation. Les plus arrogants réussissent à créer un climat de crainte basé sur une fausse perception du pouvoir qu’ils on vraiment. La solution réside dans une prise de conscience des responsables de la nomination des dirigeants et des administrateurs de ces organisations sur le risque associé à un tel profil.

    • Tout à fait d’accord Daniel

      C’est difficile pour un « recruteur » de ne pas tomber dans le piège de la séduction du dirigeant flamboyant-narcissiste ! Mais en réalité, il faut chercher la solution dans les valeurs que la haute fonction publique cherche à promouvoir.

      Mais Daniel, ces hauts dirigeants narcissistes ont-ils plus de succès dans la gestion de leur entité ?

      • Daniel Gilbert permalink

        Il y en a qui réussissent à performer mais les succès sont éphémères et les employés ne suivent pas. Les organisations stagnent. On retrouve la même situation dans les entreprises publiques où les dirigeants ont privilégié le rendement à court terme plutôt que la valorisation à long terme de l’entreprise afin d’améliorer leur situation personnelle. Pour ce qui est des valeurs de la fonction publique, elles sont une excellente base en autant que tous les décideurs y adhèrent sans compromis. Dans un monde où l’éthique politico-administrative souffre d’une certaine élasticité, l’adhésion à ces valeurs s’en ressent à mon humble avis.

  2. Martin Boudreault permalink

    L’article est très intéressant.

    On pourrait élargir la portée de l’article à l’ensemble des traits de personnalité des dirigeants qui peuvent avoir un impact sur l’organisation. Je conserve un excellent souvenir d’un mot d’encouragement d’un ancien président (par intérim) d’une organisation pour laquelle j’ai oeuvré suite à une implication d’employés dans une campagne de collecte de fond. Ces mots sincères sont sources de motivation réelle et ont eu un impact positif l’année suivante. Peut-être ce dernier se reconnaîtra puisqu’il semble présent sur ce blogue.

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