La séparation des pouvoirs entre PCA et PCD : une règle de bonne gouvernance !


L’article de Paul Hodgson publié dans Fortune affiche est une position très nette en ce qui concerne la séparation des rôles de président du conseil d’administration (PCA) et de président et chef de la direction (PCD) : C’est une mauvaise stratégie sur toute la ligne !

Plusieurs études ont montré l’inefficacité de cette approche, en plus de démontrer clairement les risques de conflits entre le devoir de fiduciaire de l’administrateur et le rôle de premier dirigeant.

Alors que la plupart des modèles de gouvernance dans le monde se fondent sur la séparation des rôles, pourquoi constate-t-on une si forte résistance dans le cas des entreprises américaines ?

L’auteur apporte plusieurs arguments qui expliquent la lenteur des changements aux É.U. Voici un aperçu des grandes lignes de l’article.

Bonne lecture ! Vos commentaires sont appréciés.                

Should the chairman be the CEO?

Put simply, no. Splitting the roles saves money and improves a company’s performance. So why isn’t Corporate America listening?

Brian Moynihan, chairman and chief executive officer of Bank of America Corp.

A study published in 2012 found that the cost of paying one person as CEO/chairman was significantly higher than paying two people as CEO and non-executive chairman. The study also found that long-term shareholder returns were significantly better at companies that had separated the roles. This model—an executive CEO and a non-executive chairman—has been adopted in most other economies. Why is the U.S. so resistant?

So why is it important to have a separate chairman and CEO? Put simply, the CEO is the primary manager of a company and the chairman is the head of the board, which oversees management. There’s really no good reason why one person should do both jobs. And there’s really no sense in recombining the two roles when a company’s problems are resolved. It’s silly to believe that new problems, the kind that will require an independent board’s insight, won’t arise in the future.

Finally, appointing an executive chairman, especially when it is a former CEO, is just a bad idea. It puts two managers—or, in the case of Oracle, three managers—in place where one is sufficient, and there is still no independent check on management. And, really, when a former CEO becomes chair, no one is really in any doubt as to who remains in charge.

Most, if not all, companies would be wise to appoint an independent chairman and make the position permanent in the company’s bylaws, so the decision can’t be reversed without shareholder approval.

Auteur : Gouvernance des entreprises | Jacques Grisé

Ce blogue fait l’inventaire des documents les plus pertinents et récents en gouvernance des entreprises. La sélection des billets, « posts », est le résultat d’une veille assidue des articles de revue, des blogues et sites web dans le domaine de la gouvernance, des publications scientifiques et professionnelles, des études et autres rapports portant sur la gouvernance des sociétés, au Canada et dans d’autres pays, notamment aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Europe, et en Australie. Chaque jour, je fais un choix parmi l’ensemble des publications récentes et pertinentes et je commente brièvement la publication. L’objectif de ce blogue est d’être la référence en matière de documentation en gouvernance dans le monde francophone, en fournissant au lecteur une mine de renseignements récents (les billets quotidiens) ainsi qu’un outil de recherche simple et facile à utiliser pour répertorier les publications en fonction des catégories les plus pertinentes. Jacques Grisé est professeur titulaire retraité (associé) du département de management de la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval. Il est détenteur d’un Ph.D. de la Ivy Business School (University of Western Ontario), d’une Licence spécialisée en administration des entreprises (Université de Louvain en Belgique) et d’un B.Sc.Comm. (HEC, Montréal). En 1993, il a effectué des études post-doctorales à l’University of South Carolina, Columbia, S.C. dans le cadre du Faculty Development in International Business Program. Il a été directeur des programmes de formation en gouvernance du Collège des administrateurs de sociétés (CAS) de 2006 à 2012. Il est maintenant collaborateur spécial au CAS. Il a été président de l’ordre des administrateurs agréés du Québec de 2015 à 2017. Jacques Grisé a été activement impliqué dans diverses organisations et a été membre de plusieurs comités et conseils d'administration reliés à ses fonctions : Professeur de management de l'Université Laval (depuis 1968), Directeur du département de management (13 ans), Directeur d'ensemble des programmes de premier cycle en administration (6 ans), Maire de la Municipalité de Ste-Pétronille, I.O. (1993-2009), Préfet adjoint de la MRC l’Île d’Orléans (1996-2009). Il est présentement impliqué dans les organismes suivants : membre de l'Ordre des administrateurs agréés du Québec (OAAQ), membre du Comité des Prix et Distinctions de l'Université Laval. Il préside les organisations suivantes : Société Musique de chambre à Ste-Pétronille Inc. (depuis 1989), Groupe Sommet Inc. (depuis 1986), Coopérative de solidarité de Services à domicile Orléans (depuis 2019) Jacques Grisé possède également une expérience de 3 ans en gestion internationale, ayant agi comme directeur de projet en Algérie et aux Philippines de 1977-1980 (dans le cadre d'un congé sans solde de l'Université Laval). Il est le Lauréat 2007 du Prix Mérite du Conseil interprofessionnel du Québec (CIQ) et Fellow Adm.A. En 2012, il reçoit la distinction Hommage aux Bâtisseurs du CAS. En 2019, il reçoit la médaille de l’assemblée nationale. Spécialités : Le professeur Grisé est l'auteur d’une soixantaine d’articles à caractère scientifique ou professionnel. Ses intérêts de recherche touchent principalement la gouvernance des sociétés, les comportements dans les organisations, la gestion des ressources humaines, les stratégies de changement organisationnel, le processus de consultation, le design organisationnel, la gestion de programmes de formation, notamment ceux destinés à des hauts dirigeants et à des membres de conseil d'administration.

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