Rôle du conseil d’administration en cas de gestion de crises | Les défis de Facebook


Voici un article qui met en garde les structures de gouvernance telles que Facebook.

L’article publié sur le site de Directors&Boards par Eve Tahmincioglu soulève plusieurs questions fondamentales :

(1) L’actionnariat à vote multiple conduit-il à une structure de gouvernance convenable et acceptable ?

(2) Pourquoi le principe de gouvernance stipulant une action, un vote, est-il bafoué dans le cas de plusieurs entreprises de la Silicone Valley ?

(3) Quel est le véritable pouvoir d’un conseil d’administration où les fondateurs sont majoritaires par le jeu des actions à classe multiple ?

(4) Doit-on réglementer pour rétablir la position de suprématie du conseil d’administration dirigé par des administrateurs indépendants ?

(5) Dans une situation de gestion de crise comme celle qui confronte Facebook, quel est le rôle d’un administrateur indépendant, président de conseil ?

(6) Les médias cherchent à connaître la position du PDG sans se questionner sur les responsabilités des administrateurs. Est-ce normal en gestion de crise ?

Je vous invite à lire l’article ci-dessous et à exprimer vos idées sur les principes de bonne gouvernance appliqués aux entreprises publiques contrôlées par les fondateurs.

Bonne lecture !

 

Facebook Confronts Its Biggest Challenge: But where’s the “high-powered” board?

 

 

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Facebook is arguably facing one of the toughest challenges the company has ever faced. But the slow and tepid response from leadership, including the boards of directors, concerns governance experts.

The scandal involving data-mining firm Cambridge Analytica allegedly led to 50 million Facebook users’ private information being compromised but a public accounting from Facebook’s CEO and chairman Mark Zuckerberg has been slow coming.

Could this be a governance breakdown?

“This high-powered board needs to engage more strongly,” says Steve Odland, CEO of the Committee for Economic Development and a board member for General Mills, Inc. and Analogic Corporation. Facebook’s board includes Netflix’s CEO Reed Hastings; Susan D. Desmond-Hellmann, CEO of The Gates Foundation; the former chairman of American Express Kenneth I. Chenault; and PayPal cofounder Peter A. Thiel, among others.

Odland points out that Facebook has two powerful and well-known executives, Zuckerberg and Facebook COO Sheryl Sandberg, who have been publicly out there on every subject, but largely absent on this one.

While Zuckerberg released a written statement late today on his Facebook page, he didn’t talk directly to the public, or take media questions. He is reportedly planning to appear on CNN tonight.

It was a long time coming for many.

“They need to get out and publicly talk about this quickly,” Odland maintains. “They didn’t have to have all the answers. But this vacuum of communications gets filled by others, and that’s not good for the company.”

Indeed, politicians, the Federal Trade Commission and European politicians are stepping in, he says, “and that could threaten the whole platform.”

Typically, he adds, it comes back to management to engage and use the board, but “I don’t think Zuckerberg is all that experienced in that regard. This is where the board needs to help him.”

But how much power does the board have?

Charles Elson, director of the University of Delaware’s Weinberg Center for Corporate Governance, sees the dual-class ownership structure of Facebook that gives the majority of voting power to Zuckerberg and thus undermines shareholders and the board’s power.

“It’s his board because of the dual-class stock. There is nothing [directors] can do; neither can the shareholders and a lawsuit would yield really nothing,” he explains.

Elson has been warning against such structures for some time, including in a piece for this publication on Snap’s dual-class IPO.

He and his coauthor Craig K. Ferrere wrote:

Increasingly, company founders have been opting to shore up control by creating stock ownership structures that undercut shareholder voting power, where only a decade ago almost all chose the standard and accepted one-share, one-vote model.

Now the Snap Inc. initial public offering (IPO) takes it even further with the first-ever solely non-voting stock model. It’s a stock ownership structure that further undercuts shareholder influence, undermines corporate governance and will likely shift the burden of investment grievances to the courts.

By offering stock in the company with no shareholder vote at all, Snap — the company behind the popular mobile-messaging app Snapchat that’s all about giving a voice to the many — has acknowledged that public voting power at companies with a hierarchy of stock ownership classes is only a fiction. And it begs the question: Why does Snap even need a board?

But some critics have waved Elson’s assertions away because so many tech companies, including Facebook, have been doing well by investors.

Alas, Facebook’s shares have tanked as a result of the Cambridge Analytica revelations, and it’s unclear what’s happening among the leaders at Facebook to deal with the crisis.

Facebook’s board, advises Odland, needs to get involved and help create privacy policies and if those are violated, they need to follow up.

“This is a relatively young company in a relatively young industry that has grown to be a powerhouse and incredibly important,” he explains.  Given that, he says, there are “new forms of risk management this board needs to tackle.”

Auteur : Gouvernance des entreprises | Jacques Grisé

Ce blogue fait l’inventaire des documents les plus pertinents et récents en gouvernance des entreprises. La sélection des billets, « posts », est le résultat d’une veille assidue des articles de revue, des blogues et sites web dans le domaine de la gouvernance, des publications scientifiques et professionnelles, des études et autres rapports portant sur la gouvernance des sociétés, au Canada et dans d’autres pays, notamment aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Europe, et en Australie. Chaque jour, je fais un choix parmi l’ensemble des publications récentes et pertinentes et je commente brièvement la publication. L’objectif de ce blogue est d’être la référence en matière de documentation en gouvernance dans le monde francophone, en fournissant au lecteur une mine de renseignements récents (les billets quotidiens) ainsi qu’un outil de recherche simple et facile à utiliser pour répertorier les publications en fonction des catégories les plus pertinentes. Jacques Grisé est professeur titulaire retraité (associé) du département de management de la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval. Il est détenteur d’un Ph.D. de la Ivy Business School (University of Western Ontario), d’une Licence spécialisée en administration des entreprises (Université de Louvain en Belgique) et d’un B.Sc.Comm. (HEC, Montréal). En 1993, il a effectué des études post-doctorales à l’University of South Carolina, Columbia, S.C. dans le cadre du Faculty Development in International Business Program. Il a été directeur des programmes de formation en gouvernance du Collège des administrateurs de sociétés (CAS) de 2006 à 2012. Il est maintenant collaborateur spécial au CAS. Il a été président de l’ordre des administrateurs agréés du Québec de 2015 à 2017. Jacques Grisé a été activement impliqué dans diverses organisations et a été membre de plusieurs comités et conseils d'administration reliés à ses fonctions : Professeur de management de l'Université Laval (depuis 1968), Directeur du département de management (13 ans), Directeur d'ensemble des programmes de premier cycle en administration (6 ans), Maire de la Municipalité de Ste-Pétronille, I.O. (1993-2009), Préfet adjoint de la MRC l’Île d’Orléans (1996-2009). Il est présentement impliqué dans les organismes suivants : membre de l'Ordre des administrateurs agréés du Québec (OAAQ), membre du Comité des Prix et Distinctions de l'Université Laval. Il préside les organisations suivantes : Société Musique de chambre à Ste-Pétronille Inc. (depuis 1989), Groupe Sommet Inc. (depuis 1986). Jacques Grisé possède également une expérience de 3 ans en gestion internationale, ayant agi comme directeur de projet en Algérie et aux Philippines de 1977-1980 (dans le cadre d'un congé sans solde de l'Université Laval). Il est le Lauréat 2007 du Prix Mérite du Conseil interprofessionnel du Québec (CIQ) et Fellow Adm.A. En 2012, il reçoit la distinction Hommage aux Bâtisseurs du CAS. Spécialités : Le professeur Grisé est l'auteur d’une soixantaine d’articles à caractère scientifique ou professionnel. Ses intérêts de recherche touchent principalement la gouvernance des sociétés, les comportements dans les organisations, la gestion des ressources humaines, les stratégies de changement organisationnel, le processus de consultation, le design organisationnel, la gestion de programmes de formation, notamment ceux destinés à des hauts dirigeants et à des membres de conseil d'administration.

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