Gros débat sur la rémunération des dirigeants en France !


Voici un article d’actualité qui présente la problématique des rémunérations excessives des dirigeants en France (et en Suisse). L’année 2013 s’annonce assez importante pour la mise en oeuvre de moyens destinés à mettre un frein aux rémunérations jugées abusives par les actionnaires. Cet article partagé par Patrice Camus, directeur de projet en développement durable au Groupe Desjardins (Canada), a été publié sur la page de Novethic, une filiale de la Caisse des Dépôts française qui diffuse des communiqués sur le développement durable ainsi qu’un centre de recherche sur l’investissement socialement responsable (ISR) et sur la responsabilité sociale des entreprises (RSE).

Le « Say on Pay » et les indemnités de départ et de non concurrence devraient être au menu des AG du CAC 40 ce printemps. Le rapport sur la gouvernance, publié le 20 février, laisse augurer d’un futur projet de loi limitant fortement les possibilités de rémunération « excessives». En attendant, la question du lien entre ces rémunérations et la performance des entreprises est posée plus systématiquement par les actionnaires.

Le retour du débat sur la rémunération des dirigeants

 

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photograph of Novartis human resources building designed by Frank Gehry as part of the new campus built to replace the former Ciba-Geigy buildings in Basel, Switzerland (Photo credit: Wikipedia)

Le patron de Novartis capitule

« … le cas le plus emblématique est celui de Daniel Vasella, le patron du   groupe pharmaceutique Novartis, qui a soulevé un tollé en Suisse début   février. Une émission de télévision a révélé le 5 février qu’il allait partir   avec 72 millions de francs suisses (plus de 58 millions d’euros). La   Fondation Ethos, qui défend le droit des actionnaires et qui a progressivement   imposé un « Say on Pay » dans le pays, a aussitôt lancé une campagne pour   demander l’annulation du contrat, en annonçant que dans le cas contraire elle   poursuivait juridiquement le conseil d’administration de Novartis pour avoir   manqué à sa mission de diligence en acceptant un tel système. Juste avant   l’AG, qui se tient ce 22 février, Daniel Vasella et son conseil ont capitulé;   le contrat a été annulé. Cette capitulation aurait été arrachée de haute   lutte même si l’intéressé a déclaré dans un communiqué : « j’ai compris que nombreux sont ceux, en   Suisse, qui jugent ce montant exagéré en dépit du fait que j’avais annoncé   mon intention de le verser à des œuvres caritatives ». Le   bénéfice de Novartis avait lui reculé de 7% en 2012… »