Compte rendu hebdomadaire de la Harvard Law School Forum on Corporate Governance | 20 avril 2017


Voici le compte rendu hebdomadaire du forum de la Harvard Law School sur la gouvernance corporative au 20 avril 2017.

J’ai relevé les principaux billets.

Bonne lecture !

 

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  1. The Law and Brexit XI
  2. Lowering the Bar on Bad Faith Claims in MLP Transactions? Brinckerhoff v. Enbridge Energy
  3. Do Independent Directors Curb Financial Fraud? The Evidence and Proposals for Further Reform
  4. From Boardroom to C-Suite: Why Would a Company Pick a Current Director as CEO?
  5. A Synthesized Paradigm for Corporate Governance, Investor Stewardship, and Engagement
  6. Securities Class Action Settlements: 2016 Review and Analysis
  7. Sustainability Matters: Focusing on your Future Today
  8. In Defense of Fairness Opinions: An Empirical Review of Ten Years of Data
  9. Behavioral Implications of the CEO-Employee Pay Ratio
  10. Do Staggered Boards Affect Firm Value?

La rémunération des dirigeants | quand ça va bien, quand ça va mal | Le Devoir


Yvan Allaire m’a fait parvenir un texte publié, dans Le Devoir, qui pose les bonnes questions sur la rémunération des dirigeants.

Les réponses apportées par les auteurs aident à mieux comprendre le phénomène de la rémunération, lequel est tributaire des circonstances et des types d’organisations.

Je crois que ce court texte devrait clarifier quelque peu la nature des programmes de rémunération que les conseils d’administration devraient adopter.

Bonne lecture ! Vos commentaires sont les bienvenus.

 

La rémunération des dirigeants | quand ça va bien, quand ça va mal

par Yvan Allaire et François Dauphin

 

Une responsabilité cruciale pour tout conseil d’administration est certes de maintenir et renforcer la réputation de l’entreprise auprès des publics critiques pour son succès et sa survie. Les conseils doivent, c’est la loi, agir dans l’intérêt à long terme de l’entreprise. Ils doivent se préoccuper de l’impact des montants payés à leurs dirigeants sur la légitimité sociale de leur entreprise.

 

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Toutefois, établir une juste rémunération pour les dirigeants d’entreprises est devenu pour leurs conseils d’administration une sorte de nœud gordien ; mais au fil des années, en conséquence des pressions exercées sur les conseils, des principes de rémunération généralement reconnus (PRGR) furent proposés et adoptés par la plupart des entreprises. Ces principes portent sur plusieurs aspects de la rémunération, parmi lesquels on trouve ceux-ci :

  1. Une proportion importante de la rémunération des hauts dirigeants doit être « à risque », c’est-à-dire qu’elle doit s’arrimer à des mesures de performance financière ou être associée directement à la valeur du titre ; en clair, cela signifie qu’une grande partie de la rémunération prend la forme d’options sur le titre ou d’unités dont le prix est lié au prix de l’action ;
  2. Le montant total de la rémunération est établi en référence à celui octroyé aux dirigeants d’entreprises dites « comparables » ; cette démarche se veut une façon de mesurer la valeur « marchande » du dirigeant, que l’on estime plus mobile qu’à une autre époque.

Pourvu que le titre de la société montre une performance positive au cours de la dernière année, idéalement une performance supérieure à un indice pertinent, la rémunération des dirigeants ne suscitera pas de réaction outragée, du moins de la part des actionnaires institutionnels.

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Cette démarche de rémunération est devenue la norme et fait en sorte que des niveaux de rémunération que d’aucuns jugent inexplicable et inacceptable ne suscitent qu’une agitation de brève durée dans les médias… habituellement.

Évidemment, si la performance financière de l’entreprise est médiocre, les actionnaires pourront manifester leur mauvaise humeur en exerçant leur droit de vote (consultatif) sur la rémunération des dirigeants ou encore en votant contre l’élection de certains membres du conseil.

Tout change ou devrait changer si l’entreprise se trouve en situation difficile exigeant un vigoureux redressement. Les PRGR habituels deviennent caduques. Comment convient-il de rémunérer la direction dans ces circonstances ?

 

Rémunération des dirigeants d’une entreprise en redressement

 

Cette entreprise doit recruter des dirigeants capables de redresser la situation. Comment persuader des cadres supérieurs de laisser un emploi dans une société stable pour assumer les risques d’un emploi au sein d’une entreprise en redressement ?

Plus que pour une société en continuité stratégique, le redressement d’une entreprise ne se fait qu’au prix d’un travail acharné, en situation de stress permanent pour les dirigeants. Ceux-ci devraient-ils être moins bien payés que ceux-là, surtout si les causes des difficultés de l’entreprise ne leur sont pas imputables?

Quel programme de rémunération devrait adopter le conseil d’administration dans une telle situation?

a) Puisque la trésorerie et les flux financiers sont critiques pour l’entreprise en redressement, la rémunération des premiers dirigeants ne devrait comporter que le minimum de déboursés monétaires ; ainsi pas de bonus annuel et pas d’augmentation salariale ;

b) Par contre, au moment de l’embauche de nouveaux dirigeants, des options sur le titre devraient leur être accordées en nombre suffisant ; bien que nous soyons, en principe, opposés aux octrois d’options, cette forme de rémunération est inévitable dans des circonstances de redressement ; ces options ne devraient être exerçables qu’au terme de trois ans à l’emploi de la société ; si la nouvelle équipe de direction réussit l’opération de redressement, elle en recevra des bénéfices monétaires considérables ;

c) Cependant, il faut abandonner la pratique d’ajouter à chaque année de nouvelles options à la rémunération de ces dirigeants ;

d) Le conseil ou ses porte-parole devront expliquer clairement que ces options ne font aucun usage de la trésorerie de l’entreprise et que la valeur monétaire que l’on attribue à cette forme de rémunération est entièrement hypothétique, basée sur une formule mathématique discutable d’ailleurs. Si les nouveaux dirigeants ne réussissent pas à redresser l’entreprise, la valeur de ces options risque d’être « zéro » !

e) Dans un contexte de redressement, les premiers dirigeants ne devraient pas recevoir d’unités reliés au prix de l’action autre que des options ;

f) Pour les membres de la direction d’expertise plus technique et recrutés dans le cadre du redressement, le conseil doit expliquer que leur rémunération fut établie au niveau nécessaire pour les attirer et pour assurer leur rétention. Leur programme de rémunération devrait comporter une forte composante variable attribuée au moment de se joindre à l’entreprise seulement.

En somme, dans un contexte de redressement parfois avec retentissement social et politique, le conseil d’administration doit concevoir des programmes de rémunération inédits et sensibles à ces réalités.

Un porte-parole du conseil, son président ou, si celui-ci est en cause, l’administrateur principal, doit défendre les décisions du conseil sur les tribunes médiatiques. Contrairement à la pratique au Royaume-Uni où le président du conseil devient le principal porte-parole de la société pour tout ce qui relève de la gouvernance, les conseils d’administration nord-américains adoptent à tort une posture effacée et s’absentent de la scène médiatique quand l’entreprise dont ils assument la gouvernance est soumise à des critiques.


*Yvan Allaire, Ph. D. (MIT), MSRC, Président exécutif du conseil, IGOPP, Professeur émérite de stratégie, UQÀM

**François Dauphin, MBA, CPA, CMA

Les opinions exprimées dans ce texte n’engagent que leurs auteurs.

Vers une organisation créatrice de confiance | « a trusting organization »


Cette année encore, je cède la parole à Me Donald Riendeau*, cofondateur et directeur général de l’Institut de la confiance dans les organisations (ICO), qui agit à titre de blogueur invité.

Celui-ci nous entretiendra de l’importance de solidifier la confiance à l’échelle de toutes les entreprises et d’insuffler une gouvernance créatrice de confiance eu égard aux relations entre le conseil d’administration et la direction.

L’auteur nous présentera également un avant-goût du Sommet international de la confiance 2017 qui « vise à partager des pratiques, des outils et des ingrédients permettant de renforcer la confiance dans nos organisations, envers nos organisations et entre nos organisations».

Plusieurs organisations collaborent à la tenue de cet événement, dont l’Ordre des administrateurs agréés du Québec (OAAQ).

Bonne lecture !

 

Pourquoi un Sommet de la confiance?

Pour développer ensemble des organisations créatrices de confiance[1]!

par Me Donald Riendeau*

 

Il y a quatre ans, lorsque je cofondais l’Institut de la confiance dans les organisations, plusieurs journalistes me demandèrent, en blague, si c’était une secte ! Cette anecdote démontre que l’enjeu de la confiance n’est pas aussi intimement lié au milieu des affaires au Québec qu’il ne l’est dans le milieu anglophone. C’est peut-être par ce que dans ce cas précis notre langue française a moins de mots que sa cousine anglaise.

En effet, en anglais lorsqu’on parle de la « confiance en soi », le mot utilisé est « confidence », alors que la confiance en affaires est représentée par le mot « Trust ». Ce n’est donc pas surprenant que de grandes institutions financières aient inclus ce mot si important dans leur propre dénomination sociale. Ce n’est pas surprenant non plus de voir de grandes organisations comme Walt Disney investir des millions dans des démarches de confiance organisationnelle.

 

 

Dans les pays francophones, le mot « confiance » réfère autant à la confiance en soi qu’à la confiance organisationnelle. Pas surprenant qu’à Paris nos confrères aient préféré l’appellation « Trust Management Institute »…

De plus en plus, on saisit l’importance que représente la confiance pour nos organisations. Il n’y a pas une semaine au cours de la dernière année où l’on n’a pas parlé de la confiance (SPVM, MTQ, Maire Coderre, Chef de Police de la Ville de Laval, etc.).

Malheureusement, on associe encore trop souvent l’enjeu de la confiance avec ceux de l’intégrité ou de la gouvernance. Bien entendu, ceux-ci sont des ingrédients importants à la confiance, mais on aurait tort de systématiquement les lier à l’enjeu de la confiance. La confiance organisationnelle est bien davantage que la gouvernance et l’intégrité. Il y a une multitude d’ingrédients à cette confiance, et chaque partie prenante accorde une importance différente à ces ingrédients.

Prenons l’exemple d’une entreprise de construction. Pour les autorités réglementaires, devant surveiller cette entreprise, les ingrédients les plus importants seront la conformité et la gouvernance. Pour ses créanciers, les ingrédients les plus importants seront la performance et la gouvernance. Pour ses clients privés : la compétence, la sécurité, le respect des échéanciers, etc. Pour l’employé sur le chantier : le climat de travail, le travail d’équipe, l’équité et la reconnaissance.

Par conséquent, pour être une véritable « organisation créatrice de confiance (MC) » ou « trusting organization (MC) », cette organisation ne pourra pas simplement se contenter d’exceller dans la gouvernance et l’intégrité, elle devra aussi renforcer les différents ingrédients essentiels à chacune des parties prenantes.

Alors que le premier Sommet international de la Confiance de 2015 visait à démontrer l’importance que représente la confiance dans notre société, le Sommet 2017 vise à partager des pratiques, des outils et des ingrédients permettant de renforcer la confiance dans nos organisations, envers nos organisations et entre nos organisations.

Parmi les sujets qui seront abordés lors du prochain Sommet :

 

La confiance mondiale à l’ère de Donald Trump.

Portrait de la confiance à travers le monde (Canada, France, Australie, Danemark, États-Unis, Afrique, etc.).

Confiance dans les secteurs de la construction et de l’ingénierie à l’ère post-Charbonneau… Où en sommes-nous ?

L’ADN d’une organisation de confiance.

Les modèles d’affaires de demain pour créer la confiance.

Reconstruire la confiance dans nos organisations, est-ce possible ?

Développons des professionnels de confiance dans l’intérêt du public et de nos professions.

Le secteur philanthropique générateur de confiance.

Développons ensemble des élus et des leaders de confiance.

 

Nous attendons plus de 200 leaders des secteurs privé, public, coopératif, sans but lucratif, et paritaire. Faites partie de ceux qui renforceront la confiance dans nos organisations et dans notre société.

Vous pouvez obtenir toutes les informations à l’adresse suivante :

Sommet international de la confiance 2017


[1]  L’organisation créatrice de confiance (MC) se nomme aussi : « trusting organization (MC) ».

*Me Donald Riendeau LLB, LLM, MBA, cofondateur et directeur général Institut de la confiance dans les organisations (ICO)

Étude sur les pratiques des CA américains | ISS


La firme-conseil ISS, (Institutional Shareholder Services) publie chaque année une étude de l’évolution des pratiques de gouvernance aux É.U. (Board Practices Study).

Rob Yates, vice-président d’ISS, est l’auteur de cet article paru sur le site de Harvard Law School Forum on Corporate Governance. Il y aborde cinq tendances majeures.

Les investisseurs continuent d’exercer des pressions sur les administrateurs du conseil, entre autres en continuant de demander d’inclure de nouvelles candidatures dans la circulaire de procuration.

On constate que les pratiques généralement reconnues de bonne gouvernance sont adoptées dans presque toutes les grandes sociétés ; elles sont de plus en plus acceptées dans les plus petites entreprises. On fait ici référence aux élections annuelles, au vote majoritaire et à l’élimination des pilules empoisonnées.

La question du choix d’un président du conseil totalement indépendant et différent du CEO semble être moins problématique si la société fait appel à président désigné (lead director) indépendant et fort.

La rémunération des administrateurs de sociétés a continué de croître significativement. Les CA évaluent différentes approches à la compensation des administrateurs. Ainsi, on élimine de plus en plus les jetons de présence pour les réunions et les conférences téléphoniques. La rémunération des administrateurs s’est accrue de 17 % de 2012 à 2016 tandis que celle des PDG a augmenté de 10 % pendant la même période.

ISS a produit plusieurs études sur les tendances en matière de limite des mandats (tenure), du renouvellement des administrateurs du CA et de l’importance de la diversité. Si le sujet vous intéresse, l’auteur vous réfère à plusieurs études américaines et mondiales.

Bonne lecture !

U.S. Board Practices

 

This year’s Board Practices Study focuses not only on longstanding issues traditionally covered, but on those which have driven increased shareholder interest in the boardroom over the past several years. Governance continues to evolve, but investor focus in recent years has been particularly pointed as new concerns have emerged, and the ways in which companies address those concerns adapts to meet market demands. Particular focus has been placed on the role of the board as a representative of shareholders at a company, and how the board’s structure and practices promulgate this responsibility. As always, this study provides a snapshot of these facets of public company boards in the S&P 1500 for investors and issuers to compare and contrast.

 

Investors are continuing to push for board accountability

 

The pyroclastic spread of proxy access over the past two years has arguably been the most prominent governance story in the United States. In two short years, the S&P went from having only a handful of companies with proxy access, to having over half its constituents offering shareholders the right. Proxy access is also starting to show up in shareholder proposals at smaller firms; as of March 14, ISS is tracking a dozen such proposals at S&P 400 companies.

 

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Advisory Board Best Practices: Roles and Advice

 

Proxy access is the most recent chapter in the much longer story of shareholders seeking board accountability. The next chapters are underway, with investors focusing on board self-regulation practices and measures, such as director tenure and board refreshment, board diversity, board evaluations, mandatory retirement ages, and more. Some of these are showing promise—such as board refreshment and continuing progress on gender diversity—while others are lagging, such as non-gender measures of board diversity.

Central to these concerns is shareholders’ desire that boards develop the skills, expertise, awareness, and experience to accurately assess and effectively manage emerging risks, such as cyber and environmental risks, and ensure that boards are constantly searching for weaknesses (and, when and where appropriate, soliciting external help to identify blind spots).

 

Traditional concerns still exist, but companies are making progress

 

More traditional approaches to increasing accountability, such as majority vote standards and annual elections in the director election process—features that are near-ubiquitous in the largest companies—have been adopted in greater frequency by smaller companies. Many problematic governance practices, such as poison pills, are also increasingly rare.

 

Investors are more accepting of alternative independent board leadership structures

 

Demonstrating that governance is both a give and take endeavor, investors are more accepting of alternative forms of independent board leadership. Whereas investors have historically favored independent chairs, many are increasingly comfortable with an alternative structure whereby a strong and empowered lead independent director counterbalances a combined chair/CEO.

 

Director compensation increased sharply

 

A new feature in this year’s study is an evaluation of director pay covering the preceding five years. While compensation disclosure for non-employee directors is not new itself, the rules and guidelines governing director pay disclosure have only recently standardized. Beginning in December 2006, SEC rules required the disclosure of director pay in a standardized table format. This disclosure increased transparency and comparability between companies. Additionally, both the NYSE and NASDAQ require that boards consider director pay when determining director independence for purposes of meeting listing requirements.

Director compensation has received increased scrutiny in recent years, particularly given rising pay levels and high-profile shareholder lawsuits alleging excessive pay. Amid this atmosphere, many companies have taken a proactive approach to director compensation programs, mainly through altering equity plans or, in a few rare instances, introducing ballot items.

As companies weigh the potential benefits of changing director pay structures, median pay continues to rise. In fact, non-employee director compensation grew 17 percent between 2012 and 2016, while median CEO pay in the S&P 500 (reported in ISS’ 2016 US Compensation Postseason Report) rose by less than 10 percent. One positive development is the streamlining observed among director compensation programs. For example, the elimination of meeting and telephonic meeting fees in many compensation structures.

 

Increased scrutiny of certain board practices has necessitated a more detailed review

 

Previous versions of the board study included an in-depth snapshot of new-director demographics and trends, such as tenure, refreshment, and diversity. As these components of board composition have become a significant part of the governance conversation, ISS has produced in-depth studies on each of these issues.

For a vast and comprehensive look at board refreshment trends in the U.S., please see the joint ISS/IRRC study, Board Refreshment Trends at S&P 1500 Firms.

For a look at gender parity advancement on boards in the U.S. and around the world, please see the April 2016 joint study carried out by ISS and European Women on Boards, Gender Diversity on European Boards—Realizing Europe’s Potential: Progress and Challenges, and ISS’ December 2016 study, Gender Diversity on Boards—A Review of Global Trends.

The complete publication is available here.

_____________________________________

*Rob Yates is Vice President at Institutional Shareholder Services, Inc. This post is based on an ISS publication by Mr. Yates, Rachel Hedrick, and Andrew Borek.

L’histoire récente des courants de pensée en gouvernance aux É.U.


Aujourd’hui, je ne peux passer sous silence la petite histoire de l’évolution de la pensée en gouvernance publiée par , professeur à la George Washington University Law School.

Ce court article a été publié sur le site du HLS Forum. Il décrit les grands courants de pensée et met l’accent sur les publications des bonzes universitaires américains.

Je suis assuré que cette brève chronologie des événements, à compter de 1976, vous donnera une vue d’ensemble utile de l’évolution de la discipline.

Bonne lecture !

The Ivory Tower on Corporate Governance

 

In 1976, [Directors & Boards]’s founding year, two influential academic works in corporate governance appeared: Berkeley law professor Melvin Eisenberg urged transforming the board from an advisory role to a monitoring model and mandating significant internal control systems, while University of Rochester economists Michael Jensen and William Meckling portrayed the firm as a nexus of contracts whose optimal design is for participants to choose.

 

These contrasting visions—obligatory uniformity versus free tailoring—have defined the field since, setting the boundaries of debate and helping participants think through positions. Into the early 1980s, the Eisenberg view dominated, with Columbia University law professor William Cary urging preemptive federal oversight of the field, traditionally handled by state law, and a generally pro-regulatory atmosphere imposing fiduciary mandates on independent directors and board committees.

But the nexus of contracts school soon ascended to greater influence, through the 1990s, after law professors such as Frank Easterbrook (now a judge) and Daniel Fischel, both of the University of Chicago, explored how the separation of ownership from control is a problem of agency costs, best addressed by contractual devices geared to maximizing shareholder value. Rather than federal mandates, states should experiment to offer a menu of tools for different corporations to tailor. Yale University law professor (also now judge) Ralph Winter theorized that competition among states for corporate charters constrained managers to promote shareholder interests.

While normative corporate governance scholarship has divided between the pro- and anti-regulatory camps of the 1970s and 1980s, the best academics learned from their intellectual opponents to refine stances and often forge consensus. For example, though assessments of the deal decade’s disruptive takeovers and comparative studies of non-U.S. practice found a place for non-shareholder constituents in corporate governance, a shareholder primacy norm nevertheless took root.

Even as both schools of thought contributed to the discourse, each had their heyday when current events cut in their favor. So the 1990s boom was a time of great enthusiasm for the economic approach, adding a productive trend of increasingly sophisticated empirical research, including on the value of state competition in corporate law. After the burst, however, and as widespread accounting fraud was revealed, scholars cited Eisenberg to diagnose failures to monitor and control—and prescribed cures found in the Sarbanes-Oxley Act (SOX). An industry-specific version of the dynamic transpired after the financial crisis, culminating in the Dodd-Frank Act.

In each case, scholarship was diverse, as pragmatic centrist resolution of pending challenges, exemplified by Columbia’s John Coffee, contended with cries on both normative sides of either too little or too much regulation (Yale’s Roberta Romano called SOX “quack governance”). Such episodes updated the Cary-Winter debate: full-scale federal preemption is probably dead but, as Harvard University law professor Mark Roe explained, less due to state competition than the threat to states of incremental federal incursion, a la SOX and Dodd-Frank.

Since 1976, scholars have helped shift power from managers to owners, especially institutional investors. Today, scholars such as Harvard Law professor Lucian Bebchuk urge continued expansion of shareholder power, while others, like UCLA law professor Stephen Bainbridge, observe and support a propensity toward director primacy instead. In the balance is the fate of shareholder activism, which though novel in some ways, at bottom raises issues debated for 40 years, particularly agency cost mitigation. Plus ça change, plus c’est la même chose.

Compte rendu hebdomadaire de la Harvard Law School Forum on Corporate Governance | 13 avril 2017


Voici le compte rendu hebdomadaire du forum de la Harvard Law School sur la gouvernance corporative au 13 avril 2017.

J’ai relevé les principaux billets.

Bonne lecture !

 

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  1. Director Appointments—Is It “Who You Know”?
  2. Voluntary Corporate Governance, Proportionate Regulation, and Small Firms: Evidence from Venture Issuers
  3. Should Executive Pay Be More “Long-Term”?
  4. Dealmakers Expect a “Trump Bump” on M&A
  5. A Legal Theory of Shareholder Primacy
  6. Earnouts: Devil in the Details
  7. On Regulatory Reform, Better Process Means Better Progress
  8. Tread Lightly When Tweaking Sarbanes-Oxley
  9. Corporations and Human Life
  10. Is Executive Pay Broken?

Colloque sur la gouvernance et la performance | Une perspective internationale


C’est avec plaisir que je partage l’information et l’invitation à un important colloque intitulé « Gouvernance et performance : une perspective internationale » qui aura lieu à l’Université McGill les 11 et 12 mai 2017.

C’est mon collègue, le professeur Félix ZOGNING NGUIMEYA, Ph.D., Adm.A., qui est le responsable de l’organisation de ce colloque en gouvernance à l’échelle internationale.

À la lecture du programme, vous constaterez que les organisateurs n’ont ménagé aucun effort pour apporter un éclairage très large de ce phénomène.

Ce colloque traite des récents développements et des sujets émergents en matière de gouvernance. La gouvernance, comme thématique transversale, est abordée dans tous ses aspects : gouvernance d’entreprise, gouvernance économique, gouvernance publique, en lien avec la création de valeur ou la performance des organisations, des politiques ou des programmes concernés. Dans chacun des contextes, les travaux souligneront l’effet des mécanismes de gouvernance sur la performance des organisations, institutions ou collectivités.

La perspective internationale du colloque a pour but d’examiner les modèles et structures de gouvernance présents dans différents pays et dans les différentes organisations, selon que ces modèles dépendent fortement du système juridique, du modèle économique et social, ainsi que le poids relatif des différentes parties prenantes. Les contributions sont donc attendues des chercheurs et professionnels de plusieurs champs disciplinaires, notamment les sciences économiques, les sciences juridiques, les sciences politiques, la comptabilité, la finance, l’administration et la stratégie.

Je vous invite à consulter le site web du colloque : https://gouvernance.splashthat.com/

Vous trouverez le programme détaillé du colloque à l’adresse suivante : http://www.acfas.ca/evenements/congres/programme/85/400/449/c

Bruno Déry annonce son départ du Collège des administrateurs de sociétés


Vous trouverez, ci-dessous, le communiqué de presse du 4 mars 2017 du Collège des administrateurs de sociétés (CAS) relatif au départ de Bruno Déry, PDG du CAS.

Ayant travaillé étroitement avec Bruno au cours de ses sept premières années passées au Collège, je puis affirmer que le CAS perd une ressource inestimable.

Bruno est un formidable gestionnaire ainsi qu’un des grands bâtisseurs du CAS ; il est certainement un as du développement des affaires.

Sans sa vision, ses compétences managériales, ses habiletés relationnelles, son énergie et sa détermination, le CAS ne serait pas devenu une organisation incontournable de formation en gouvernance.

Je lui souhaite de poursuivre sa carrière de gestionnaire à titre de haut dirigeant d’une autre organisation.

Bonne continuation mon ami Bruno.

Bruno Déry annonce son départ du Collège des administrateurs de sociétés

 

Après plus de 10 ans de loyaux services, Bruno Déry, MBA quittera ses fonctions au Collège, le 31 août prochain, pour relever de nouveaux défis.

Reconnu pour sa détermination et ses grandes qualités de leader et de gestionnaire, Bruno s’est démarqué pour son sens aigu de la collaboration et du développement de partenariat. Tous ceux qui l’ont côtoyé au sein de la communauté universitaire et d’affaires s’entendent pour dire que Bruno est un réel joueur d’équipe. À la blague, il vous confierait que c’est sûrement en raison de sa passion pour le sport et de ses études universitaires en science de l’activité physique.

Le CAS lui doit de nombreuses réalisations, dont, entre autres : l’amélioration continue du programme de certification universitaire en gouvernance de sociétés, la mise sur pied de formations spécialisées, l’élaboration de formations corporatives pour les administrateurs, le développement de partenariats avec des ordres professionnels et des associations d’affaires, le soutien d’organismes en quête d’amélioration de leur gouvernance, et, au quotidien, la création et la mobilisation d’une équipe de collaborateurs tout aussi engagée à la promotion de la saine gouvernance.

En réaction à l’annonce de son départ, Sylvie Lalande, présidente du conseil d’administration du Collège des administrateurs de sociétés tenait à mentionner : « Au nom du conseil d’administration, des partenaires, des diplômés, de l’équipe du Collège et en mon nom personnel, je désire remercier chaleureusement Bruno pour son engagement et son dévouement envers le CAS. Il nous laisse une organisation en excellente santé et fort bien positionnée pour relever les défis que la gouvernance des différents types de sociétés et même de nos institutions exigent. Je lui souhaite sincèrement de trouver de nouveaux défis à la hauteur de ses ambitions et de ses nombreux talents. »

Créé en 2005, le Collège des administrateurs de sociétés s’est imposé comme le leader en formation en gouvernance de sociétés. Il repose sur des assises solides avec l’appui de 50 partenaires fidèles à sa mission, une équipe de 125 formateurs passionnés par la promotion des bonnes pratiques en gouvernance et un réseau de 800 ASC fiers de s’associer aux ambitions du Collège. Aujourd’hui, le Collège dispose des conditions des plus favorables pour garantir sa croissance, lancer des projets innovateurs, poursuivre son rayonnement à l’international  et maintenir son sceau d’excellence en formation.

Les détails entourant l’appel de candidatures pour la dotation du poste de président et chef de la direction seront communiqués dans les prochaines semaines sur le site du Collège au cas.ulaval.ca

Réflexions sur les bénéfices d’une solide culture organisationnelle


Quels sont les bénéfices d’une solide culture organisationnelle ?

C’est précisément la question abordée par William C. Dudley, président et CEO de la Federal Reserve Bank de New York, dans une allocution présentée à la Banking Standards Board de Londres.

Dans sa présentation, il évoque trois éléments fondamentaux pour l’amélioration de la culture organisationnelle des entreprises du secteur financier :

 

  1. Définir la raison d’être et énoncer des objectifs clairs puisque ceux-ci sont nécessaires à l’évaluation de la performance ;
  2. Mesurer la performance de la firme et la comparer aux autres du même secteur ;
  3. S’assurer que les mesures incitatives mènent à des comportements en lien avec les buts que l’organisation veut atteindre.

 

Selon M. Dudley, il y a plusieurs avantages à intégrer des pratiques de bonne culture dans la gestion de l’entreprise. Il présente clairement les nombreux bénéfices à retirer lorsque l’organisation a une saine culture.

Vous trouverez, ci-dessous, les principales raisons pour lesquelles il est important de se soucier de cette dimension à long terme. Je n’avais encore jamais vu ces raisons énoncées aussi explicitement dans un texte.

L’article a paru aujourd’hui sur le site de la Harvard Law School Forum on Corporate Governance.

Bonne lecture !

 

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Reforming Culture for the Long Term

 

I am convinced that a good or ethical culture that is reflected in your firm’s strategy, decision-making processes, and products is also in your economic best interest, for a number of reasons:

Good culture means fewer incidents of misconduct, which leads to lower internal monitoring costs.

Good culture means that employees speak up so that problems get early attention and tend to stay small. Smaller problems lead to less reputational harm and damage to franchise value. And, habits of speaking up lead to better exchanges of ideas—a hallmark of successful organizations.

Good culture means greater credibility with prosecutors and regulators—and fewer and lower fines.

Good culture helps to attract and retain good talent. This creates a virtuous circle of higher performance and greater innovation, and less pressure to cut ethical corners to generate the returns necessary to stay in business.

Good culture builds a strong organizational story that is a source of pride and that can be passed along through generations of employees. It is also attractive to clients.

Good culture helps to rebuild public trust in finance, which could, in turn, lead to a lower burden imposed by regulation over time. Regulation and compliance are expensive substitutes for good stewardship.

Good culture is, in short, a necessary condition for the long-term success of individual firms. Therefore, members of the industry must be good stewards and should seek to make progress on reforming culture in the near term.

Compte rendu hebdomadaire de la Harvard Law School Forum on Corporate Governance | 30 mars 2017


Voici le compte rendu hebdomadaire du forum de la Harvard Law School sur la gouvernance corporative au 30 mars 2017.

J’ai relevé les principaux billets.

Bonne lecture !

 

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  1. Is the American Public Corporation in Trouble?
  2. Corporate Governance Update: Preparing for and Responding to Shareholder Activism in 2017
  3. New York Cybersecurity Regulations for Financial Institutions Enter Into Effect
  4. Does the Market Value Professional Directors?
  5. Did Say-on-Pay Reduce or “Compress” CEO Pay?
  6. The Americas – 2017 Proxy Season Preview
  7. Controlling Systemic Risk Through Corporate Governance
  8. 2017 Institutional Investor Survey
  9. 2017 Compensation Committee Guide
  10. Corporate Employee-Engagement and Merger Outcomes
  11. The Investor Stewardship Group: An Inflection Point in U.S. Corporate Governance?

Compte rendu hebdomadaire de la Harvard Law School Forum on Corporate Governance | 16 mars 2017


Voici le compte rendu hebdomadaire du forum de la Harvard Law School sur la gouvernance corporative au 16 mars 2017.

J’ai relevé les principaux billets.

Bonne lecture !

 

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  1. The Modern Slavery Act 2015: Next Steps for Businesses
  2. Stock Rising
  3. The Delaware Trap: An Empirical Study of Incorporation Decisions
  4. Acting SEC Chair’s Steps to Centralize the Process of Issuing Formal Orders—Are Commentators Drawing the Right Lessons?
  5. Defusing the Antitrust Threat to Institutional Investor Involvement in Corporate Governance
  6. Board of Directors Compensation: Past, Present and Future
  7. The Dealmaking State
  8. SEC Enforcement: 2016 in Review and Looking Ahead to 2017
  9. Super Hedge Fund
  10. Diversity Investing

Compte rendu hebdomadaire de la Harvard Law School Forum on Corporate Governance | 9 mars 2017


Voici le compte rendu hebdomadaire du forum de la Harvard Law School sur la gouvernance corporative au 9 mars 2017.

J’ai relevé les principaux billets.

Bonne lecture !

 

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  1. Uncapping Executive Pay
  2. The Trajectory of American Corporate Governance: Shareholder Empowerment and Private Ordering Combat
  3. Focus on Annual Incentives: Metrics, Goals, and More
  4. A Look at Board Composition: How Does Your Industry Stack Up?
  5. Teaming Up and Quiet Intervention: The Impact of Institutional Investors on Executive Compensation Policies
  6. The Regulatory and Enforcement Outlook for Financial Institutions in 2017
  7. The Materiality Gap Between Investors, the C-Suite and Board
  8. Pilot CEOs and Corporate Innovation
  9. Shareholder Engagement: An Evolving Landscape
  10. State Street Global Advisors Announces New Gender Diversity Guidance

Compte rendu hebdomadaire de la Harvard Law School Forum on Corporate Governance | 2 mars 2017


Voici le compte rendu hebdomadaire du forum de la Harvard Law School sur la gouvernance corporative au 2 mars 2017.

J’ai relevé les principaux billets.

Bonne lecture !

 

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  1. Corporate Officers as Agents
  2. 2015 Short- and Long-Term Incentive Design Criteria Among Top 200 S&P 500 Companies
  3. Private Funds Year in Review and 2017 Outlook
  4. Should Mutual Funds Invest in Startups?
  5. Shareholder Proposals Regarding Lead Director Tenure: A Harbinger of Things to Come?
  6. Hot-Button Issues for the 2017 Proxy Season
  7. 2017 Investor Corporate Governance Report
  8. 2017: Where Things Stand—Appraisal, Business Judgment Rule and Disclosure Section 16(B)—If at First You Don’t Succeed…
  9. Considerations for U.S. Public Companies Acquiring Non-U.S. Companies
  10. The 100 Most Overpaid CEOs

The Directors Toolkit 2017 | Un document complet de KPMG sur les bonnes pratiques de gouvernance et de gestion d’un CA


Voici la version 4.0 du document australien de KPMG, très bien conçu, qui répond clairement aux questions que tous les administrateurs de sociétés se posent dans le cours de leurs mandats.

Même si la publication est dédiée à l’auditoire australien de KPMG, je crois que la réalité réglementaire nord-américaine est trop semblable pour se priver d’un bon « kit » d’outils qui peut aider à constituer un Board efficace.

C’est un formidable document électronique interactif. Voyez la table des matières ci-dessous.

J’ai demandé à KPMG de me procurer une version française du même document, mais il ne semble pas en exister.

Bonne lecture !

The Directors’ Toolkit 2017 | KPMG

 

 

 

Now in its fourth edition, this comprehensive guide is in a user friendly electronic format. It is designed to assist directors to more effectively discharge their duties and improve board performance and decision-making.

Key topics

  1. Duties and responsibilities of a director
  2. Oversight of strategy and governance
  3. Managing shareholder and stakeholder expectations
  4. Structuring an effective board and sub-committees
  5. Enabling key executive appointments
  6. Managing productive meetings
  7. Better practice terms of reference, charters and agendas
  8. Establishing new boards.

What’s new in 2017

In this latest version, we have included newly updated sections on:

  1. managing cybersecurity risks
  2. human rights in the supply chain.

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Register here for your free copy of the Directors’ Toolkit.

Compte rendu hebdomadaire de la Harvard Law School Forum on Corporate Governance | 23 février 2017


Voici le compte rendu hebdomadaire du forum de la Harvard Law School sur la gouvernance corporative au 23 février 2017.

J’ai relevé les principaux billets.

Bonne lecture !

 

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  1. A Trump Appointed AG May Not Translate to Less Aggressive Enforcement
  2. It’s Time for the Pendulum to Swing Back
  3. SEC Enforcement in Financial Reporting and Disclosure—2016 Year in Review
  4. Tactical Approaches to Proxy Season 2017
  5. The Activist Investing Annual Review 2017
  6. Company Stock Reactions to the 2016 Election Shock: Trump, Taxes and Trade
  7. Directors Must Navigate Challenges of Shareholder-Centric Paradigm
  8. A Broader Perspective on Corporate Governance in Litigation

 

Les administrateurs doivent susciter le débat sur l’avenir de l’entreprise


Je vous recommande la lecture de l’article de Stuart Jackson publié dans la Harvard Business Review de janvier 2017.

L’auteur suggère, qu’en général, les conseils d’administration ne font pas suffisamment preuve de combativité et qu’ils ne jouent pas leur rôle principal, soit d’offrir une vision à long terme et de se concentrer sur la création de valeur.

Les administrateurs doivent offrir diverses perspectives de changement et proposer des stratégies propres à pérenniser l’organisation.

Les administrateurs doivent faire preuve de courage et apprendre à formuler des critiques positives envers le PDG. Le conseil d’administration est essentiellement un lieu de débat sur le futur de l’entreprise.

Les membres du conseil doivent être capables de réfléchir à l’évolution du modèle d’affaires et prévoir un plan d’action opérationnel pour un changement à long terme.

L’auteur propose une limitation de la durée des mandats des administrateurs afin d’éviter la complaisance susceptible de se manifester avec le temps. Également, on doit viser le choix d’administrateurs indépendants, capables de questionner et de contester les actions de la direction.

À cet égard, il me semble que les administrateurs devraient suivre une solide formation en gouvernance, notamment une formation telle que celle offerte par le Collège des administrateurs de sociétés (CAS) qui propose une simulation des débats autour de la table du conseil.

On constate que le rôle d’un administrateur est très exigeant et que celui-ci doit penser en termes de compétitivité de l’entreprise.

Bonne lecture ! Vos commentaires sont les bienvenus.

 

Boards Must Be More Combative

 

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Boards of directors play two roles. They must protect value by helping companies avoid unnecessary risks, and they must build value by ensuring that companies change quickly enough to address emerging competitive threats, evolving customer preferences, and disruptive technologies.

With technology and business model cycles becoming shorter and companies facing unrelenting pressure to innovate or suffer the consequences, more and more boards need to focus on the second of these roles. To do so, they must be willing to challenge executive teams and stress-test their strategies to ensure they go far enough and fast enough. For boards used to preserving the status quo, this shift can be uncomfortable. Here are four ways boards can become better challengers and champions of change.

Confront Unwelcome News and Trends

Changing strategy is extremely difficult, especially for successful businesses. In the early 1990s Blockbuster commissioned a study on the future of video-on-demand technologies and how they would impact traditional video rentals. The report concluded that expanded cable offerings and broadband internet would begin to impact video rentals around 2000, and would grow rapidly thereafter. The good news was that Blockbuster had a good 10 years to prepare for the new environment. But the shift never happened: Management ignored the study’s findings and continued with the same strategy, supported by the board. In September 2010 Blockbuster filed for bankruptcy protection. In this case, value protection was not enough. The company had clear advance notice that seismic change was coming.

The board’s role was to acknowledge the warning signs and challenge management’s lack of action — even if it meant contention and dispute in the boardroom.

Make Sure You Have Challengers in Your Midst

Boards will be far more effective in their challenger role if they offer seats to individuals with professional experiences and viewpoints that are very different from those of the executive team. Directors can learn to be more direct with management, but it’s hard to fake contrarianism when everyone is of the same mind. When a board resembles the CEO in mindset and outlook, it’s a recipe for a gatekeeper board, not a challenger board. But when boards mix it up by bringing in members with different perspectives, they can effect powerful strategic changes, something I have seen many times in my work with corporate boards.

Often, these “challengers” will be tech-savvy young executives from digitally disruptive companies who can press their fellow directors and senior management about potential blind spots related to digital disruption. But disruption is not always about technology. For example, one highly successful, privately-held producer of canned foods actively sought a board member who could challenge management to think differently but who would still fit with the company’s family-oriented governance culture. The successful candidate was the CEO of a well-known, family-owned California wine business that catered to consumers who would not dream of buying canned food. The board member helped the company “think outside the can” to identify new product forms that would broaden their customer base and appeal to health-conscious consumers.

In another instance, a leading chain of retail pharmacies appointed as vice chair someone with a background in health care manufacturing and pharmacy benefit management. The new board member helped management better understand the efficiency advantages of mail-order pharmacies, which rely on automation. As a result, the company added low-cost automated pharmacy services to its existing retail outlets, giving it a competitive advantage over traditional retail pharmacies.

Stay Fresh with Term Limits and Checks and Balances

Beyond accessing the right expertise, boards can maintain a challenger perspective by ensuring they don’t become complacent and drift toward an approver role. One of the most effective ways to do this is to establish mandatory term limits as a part of the board’s bylaws. Term limits can help boards maintain a level of independence between the outside directors and executive leadership.

Moreover, if the CEO and chair roles are separated, the chair can take more active responsibility for ensuring that alternative views and perspectives are brought before the board. Separating the roles is a common practice in Europe, and it’s becoming more so in the United States. Another option is to appoint an independent lead director, a less drastic change that can have a similar effect. In fact, the New York Stock Exchange essentially requires listed companies with nonindependent chairs to appoint one of their independent directors as lead director. The lead position, among other duties, is responsible for scheduling and helming board meetings that take place without management. Today the majority of S&P companies with combined CEO and chair roles have chosen to counterbalance this arrangement by appointing an independent lead director.

Turn Courage and Candor into Core Competencies

Having directors with valuable insights is worthless if they do not feel comfortable sharing their perspectives and debating issues with management. A recent study by Women Corporate Directors and Bright Enterprises found that more than three-quarters (77%) of director respondents believed that their boards would make better decisions if they were more open to debate, and 94% said that criticism can help bring about change when it is used properly.

Nevertheless, board members are often hesitant to offer criticism, especially to CEOs. The same survey found that only about half (53%) of respondents felt that the CEOs of their companies take criticism well. This is not surprising. As a board member it is much easier to empathize with a CEO under pressure than with an abstract group of shareholders. One way to address this issue is to offer board members training in giving and receiving constructive criticism. Board members need to understand that failing to confront difficult issues will not help the CEO. If a CEO’s first indication that the board is dissatisfied is hearing they are searching for his or her replacement, then the board is not fulfilling its responsibilities.

Challenger boards are those with the strength to put the hard questions to management and to poke holes in suboptimal strategies. They bring a diversity of perspective that can help management understand the company’s vulnerabilities and how to overcome them. For companies struggling to exist in a world where disruption is rapidly becoming a business constant, challenger boards may well be one of their most important survival tools.

Priorité à la diversité sur les conseils d’administration | Les entreprises à un tournant !


Selon David A. Katz et Laura A. McIntosh, associés de la firme Wachtell, Lipton, Rosen & Katz, les entreprises américaines ont franchi un point de non-retour eu égard à l’acceptation de la contribution de la diversité à la profitabilité des sociétés.

En effet, il est de plus en plus acquis que l’accroissement de la diversité a des effets positifs sur les deux rôles majeurs du conseil d’administration : (1) la surveillance (oversight) et (2) la création de valeur des entreprises.

Ce court article, publié sur le site du Harvard Law School Forum, décrit les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la diversité sur les CA et montre que les entreprises en sont à un tournant dans ce domaine.

Bonne lecture ! Vos commentaires sont appréciés.

 

Corporate Governance Update: Prioritizing Board Diversity

 

In what has been called a “breakout year” for gender diversity on U.S. public company boards, corporate America showed increasing enthusiasm for diversity-promoting measures during 2016. Recent studies have demonstrated the greater profitability of companies whose boards are meaningfully diverse. In many cases, companies have collaborated with investors to increase the number of women on their boards, and a number of prominent corporate leaders have publicly encouraged companies to prioritize diversity. The Business Roundtable, a highly influential group of corporate executives, recently released a statement that explicitly links board diversity with board performance in the two key areas of oversight and value creation. Likewise, a group of corporate leaders—including Warren Buffett, Jamie Dimon, Jeff Immelt, and Larry Fink, among others—published their own “Commonsense Principles of Corporate Governance,” (discussed on the Forum here) an open letter highlighting diversity as a key element of board composition.

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Momentum toward gender parity on boards is building, particularly in the top tier of public corporations. Pension funds from several states have taken strong stances intended to encourage meaningful board diversity at the 25 percent to 30 percent level. Last year, then-SEC Chair Mary Jo White cited the correlation of board diversity with improved company performance and identified board diversity as an important issue for the Commission, signaling that it may be a priority for regulators going forward. Boards should take note of the evolving best practices in board composition and look for ways to improve, from a diversity standpoint, their candidate search, director nomination, and board refreshment practices. We recommend that boards include this issue as part of an annual discussion on director succession, similar to the annual discussion regarding CEO succession.

Diversity and Performance

A board of directors has two primary roles: oversight and long-term value creation. This year, the Business Roundtable released updated governance guidelines (discussed on the Forum here) that link a commitment to diversity to the successful accomplishment of both goals. Its 2016 guidelines include a statement on diversity that reads, in part, “Diverse backgrounds and experiences on corporate boards … strengthen board performance and promote the creation of long-term shareholder value.” In a statement accompanying the guidelines, Business Roundtable leader John Hayes noted that a “diversity of thought and perspective … adds to good decision-making” and enables “Americans, as well as American corporations, to prosper.” Board success and competence thus is recast to include diversity as an essential element rather than as an afterthought or as a concession to special interests.

Similarly, the “Commonsense Principles of Corporate Governance” (discussed on the Forum here) outlined over the summer by a group of corporate leaders highlights diversity on boards—multi-dimensional diversity—and correlates that diversity with improved performance. The signers of the principles, including an activist investor, a pension plan, and various chief executives, stated unequivocally in their accompanying letter that “diverse boards make better decisions.” A consensus seems to be emerging among corporate leaders that, as stated by the Business Roundtable, boards should include “a diversity of thought, backgrounds, experiences, and expertise and a range of tenures that are appropriate given the company’s current and anticipated circumstances and that, collectively, enable the board to perform its oversight function effectively.” With regard to oversight, a recent study by Spencer Stuart and WomenCorporateDirectors Foundation (discussed on the Forum here) found that female directors generally are more concerned about risks, and are more willing to address them, than are their male colleagues. Boards should, where possible, develop a pipeline of candidates whose career paths are enabling them to acquire the relevant professional expertise to be valuable public company directors in their industry.

In order to promote diversity in board composition, boards should become familiar with director search approaches to identify qualified candidates that would not otherwise come to the attention of the nominating committee. Executive search firms, public databases, and inquiries to organizations such as 2020 Women on Boards are a few of the ways that boards can find candidates that may be beyond their typical field of view. Organizations exist to help companies in their recruitment efforts. Crain’s Detroit Business, for example, has compiled a database of qualified female director candidates in Michigan, who are invited to apply and are vetted for inclusion. Boards may wish to commit to including individuals with diverse backgrounds in the pool of qualified candidates for each vacancy to be filled.

The Future of Diversity

In 2016, shareholder proposals on board diversity met with increased success. The numbers are still small: Nine proposals made it onto the ballot last year, nearly double the total in 2015 and triple the total in 2014. Nonetheless, support reached unprecedented levels in certain cases: A diversity proposal—which was not opposed by management—at FleetCor Technologies received over 70 percent shareholder support. Another diversity proposal—which was opposed by management—at Joy Global received support from 52percent of the voting shares (though the proposal did not pass due to abstentions). Diversity proposals are generally supported by the proxy advisory firms, including Institutional Shareholder Services and Glass Lewis.

Perhaps more significantly, shareholder proposals in several cases resulted in increased board diversity without ever coming to a vote. The pension fund Wespath submitted proposals this year seeking to increase diversity at three major corporations, and in each case withdrew the proposals when the subject companies agreed to add women to their boards. A spokesperson for Wespath stated that the fund had privately communicated their desire for increased diversity and had filed proposals as a “last resort” to spur change.

In a similar effort, CalSTRS recently submitted 125 letters to boards at California corporations whose boards had no women directors; in response, 35 of the companies appointed female board members. CalSTRS has indicated that if its private approaches are unsuccessful, it will proceed with shareholder proposals. The Wespath and CalSTRS examples are valuable for boards. Listening to investors, being responsive, and staying out in front of issues to forestall shareholder proposals is far better than reacting to frustrated investors who feel compelled to resort to extreme measures to get corporate attention. It is also greatly preferable to a situation in which activist investors press for legislative actions such as quotas or other mandatory board composition requirements, as we have seen in other countries.

2017 is likely to be a year in which progress toward greater board diversity significantly accelerates. Indeed, it is becoming clear that gender diversity—if not gender parity—one day will be a standard aspect of board composition. While the process of realizing that future should not be artificially or counterproductively hastened, it should be welcomed as a state of affairs that will be beneficial to all corporate constituents and, beyond, to the greater good of U.S. business and American culture.

 

Compte rendu hebdomadaire de la Harvard Law School Forum on Corporate Governance | 27 janvier 2017


Voici le compte rendu hebdomadaire du forum de la Harvard Law School sur la gouvernance corporative au 27 janvier 2017.

J’ai relevé les principaux billets.

Bonne lecture !

 

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  1. Why Do Managers Fight Shareholder Proposals? Evidence from No-Action Letter Décisions
  2. Bridging the Data Gap through Shareholder Engagement
  3. Top 10 Topics for Directors in 2017
  4. Mutual Funds As Venture Capitalists? Evidence from Unicorns
  5. Broadening the Boardroom
  6. 2016 Year in Review: Securities Litigation and Regulation
  7. Bebchuk Leads SSRN’s 2016 Citation Rankings
  8. Do Director Elections Matter?
  9. White Collar and Regulatory Enforcement: What to Expect in 2017
  10. Financial Regulatory Reform in the Trump Administration
  11. Dealing with Activist Hedge Funds and Other Activist Investors

 

Compte rendu hebdomadaire de la Harvard Law School Forum on Corporate Governance | 19 janvier 2017


Voici le compte rendu hebdomadaire du forum de la Harvard Law School sur la gouvernance corporative au 19 janvier 2017.

J’ai relevé les principaux billets.

Bonne lecture !

 

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  1. Playing It Safe? Managerial Preferences, Risk, and Agency Conflicts
  2. Shareholder Challenges Pay Practice at Apple, Inc.
  3. Corporate Donations and Shareholder Value
  4. Delaware Supreme Court Rules on Director Independence
  5. Proxy Access Reaches the Tipping Point
  6. Acquisition Financing: the Year Behind and the Year Ahead
  7. Say on Pay Laws, Executive Compensation, CEO Pay Slice, and Firm Value around the World
  8. The Importance of the Business Judgment Rule
  9. 2016 Year-End FCPA Update
  10. Delaware Court of Chancery Dismissal of Complaint Based on Post-Closing Disclosure Claims

Compte rendu hebdomadaire de la Harvard Law School Forum on Corporate Governance | 12 janvier 2017


Voici le compte rendu hebdomadaire du forum de la Harvard Law School sur la gouvernance corporative au 12 janvier 2017.

J’ai relevé les principaux billets.

Bonne lecture !

 

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  1. Global and Regional Trends in Corporate Governance for 2017
  2. Compensation Season 2017
  3. Sustainability Practices: 2016 Edition
  4. The Ivory Tower on Corporate Governance
  5. Constitutionality of SEC’s Administrative Law Judges Headed to Supreme Court?
  6. Moving Beyond Shareholder Primacy: Can Mammoth Corporations Like ExxonMobil Benefit Everyone?
  7. Mergers and Acquisitions—A Brief Look Back and a View Forward
  8. Top 250 Report on Long-Term Incentive Grant Practices for Executives
  9. Corporate Governance: The New Paradigm
  10. A Strategic Cyber-Roadmap for the Board
  11. 2016 Year-End Activism Update
  12. Short-Termism and Shareholder Payouts: Getting Corporate Capital Flows Right