Le réseautage | une activité essentielle à tout administrateur potentiel


Aujourd’hui, je cède l’antenne à Johanne Bouchard* qui agira à titre d’auteure invitée sur mon blogue en gouvernance. Son deuxième billet se retrouve dans son e-Book 1.Sur son site, elle a créé une catégorie sous l’entête « What I write about », blogs in French. Tous les articles en français seront accessibles à cet endroit.

L’auteure a une solide expérience d’interventions de consultation auprès de conseils d’administration de sociétés américaines et d’accompagnements auprès de hauts dirigeants de sociétés publiques.

Dans ce billet, elle aborde le sujet de l’importance du réseautage, un préalable à l’obtention de postes d’administrateurs.

Quels conseils une personne qui connaît bien les rouages du processus de composition des CA d’entreprises privées, publiques, petites ou grandes, peut-elle prodiguer, simplement et concrètement, au sujet du thème du réseautage ?

Bonne lecture ! Vos commentaires sont les bienvenus.

Réseautez | Parce que vous ignorez qui vous ignorez!

Bien que le vieil adage « ce n’est pas ce que vous savez qui compte, mais qui vous connaissez », semble vrai, j’ajouterais aussi que vous devriez connaître ce qu’il est important de savoir et savoir qui vous devriez connaître –– qui peut dire de qui vous aurez besoin un jour ?

Le réseautage en affaires est un incontournable. Le réseautage est aussi très important pour accéder à votre premier conseil d’administration ou à plusieurs conseils d’administration. Vous pouvez toujours développer votre entreprise en utilisant le bouche à oreille, cependant, vous n’obtiendrez pas facilement une place au conseil d’administration si les gens ne vous connaissent pas ou n’ont aucune idée de qui vous êtes.

Réseautez: Parce que vous ignorez qui vous ignorez!

Encore plus que les conseils d’administration, le réseautage est important pour plusieurs raisons :

  1. Élargir votre champ d’action pour ouvrir les bonnes portes à de nouveaux contacts ;
  2. Vous faire connaître, soutenir et promouvoir votre entreprise ;
  3. Faciliter votre introduction dans le milieu ;
  4. Être présents à l’esprit de ceux qui pourraient avoir recours à vos services et devenir leur priorité ;
  5. Créer des partenariats stratégiques ;
  6. Créer des liens d’affaires qui augmenteront votre visibilité, vos échanges et peut-être vos compétences-clés ;
  7. Vous tenir informés auprès des gens qui sont aussi des experts dans votre domaine.

Les affaires s’accroissent grâce au soutien et à la collaboration des autres. Le réseautage vous permet d’identifier les bons outils et les ressources appropriées qui vous permettront d’atteindre vos objectifs au cours des différentes étapes de croissance d’une entreprise.

Un réseau se développe un pas à la fois (sans sauter les étapes). Vous ne savez jamais quand quelqu’un pourra bénéficier de votre soutien et quand vous apprécierez le leur.

Quand vous participez à un événement de réseautage, souvenez-vous de :

  1. Prendre le pouls de la salle : Participer à un événement de réseautage peut être intimidant, parfois même accablant. Si vous êtes seul, prenez le temps de circuler dans la pièce et essayez de repérer les gens qui semblent être seuls. Il est plus facile d’aborder une personne seule que d’essayer de vous insérer au milieu d’une conversation de groupe ;
  2. L’image que vous présenterez est celle que les gens retiendront : Vous ne reverrez peut-être plus jamais ces personnes, ou vous n’aurez peut-être jamais besoin de communiquer avec elles. Mais, si cela devait arriver, vous aimeriez qu’on se souvienne de vous comme vous le souhaitez ;
  3. Apportez vos cartes professionnelles, distribuez vos coordonnées à chaque personne que vous rencontrez : Certains vous diront que vous n’avez pas besoin de ces cartes professionnelles et qu’il existe des moyens plus rapides de partager ses coordonnées. Offrez toujours vos coordonnées ou vos cartes professionnelles avant de quitter l’événement, et ce même si vous n’avez échangé que quelques mots avec cette personne ;
  4. Serrez la main des gens quand vous les rencontrez, informez vous d’eux et échangez : Contrôlez ce que vous voulez qu’ils retiennent à votre sujet et respectez leurs valeurs ;
  5. Regardez les gens dans les yeux quand vous leur parlez : Ne penchez pas la tête et ne regardez pas ailleurs. Soyez sincère et soyez attentifs à ce qu’ils disent ;
  6. Ne le prenez pas mal si on ne s’intéresse pas à ce que vous avez à dire ;
  7. Demandez toujours leurs coordonnées ou leurs cartes professionnelles avant qu’ils ne partent.

Après la rencontre de réseau, faites le suivi !

  1. À votre retour au bureau, ou à la maison, assurez vous que tous les détails concernant les coordonnées des gens rencontrés sont inscrites dans vote base de données le plus tôt possible ; vous créerez ainsi progressivement votre réseau pour le futur ;
  2. Envoyez un courriel, à chaque personne que vous avez rencontrée, lui exprimant le plaisir que vous avez eu de la connaître ;
  3. Allez ensuite sur LinkedIn, puis essayez de retrouver les personnes que vous avez rencontrées et invitez-les à vous joindre. Si elles sont influentes, considérez les suivre ;
  4. Allez sur Twitter, trouvez-les et suivez-les.

Comprenez-vous tout le pouvoir du réseautage ?

Si vous savez comment utiliser le réseau, vous augmenterez vos chances d’obtenir un siège à un conseil d’administration.


*Johanne Bouchard est maintenant consultante auprès de conseils d’administration, de chefs de la direction et de comités de direction. Johanne a développé une expertise au niveau de la dynamique et la de composition d’un conseil d’administration. Après l’obtention de son diplôme d’ingénieure en informatique, sa carrière l’a menée à œuvrer dans tous les domaines du secteur de la technologie, du marketing et de la stratégie à l’échelle mondiale.

Pour en connaître plus sur le site de Johanne Bouchard

La gouvernance : une discipline en évolution | Drew Stein et al.


Aujourd’hui, j’ai choisi de publier un récent billet du groupe de discussion LinkedIn, « Boards & Advisors » qui relate une discussion très intéressante sur l’avenir de la gouvernance, notamment sur le rôle du conseil d’administration eu égard aux communications avec les actionnaires/investisseurs.

Ce billet est issu d’une prise de position de Drew Stein, partagée par Richard Leblanc, et commentée par plusieurs experts en gouvernance.

Un premier courant de pensée stipule que la communication des administrateurs avec les actionnaires est inappropriée compte tenu que ceux-ci sont élus annuellement par les actionnaires pour les représenter…

Mais voilà, un autre courant de pensée, prône la communication avec les actionnaires étant donné, qu’avec le temps, les administrateurs sont devenus moins représentatifs puisque ce sont eux qui proposent les administrateurs aux actionnaires !

 

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Quel est votre point de vue sur ce sujet controversé ?

Governance as an Enabling Discipline | Drew Stein

Drew Stein:

« Corporate Governance as a professional discipline has over recent decades been subject to numerous influences. Gone are the days when a corporate “`Mission Statement “ was viewed as the guiding light which all corporate wisdom would be asked to worship. Gradually governance as a discipline has been accepted by most professional business practitioners as an enabling vehicle which provides a platform for determining sound corporate behaviour and structured decision making. Over the years I’ve read and worked with boards on numerous governance documents and it’s interesting to note the maturing of the discipline as it’s morphed from Mission Statement through various stages of re incarnation to today where the governance document and its inherent disciplines are considered mandatory to ensuring professional leadership processes. Most directors accept that a soundly based and structured governance document is one of the most significant discipline and corporate behaviour enablers contributing to a company’s success.

As the governance discipline has in the past continually changed its shape and matured there is no doubt it will continue to do so as the winds of change in the corporate world blow across the business community. It needs to be remembered that governance as a discipline is a living breathing entity which continually requires stroking and attention otherwise it will stagnate and lose its ability to be one of the prime enablers contributing to above average board performance.

Therefore it is my opinion that at present there is a very real risk that governance as a discipline will begin to lose focus of its prime purpose if it does not address strategically important emerging issues. As a result it risks being relegated in status to a simple process driven ideology rather than an enabler to address future pressures and provide the structured platform required to meet new challenges required by today’s market. Let me explain.

Most current governance documents remain relatively silent on the key issue of shareholder communication. Yet as we’ve seen from the growing influence of the shareholder activist groups this is an issue which won’t go away and in some cases is becoming a festering wound. Now it is my contention that within the governance document there should be a highlighted section on how the board manage shareholder communication. Such detail on this extremely important issue will ensure the governance discipline can fulfil its purpose as a high level corporate enabler by providing a structured communication bridge between shareholder/investors and the board. Naturally there will need to be discussions with the major shareholders and agreement reached which would certainly take the distrust out of the current argument. In addition it would cement in place the role of the governance discipline as a high level enabler towards achieving corporate excellence.

I appreciate some readers will not agree that the governance discipline is the place to address shareholder board problems. I’ve seen some commentators suggest that changes in the company’s “Articles of Association” need to occur. However this appears to be a sledge hammer driving a drawing pin when if covered with real purpose in the governance document the resulting platform should be sufficient to engender real harmony and a sense of combined purpose between shareholders and their elected board.

My final comment may not sit well with some business professionals. Never the less it is my belief that some boards have assumed a position of almost arrogance and conferred self-importance upon themselves, conveniently forgetting that they are accountable to the shareholder/investors. Further I believe through judicious application of the governance discipline the balance of accountability can be restored and shareholder/investors will claw back their rightful position as the ultimate stakeholders in any company structure. »

Al Errington

Thank you for posting this Richard. I really enjoy Drew Stein’s insights into business and governance. As a note to Drew, I am very comfortable with his statements about board arrogance and lack of connection to shareholders or membership having lived through a lot of that. Shareholders and membership needs to be treated as the ownership they are and board’s need to think of themselves less as business or organizational elite than stewards of the ownership investment.
To me good governance is less about structure and rules than being focused, effective and accountable. Structure and rules are tools to be focused, effective and accountable but structure and rules are not good governance in and of themselves.

Kaiser Naseem

I agree with what Drew articulates. However, just to emphasize, more important than the CG document/code itself is the ability and willingness of shareholders, board members and senior management to adhere to and practice the principles. I am sure all of us still remember that one of the best document/code ever written was that of ENRON (which later sold for 1 cent on E-bay).

On the comment about arrogance, while agreeing, we should keep in mind the level of sophistication of the shareholders. So it would depend on the market (and I work a lot in emerging markets). At times, the BOD needs to show the way, even to the shareholders. Of course, this should not breed arrogance

David FinchAgree with Dean, but at the risk of stating the obvious (my apologies – Internal Auditors & Risk Managers do this all the time), actions speak louder than words; actions take time and are expensive, while words are instant and cheap…

We need frameworks, but more than anything, we need the right « tone at the top » – a tone which, like the Captain on his ship, is able to work the engine (actions) and rudder ( framework) to steer the vessel through choppy waters and reach the desired destination.

Enron had some nice words, but the overall framework was rottten. The good rudder was missing its equally essential rudder stock, and the engine ploughed on to take the ship into dangerous waters.
So apologies again for a bag of mixed metaphors, but I trust you get my « drift »

Gillian Lansdowne

While ensuring a company or board has the right framework and governance structure is very important, it is relatively easy to accomplish. The more complex equation is getting the people, culture, accountability and performance right. In order to thrive, both elements are essential.

Cam Brinsdon

Commenters – If you read Drew’s other posts you will see that he promotes accountability, culture, ‘tone at the top’, and action. A sound approach in one area of governance does not preclude a positive focus on other attributes of good governance.

Peter Crow

You make some good points Drew, well done.

The core of the tension with many shareholder-owner relationships seems to come down to ‘power’, especially in PLCs where the owner is not easily identified. That hubris and other similar attributes abound in the boardroom doesn’t help either. Thankfully, the problems you describe are somewhat less apparent in privately-held businesses, where the owner (and the wishes of the owner) are more readily identified and asserted.

Notwithstanding this, your proposal, of documenting the relationship, is not the complete answer though, is it? To define how the board and shareholders should correspond and work together (or not!) is one thing. To get boards and shareholders to comply is something else in my view. David Finch’s comment, about ‘tone at the top’ is crucial, as is a very clear division of labour between the owner, the board and management. Have you turned your mind to this problem (of how to achieve the appropriate tone), especially as it relates to PLCs and given the fractious proxy access situation?

Ted Santos

Great insights, Drew.

There is a dilemma for how shareholders should engage the BoD and management, especially since hedge funds win most proxy fights. If there isn’t some CG in place, the shareholders can become more of a distraction to the BoD and management which will further support their reason for being disgruntled. Without governance, shareholders can cut off their nose to spite their face.

At the same time, there are many savvy shareholders who can be extremely valuable to management and the BoD. Therefore, it is in the best interest for boards and shareholders to have collaborative communication. Otherwise, it can be hubris on the board’s part and an example of squandering critical intellectual capital.

I have another concern. If any company becomes an amalgamation of processes, eventually they may lose their way. While processes are important, they cannot navigate the course of a business. They are simply tools for navigating. In other words, my concern is that businesses will lose sight of their prime purpose. Perhaps prime purpose was the difference between Steve Jobs and John Skully.

Henry D. Wolfe

Ted, I completely agree with your last paragraph re processes. In my view, one of the many things that is wrong with current governance is that it is too process driven thereby obscuring the primary responsibility of the board around value maximization. Private equity governance is just the opposite in that there is very little process and a substantial amount of substance as it relates to the performance of the business. To take your analogy a step further, public company governance would be John Skully and PE portfolio company governance would be Steve Jobs.

Ted Santos

Thanks, Henry and well put. There was an article posted in the WSJ that addressed exactly what you are saying about PE back companies. I will post it in this group.

Drew Stein

Governance as a discipline is naturally divisible into various sectorial accountability groups. Some of these groupings are entirely process driven with clearly identifiable boundaries while others are more judgmental by nature being influenced by experience and current market conditions but still being applied within designated boundaries.. It’s important to accept that governance documents require continual review and refreshing in order to fulfil their purpose as one of the most important strategic enablers available to board members. Chairman demonstrate their leadership of the board in many ways including being the sponsor and controller of the governance document and as such providing guidance to the directors on the application and accountability of the various factors shaped within the document.

Henry D. Wolfe

Ted – did you post the WSJ article that you referenced in your last comment?

Ted Santos

Yes, I did post it. It went up the next day. Here is the link to the article: http://blogs.wsj.com/privateequity/2014/10/29/pe-backed-companies-expand-revenue-faster-than-non-pe-peers/

Henry D. Wolfe

Thank you, Ted. In another study that was done by Ernst & Young, when compared to their publicly traded peers (same industry, same size business, etc.), over a 5 year period PE owned companies increased Enterprise Value 33% more than the comparable public companies. The PE governance model was singled out as the prime driver of this outperformance.

The following is a link to another study done re PE portfolio company performance with McKinsey attributing the high performance of the PE companies not to financial engineering but to the PE governance model. I have argued for years that the public company model is in need to being reshaped to approximate the PE model.

http://www.egonzehnder.com/us/leadership-insights/the-private-equity-board-a-good-governance-model.html

Ted Santos

You’re welcome, Henry. Thanks for adding the McKinsey study. I will read it.

Cinq (5) conseils utiles pour obtenir le poste convoité sur un CA


Aujourd’hui, je vous propose la lecture du premier billet en français de Johanne Bouchard* qui se retrouve dans son e-Book 1.

Sur son site, elle a créé une catégorie sous l’entête « What I write about », blogs in French. Tous les articles en français seront accessible à cet endroit.

Johanne a une longue expérience d’interventions de consultation auprès de conseils d’administration de sociétés américaines et d’accompagnements auprès de hauts dirigeants de sociétés publiques.

Dans ce billet, elle aborde un sujet qui intéressera beaucoup de candidats à des postes d’administrateurs.

Quels conseils une personne qui connaît bien différentes facettes d’une dynamique efficace des CA d’entreprises privées, publiques, petites ou grandes, peut-elle prodiguer, simplement et concrètement ?

Bonne lecture. Vos commentaires sont les bienvenus.

Vous ciblez un poste à un CA? Voici cinq (5) conseils utiles pour l’obtenir

Les conseils d’administration ont toujours attiré des candidats de calibre, mais aujourd’hui ces postes sont de plus en plus convoités. Et c’est bien qu’il en soit ainsi. Siéger à un conseil d’administration peut donner un nouvel élan à une carrière de gestionnaires ! Mais siéger sur un conseil d’administration est un engagement sérieux lié à des responsabilités qu’il ne faut pas sous-estimer.

Je vous encourage à bien choisir le conseil d’administration auquel vous pourriez apporter une valeur ajoutée significative et à savoir comment vous pourriez y contribuer positivement. Soyez prêts à honorer votre engagement lorsque vous y obtiendrez votre place.

Mais comment obtient-on un siège sur un conseil d’administration ? Voici mes cinq meilleurs conseils :

(1) Soyez conscients et très clairs à propos de vos compétences et de vos talents.

Ce sont les atouts que vous mettrez en valeur pour inciter un conseil d’administration à vous inviter à sa table. Assurez-vous que votre curriculum vitae (CV) soit à jour et qu’il mette en évidence vos compétences essentielles à l’obtention d’un poste au sein d’un conseil d’administration. Vous pouvez envisager de concevoir un « CV sur mesure pour un CA ».

En explorant les occasions de faire partie d’un conseil d’administration, soyez conscients des compétences que vous avez et de celles qui sont complémentaires aux exigences de ce conseil. De nombreux conseils d’administration n’ont pas un ensemble (un mix) de compétences aussi robustes qu’ils le devraient.

Les compétences les plus souvent recherchées par les conseils d’administration varient. Par exemple, si vous convoitez le conseil d’administration d’une société publique (cotée en bourse), il y a un ensemble de compétences qui s’avèrent relativement incontournables, des compétences et des connaissances qu’il faut posséder. En voici un certain nombre :

– Un bon sens de leadership ;

– Des connaissances à propos de la gouvernance, de la composition d’un conseil d’administration, de la dynamique d’un conseil d’administration ;

– Une expérience pratique au sein de divers types d’organisations : conseil consultatif, organisme à but non lucratif (OBNL), entreprise privée, société cotée en bourse. Si vous n’avez pas siégé à un conseil d’administration, dites alors ce que vous avez fait et quelles compétences transférables vous avez développées ;

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– Les compétences financières sont toujours recherchées pour joindre un conseil d’administration, et peut-être pour éventuellement participer à son comité d’audit. En somme, le conseil d’administration est imputable face aux actionnaires, et ceux-ci s’attendent à avoir de bonnes retombées financières ;

– L’expérience dans les processus d’émissions d’actions publiques et l’entrée sur un marché boursier (IPO), dans les situations de fusions et d’acquisitions d’entreprises (M&A), ainsi qu’en matière de stratégie est recherchée. Faites la preuve de votre sens du leadership ;

– L’expérience internationale en stratégie et en marketing sur les marchés mondiaux est importante étant donné que les entreprises doivent se développer au-delà de leurs marchés locaux. De plus, les fusions et les acquisitions sont toujours les stratégies de croissance privilégiées par les sociétés pour assurer leur présence sur les marchés internationaux ;

– Des connaissances de l’évaluation des risques ;

– Une certaine expertise en cyber-technologie ;

– Des qualités d’entrepreneurs ;

– Des compétences dans la gestion des opérations ainsi qu’en stratégie corporative ;

– La technologie et les métadonnées sont des atouts majeurs pour toute société, peu importe sa taille. La compréhension des technologies et de la gestion des données, ainsi que les technologies émergentes, telles que les médias sociaux, sont des compétences fonctionnelles essentielles ;

– Le réseautage et les partenariats stratégiques ;

– Les compétences en ressources humaines, particulièrement en matière de rémunération ;

– Savoir reconnaître ses forces et sa valeur ajoutée et comment elles contribueront à renforcer l’efficacité du conseil d’administration.

(2) Faites preuve de diligence raisonnable

Assurez-vous d’être absolument clairs quant au type de conseil d’administration auquel vous souhaitez vous joindre et pourquoi vous voulez vous joindre à celui-ci, en premier lieu. Il y a quatre types de conseils d’administration à considérer: consultatif, à but non lucratif, privé ou public.

Si vous n’avez jamais siégé à un conseil d’administration, impliquez-vous auprès d’un organisme à but non lucratif, ou au moins, en faisant partie d’un comité consultatif ou en le présidant ; joignez-vous au conseil d’administration d’un organisme à but non lucratif (OBNL) dont la mission vous passionne et qui est en harmonie avec la vôtre. Si vous n’êtes sur aucun conseil d’administration et ne vous joignez à aucun d’eux, assurez-vous d’acquérir au moins l’expérience d’animer des séances devant des conseils d’administration et de développer une relation avec des membres d’un conseil d’administration auxquels vous pourriez avoir accès.

Hiérarchisez vos choix et déterminez quelle table de concertation vous souhaitez cibler. Identifiez l’industrie, la société, le président ou les membres du conseil d’administration que vous souhaitez et croyez pouvoir joindre. Consultez les conseils qui pourraient vous intéresser et vérifiez la date de fin du terme de chacun des mandats de leurs membres ainsi que le processus de mise en nomination. Évaluez avec soin et de façon réaliste si vous êtes bien celui qu’ils veulent à leur table.

Vérifiez votre réseau de contacts, notamment le réseau LinkedIn, et identifiez qui pourrait éventuellement vous aider à présenter votre candidature. Soumettez votre CV aux firmes de recrutement de cadres qui ont une pratique de recrutement d’administrateurs, ainsi qu’à des entreprises ou des associations qui ont assez de poids pour vous recommander en tant que membre potentiel du conseil d’administration. Plusieurs de ces agences sont au courant des possibilités futures au sein de leurs sociétés clientes.

(3) Soyez formés et informés

Si vous ne connaissez pas comment fonctionne un conseil d’administration, apprenez-le avant de présenter votre candidature. Informez-vous au sujet des opérations des conseils d’administration et adhérez à des entreprises ou organismes où vous pourriez en apprendre plus. Utilisez des réseaux de communication avec d’autres personnes qui souhaitent siéger, comme vous, à un conseil d’administration ou qui y siègent déjà. Pensez à obtenir une attestation de formation à un conseil d’administration.

La preuve d’un leadership accompli avec de solides antécédents axés sur des résultats, l’intégrité, en plus de la maturité d’un leader et le soutien d’un puissant réseau, valent plus qu’une certification. Cependant, comprendre la manière dont les conseils d’administration sont régis est très important. Ne prenez pas pour acquis que vous le comprenez ; informez-vous !

(4) Ne gardez pas secret le désir de faire partie d’un CA

Dites-le à vos amis influents, vos clients, vos partenaires et vos collègues. Mais spécifiez surtout à quel type de conseil d’administration vous souhaitez vous associer. Si vous avez accès aux membres du conseil d’administration où vous travaillez, assurez-vous qu’ils sachent que vous êtes intéressés, demandez-leur s’ils peuvent ouvrir des portes pour vous. Essayez de comprendre les concepts qui les guident, retenez-les et utilisez-les pour vous présenter à certains de leurs collègues.

Visez haut. Si vous avez beaucoup à offrir, et que les portes ne s’ouvrent pas, ne vous laissez pas abattre. Persévérez et n’abandonnez pas.

(5) Soyez réaliste

Même si vous devez être confiants, vous devez demeurer modestes et savoir comment vous vous comparez. Vous devriez éviter de chercher un siège à un conseil d’administration lorsque vous n’avez pas les titres de compétences pour en attester.

Exercez-vous à devenir un leader accompli, un entrepreneur habile, un investisseur ou un directeur avec une solide expertise des finances, de l’exploitation, de la mise en marché et de la gestion d’entreprise ; bref, quelqu’un qui aspire à devenir un membre éminent du conseil d’administration.

Tuyau bonus : Évitez de siéger à un conseil d’administration pour le simple plaisir d’y siéger ou de l’inscrire dans votre curriculum vitae 

Les entreprises sont en droit de s’attendre à un engagement à 100 % de la part de chaque membre du conseil d’administration. Si vous n’éprouvez aucun respect pour le président ou pour les autres membres, vous aurez ainsi reçu un signal d’alarme ; écoutez votre instinct et considérez, dans ce cas, ne pas vous y joindre.

Joignez-vous plutôt à un conseil d’administration où vous vous sentez en harmonie avec le président et avec les autres membres ; c’est comme si vous leur faisiez passer un entretien de sélection, comme ils le feraient eux-mêmes. Il est donc inutile de faire partie d’un conseil d’administration qui ne vous convient pas et où vous serez malheureux.

De même, évitez de faire partie de trop de conseils d’administration en même temps.


*Johanne Bouchard est maintenant consultante auprès de conseils d’administration, de chefs de la direction et de comités de direction. Johanne a développé une expertise au niveau de la dynamique et la de composition d’un conseil d’administration. Après l’obtention de son diplôme d’ingénieure en informatique, sa carrière l’a menée à œuvrer dans tous les domaines du secteur de la technologie, du marketing et de la stratégie à l’échelle mondiale.

Pour en connaître plus sur le site de Johanne Bouchard

Le rôle malaisé du PDG dans l’évaluation de la performance de son équipe de direction


L’une des activités les plus cruciales et … décisives d’un PDG (PCD) est de constituer une équipe de hauts dirigeants d’une grande qualité. Son succès personnel et celui de l’organisation dépend ultimement de la cohésion et de l’efficacité de son équipe de direction.

Alors, lorsqu’un problème de performance chez l’un ou plusieurs de ses lieutenants est identifié, il doit nécessairement procéder au rétablissement de l’équilibre, de l’équité et de la performance de son équipe. Mais comment ?

Quels sont les facteurs déterminants dans les mesures correctives que peut apporter le PDG ? Comment doit-il agir pour faire face à la musique ?

C’est un sujet d’une grande complexité, qui exige une solide dose d’analyse de la situation, de coaching et de courage. D’autant plus que l’expérience montre que les équipes de direction sont destinées à échouer un jour ou l’autre !

Voici l’hypothèse qui sous-tend toute la discussion de l’article de Mark Nadler, récemment publié sur le blogue du Harvard Law School Forum on Corporate Governance.

Our approach is grounded in some basic notions concerning the complexity of senior-level jobs and the profound consequences that can result from deficient performance at the top. Experience and observation lead us to this troubling but inescapable conclusion: The composition of the executive team virtually guarantees that some of its members will fail.

Each member of the executive team is required to play multiple, complex, and essential roles—and what’s more, to play them in concert with the CEO and with each other. That’s why it’s so difficult, and so crucial, to create and maintain an effective cast of senior characters. Basically, each member is expected to play these roles:

– Individual contributor, providing specialized analysis, perspectives, and technical expertise to the rest of the team
– Organizational leader, managing the performance of a major segment of the enterprise and representing that segment’s interests in the corporate setting
– Supporter of the CEO, promulgating the CEO’s agenda both publicly and privately
– Colleague and peer, demonstrating public and private support for fellow members of the executive team
– Executive team member, taking an active and appropriate role in the team’s collective work
– External representative of the team and the organization to the workforce at large and to outside constituencies
– Potential successor to the CEO or a potential member of the next generation of top-tier leadership

 

With each team member playing so many vital roles, just one ineffective, unqualified, or disruptive member can undermine the team and damage the organization in countless ways. The consequences can range from an impotent executive team to the breakdown of a key operating unit to the alienation of essential customers. Within the organization, the perceived tolerance of a senior executive who fails to meet objectives or openly flouts the organization’s values creates a huge credibility problem for management in general, and for the CEO in particular.

L’auteur explore les avenues qui se présentent aux PDG dans les cas de gestion de la performance de son équipe, en considérant plusieurs enjeux liés à la dynamique interpersonnelle des équipes de direction.

La lecture de cet article sera très utile aux PDG aux prises avec des problèmes de procrastination à cet égard.

Bonne lecture !

When Executives Fail: Managing Performance on the CEO’s Team

Picture, if you will, the chief executive officer of a Fortune 500 company slumped over a conference table, holding his head in his hands, anguishing over whether the time had come to pull the plug on one of his most senior executives. “Tell me,” he asks in despair, “is it this hard for everybody?”

Yes, it is.

Of all the complex, sensitive, and stressful issues that confront CEOs, none consumes as much time, generates as much angst, or extracts such a high personal toll as dealing with executive team members who are just not working out. Billion-dollar acquisitions, huge strategic shifts, even decisions to eliminate thousands of jobs—all pale in comparison with the anxiety most CEOs experience when it comes to deciding the fate of their direct reports.

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To be sure, there are exceptions. Every once in a while, an executive fouls up so dramatically or is so woefully incompetent that the CEO’s course of action is clear. However, that’s rarely the case. More typically, these situations slowly escalate. Early warning signs are either dismissed or overlooked, and by the time the problem starts reaching crisis proportions, the CEO has become deeply invested in making things work. He or she procrastinates, grasping at one flawed excuse after another. Meanwhile, the cost of inaction mounts daily, exacted in poor leadership and lost opportunities.

This issue is so critical because it is so common. Embedded in the unique composition and roles of the executive team are the seeds of failure; it’s virtually guaranteed that over time, a substantial number of the CEO’s direct reports will fall by the wayside. The stark truth, as David Kearns of Xerox once remarked, is that the majority of executive careers end in disappointment. Nowhere is Kearns’s observation more poignant than at the executive team level. Of all the ambitious young managers who yearn to become CEOs, only a fraction will achieve their ultimate dream. Even among the relative handful who achieve the second tier, only a few possess the rare combination of intelligence, competence, savvy, flexibility, and luck to go out on top. The pyramid is steep and slippery; the closer you get to the top, the harder it is to hold on.

There are lots of ways for senior executives to stumble, and when they do, the shock waves can rock the enterprise. At the most senior level, each executive’s performance is magnified; one dysfunctional individual can stop the entire executive team in its tracks and wreak havoc throughout the organization. Consequently, decisions about replacing executive team members are highly leveraged, with far-reaching consequences often involving thousands of people and literally billions of dollars.

Despite those organizational consequences, the decision by any CEO to remove a direct report is, in the end, an intensely personal one. This isn’t a matter of reasoning your way through a strategic problem or even of deciding to lay off multitudes of workers halfway around the globe. Instead, it involves the face-to-face acknowledgment of failure by a powerful, successful member of the inner circle, quite possibly a long-time colleague. There is no way to take the pain out of these decisions; instead, our intent here is to suggest ways to make them somewhat more rational. There are processes and techniques that can help CEOs deal with executives who are in deep trouble, and methods to sort through the conflicting considerations that inevitably muddle the final decision. When the time comes to actually dismiss someone, however, there are no slick approaches or decision trees that can substitute for character and courage.

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Composition et renouvellement des CA | Une enquête de EY


Je vous invite à prendre connaissance du rapport publié par Ernst & Young Center for Board Matters dans lequel on présente les résultats d’une enquête portant, entre autre, sur la composition des CA et sur les mécanismes de renouvellement des membres du conseil.

Jamais la composition des conseils d’administration n’aura été autant scrutée par les investisseurs et les actionnaires. Et ce n’est que le début des interventions des actionnaires pour l’obtention d’un Board exemplaire…

Il y a vingt ans, il y avait peu d’interrogations sur la matrice des compétences, des habiletés et des expériences des membres des conseils d’administration. De nos jours les actionnaires veulent savoir si leurs élus sont aptes (1) à accompagner la direction dans l’exécution de la stratégie et (2) à superviser la gestion des risques (voir mon billet sur ce sujet Trois étapes pour aider le CA à s’acquitter de ses obligations à l’égard de la surveillance de la gestion des risques).

Le problème du renouvellement des membres du conseil, l’absence d’une politique claire concernant le nombre limite d’années de service au conseil, ainsi que le manque flagrant de diversité sur les conseils sont des facteurs-clés qui amènent les actionnaires à exiger une plus grande divulgation des profils des administrateurs et un processus de nomination plus ouvert, lors des assemblées annuelles.

L’article a été publié sur le blogue du Harvard Law School Forum on Corporate Governance. Voici une brève synthèse des résultats :

More than three-fourths of the investors we spoke with believe companies are not doing a good job of explaining why they have the right directors in the boardroom.
Companies can improve disclosures by making explicit which directors on the board are qualified to oversee key areas of risk for the company and how director qualifications align with strategy. Providing clarity around how board candidates are identified and vetted and the process for supporting board diversity goals may also strengthen investor confidence in the nomination process.
Rigorous board evaluations, including assessing the performance of individual board members, as well as the performance and composition of the board and its committees, are generally considered valuable mechanisms for stimulating thoughtful board turnover, but views about other approaches (e.g., term limits) differ widely.

L’article présente les avenues à explorer pour améliorer la composition des CA. Également, l’article propose trois bons moyens pour renforcer la divulgation liée à la composition du conseil. Enfin, l’article présente une manière originale de conceptualiser le renouvellement des conseils, en s’appuyant, notamment, sur de solides évaluations des administrateurs.

Voici des extraits de l’article. Bonne lecture !

2015 Proxy Season Insights: Board Composition

Room for improvement in making the case for board composition

Despite investor acknowledgement that some leading companies are doing an excellent job in this area, most of the investors we spoke with believe companies are generally not making a compelling enough case in the proxy statement for why their directors are the best candidates for the job.

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Three ways companies can enhance board composition disclosures

  1. Make disclosures company-specific and tie qualifications to strategy and risk: Be explicit about why the director brings value to the board based on the company’s specific circumstances. Companies should not assume that the connection between a director’s expertise and the company’s strategic and risk oversight needs is obvious. Also, explaining how the board, as a whole, is the right fit can be valuable, particularly given that most investors are evaluating boards holistically.
  2. Provide more disclosure around the director recruitment process and how candidates are sourced and vetted: Disclosing more information around the nomination process—how directors were identified (e.g., through a search firm), what the vetting process entailed, etc.—can mitigate concerns about the recruitment process being insular and informal.
  3. Discuss efforts to enhance gender and ethnic diversity: Many companies—nearly 60% of S&P 500 companies—say they specifically identify gender and ethnicity as a consideration when identifying director nominees, but that is not always reflected in the gender and ethnic makeup of the board. Disclosing a formal process to support board diversity, including providing clarity around what is considered an appropriate level of diversity, can highlight efforts to recruit diverse directors.

A skills matrix tied to company strategy can be a valuable disclosure tool but is not the only way to convey a thoughtful approach. A letter from the lead director or chairman that discusses the board’s succession planning and refreshment process and any recent composition changes can also be effective.

Beyond disclosure, engagement can provide investors a valuable dimension in assessing board quality. Involving key directors in conversations with shareholders can provide further insight into board dynamics, individual director strengths and composition decisions.

Views vary on mechanisms to trigger board renewal

When we asked investors what mechanisms boards can use to most effectively stimulate refreshment, the vast majority chose rigorous board evaluations as the optimal solution and director retirement ages as the least effective. However, views around the different mechanisms and how they should be used vary—as does how investors approach the topic of tenure altogether.

Some investors evaluate tenure and director succession planning as a forward-looking risk, while others focus on past company performance and decisions. The commentary below represents investor opinions on each mechanism.

One of the top takeaways from our dialogue dinners was the importance of robust board evaluations, including evaluations of individual board members, to meaningful board refreshment and board effectiveness. Some directors noted the value in bringing in an independent third party to facilitate in-depth board assessments and in changing evaluation methods as appropriate to reinvigorate the process. Some also noted that board evaluation effectiveness relies on the strength of the independent board leader leading the evaluation.

When it comes to how boards manage director tenure internally, setting expectations up front that directors’ board service will be for a limited amount of time—not necessarily until they reach retirement age—is important. We’ve heard from some directors that having periodic conversations with individual board members about their future on the board is valuable and can help provide “off ramps” and a healthy succession planning process.

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Conclusion

Given investors’ increasing focus on board composition, companies may want to review and enhance proxy statement disclosures to ensure that director qualifications are explicitly tied to company-specific strategy and risks and that the board’s approach to diversity and succession planning is transparent.

Beyond disclosure, ongoing dialogue with institutional investors that involves independent board leaders may allow for a rich discussion around board composition. Also, through regular board refreshment and enhanced communications around director succession planning, companies may head off investor uncertainty and temptations to go down a rules-based path regarding director terms.

Comment composer avec un membre de CA « toxique » ? | En rappel


Aujourd’hui, je vous propose la lecture d’un excellent article de Richard Leblanc* publié dans The Globe and Mail.

Dans cet article, Richard montre que la dynamique comportementale de l’équipe des administrateurs est souvent la clé du succès des entreprises. Souvent la composition de l’équipe est remarquable, mais si un seul membre est dysfonctionnel, « toxique » ou incompétent, il arrive que toute l’efficacité du conseil en souffre.

Dans ces cas, il faut s’assurer que le processus d’évaluation des administrateurs soit capable de déceler les maillons faibles du conseil et, surtout, d’agir résolument pour régler le problème.

Il revient au président du conseil, sur recommandation du comité de gouvernance, de prendre les décisions menant à la non-reconduction du mandat de l’administrateur qui nuit à la dynamique de groupe.

Il faut donc revoir la démarche d’évaluation des membres du CA, souvent avec une firme externe, afin de déceler les problèmes de dynamique d’équipe. À ce stade-ci, il faut noter que les processus de recrutement de nouveaux administrateurs ne font pas suffisamment de place aux critères de nature comportementale.

Également, lorsqu’il devient évident qu’un administrateur est « toxique » pour le travail d’équipe du conseil, le président doit prendre les devants et engager une démarche de correction. Mais plusieurs présidents de CA n’osent pas se compromettre !

Souvent le problème est connu, et reconnu, mais le président laisse porter, au détriment de l’efficacité du travail de groupe. Dans ce cas, c’est le poste de président qui devient en jeu puisque son rôle est de s’assurer que le CA fonctionne harmonieusement et avec respect, tout en favorisant la liberté d’expression.

Vous trouverez, ci-dessous, l’article en question. Si vous avez des suggestions pour mettre un terme à ces comportements déviants, ou si vous avez des exemples à partager avec nos lecteurs, n’hésitez pas à commenter ce billet.

Bonne lecture !

Don’t let your board fail your company

An effective board is the last line of defense for shareholders, regulators and other stakeholders. This small but mighty peer group is responsible for overseeing the management of an organization, so if one thing is flawed – if just one director’s behaviour is disruptive or toxic – it can be the difference between performance and non-performance throughout the entire organization. Poor dynamics have that kind of ripple effect, unfortunately.

A bad board member can derail your board of directors. (iStockphoto)
A bad board member can derail your board of directors. (iStockphoto)

 

As an external adviser and specialist in corporate governance and accountability, my work has allowed me to study and evaluate boards, investors and directors across all sectors, including health care.

I’ve never investigated a board failure where flawed dynamics was not a major contributor, which is why I know for a fact that great boards don’t just “happen.” They are carefully and critically designed to be functionally sound. They have to be. A board is just too important an entity to rely on crossed fingers and wishful thinking.

When it comes to toxic behaviours that can bring down a board, I’ve pretty much seen it all. Excessive power, over-reliance on one person, dominant managers, lack of integrity and trustworthiness, confidentiality breaches, lack of transparency and accountability, lack of meeting preparation, undermining board decisions, poor information flow management – these are all warning signs that need to be addressed immediately. But perhaps the biggest red flag is the dysfunctional director and the underperforming director.

I’ve seen dissention amongst the ranks on some of the most iconic boards in Canada. In one instance, there was a director who was so toxic that the board had been consumed by theatrics for nearly a year. When I spoke to the other directors, almost all of them wanted the bullying to stop, but no one had the courage to pull the trigger. Even the chair of the board was too weak to take action. Ultimately, my recommendation was to replace both of them in order to settle things down and get the board back on track.

People are often surprised to hear that the best thing you can do to begin to heal divisions and repair a broken board is to let someone go. But in many cases that’s the only way to start the mending process. It’s not easy to unwind chronic dysfunction on a board – it takes a strong chair or third-party supervision – but getting rid of the root cause is the best way to start. The key is handling the dismissal respectfully and diplomatically.

I once conducted a peer review for the board of an important and highly regulated company. If the board of this particular company makes a mistake, people can die, so it was critical for them to get it right. Every time.

During the review process, I noticed that one director rated another last on almost every single performance dimension. When questioned, the director proceeded to tell me, category by category, why he had rated his peer so poorly – even though others had given that same director exemplary ratings. It eventually became clear that he despised the director he had critiqued so harshly. There was simply no way to repair this enmity, and it had no place on this – or any – board. My recommendation was to remove the hostile director. And that’s exactly what happened.

Board members need to be proactive when they sense there is trouble brewing. The one regret directors repeatedly express is not speaking up and calling out toxic behaviours until it was too late. Letting it fester only makes the situation worse for everyone involved, especially the company.

But of course the best way to create a functional, healthy board is to avoid dysfunction from the start. Nominating committees need to spend more time at the front end recruiting directors, and on the back end retiring them. And they need to do it on the basis of expected and actual performance.

Unfortunately, most competency matrices don’t include behaviour, and all directors have “warts.” Nominating committees must do their due diligence, and that includes a proper competency matrix, the creation of long lists and short lists, interviews, background checks, and making sure to bring on directors who are not friends or known to current directors. A strong and experienced chair at the helm who can appreciate the value of a diverse board and make difficult decisions when necessary is another must-have.

An effective board doesn’t happen by accident. Spend time and effort designing yours by recruiting independent thinkers who can leave their egos at the door, ask the tough questions, give the right advice – and do it all with a smile. Let the notion of, “iron hand in a velvet glove,” be your yardstick as you create your dream team.

*Dr. Richard Leblanc (@DrRLeblanc) is an associate professor of law, governance and ethics at York University (@yorkuniversity) and principal of Boardexpert.com Inc

Que faire avec un membre de CA « toxique » ?


Aujourd’hui, je vous propose la lecture d’un excellent article de Richard Leblanc* publié dans The Globe and Mail.

Dans cet article, Richard montre que la dynamique comportementale de l’équipe des administrateurs est souvent la clé du succès des entreprises. Souvent la composition de l’équipe est remarquable, mais si un seul membre est dysfonctionnel, « toxique » ou incompétent, il arrive que toute l’efficacité du conseil en souffre.

Dans ces cas, il faut s’assurer que le processus d’évaluation des administrateurs soit capable de déceler les maillons faibles du conseil et, surtout, d’agir résolument pour régler le problème.

Il revient au président du conseil, sur recommandation du comité de gouvernance, de prendre les décisions menant à la non-reconduction du mandat de l’administrateur qui nuit à la dynamique de groupe.

Il faut donc revoir la démarche d’évaluation des membres du CA, souvent avec une firme externe, afin de déceler les problèmes de dynamique d’équipe. À ce stade-ci, il faut noter que les processus de recrutement de nouveaux administrateurs ne font pas suffisamment de place aux critères de nature comportementale.

Également, lorsqu’il devient évident qu’un administrateur est « toxique » pour le travail d’équipe du conseil, le président doit prendre les devants et engager une démarche de correction. Mais plusieurs présidents de CA n’osent pas se compromettre !

Souvent le problème est connu, et reconnu, mais le président laisse porter, au détriment de l’efficacité du travail de groupe. Dans ce cas, c’est le poste de président qui devient en jeu puisque son rôle est de s’assurer que le CA fonctionne harmonieusement et avec respect, tout en favorisant la liberté d’expression.

Vous trouverez, ci-dessous, l’article en question. Si vous avez des suggestions pour mettre un terme à ces comportements déviants, ou si vous avez des exemples à partager avec nos lecteurs, n’hésitez pas à commenter ce billet.

Bonne lecture !

Don’t let your board fail your company

An effective board is the last line of defense for shareholders, regulators and other stakeholders. This small but mighty peer group is responsible for overseeing the management of an organization, so if one thing is flawed – if just one director’s behaviour is disruptive or toxic – it can be the difference between performance and non-performance throughout the entire organization. Poor dynamics have that kind of ripple effect, unfortunately.

A bad board member can derail your board of directors. (iStockphoto)
A bad board member can derail your board of directors. (iStockphoto)

 

As an external adviser and specialist in corporate governance and accountability, my work has allowed me to study and evaluate boards, investors and directors across all sectors, including health care.

I’ve never investigated a board failure where flawed dynamics was not a major contributor, which is why I know for a fact that great boards don’t just “happen.” They are carefully and critically designed to be functionally sound. They have to be. A board is just too important an entity to rely on crossed fingers and wishful thinking.

When it comes to toxic behaviours that can bring down a board, I’ve pretty much seen it all. Excessive power, over-reliance on one person, dominant managers, lack of integrity and trustworthiness, confidentiality breaches, lack of transparency and accountability, lack of meeting preparation, undermining board decisions, poor information flow management – these are all warning signs that need to be addressed immediately. But perhaps the biggest red flag is the dysfunctional director and the underperforming director.

I’ve seen dissention amongst the ranks on some of the most iconic boards in Canada. In one instance, there was a director who was so toxic that the board had been consumed by theatrics for nearly a year. When I spoke to the other directors, almost all of them wanted the bullying to stop, but no one had the courage to pull the trigger. Even the chair of the board was too weak to take action. Ultimately, my recommendation was to replace both of them in order to settle things down and get the board back on track.

People are often surprised to hear that the best thing you can do to begin to heal divisions and repair a broken board is to let someone go. But in many cases that’s the only way to start the mending process. It’s not easy to unwind chronic dysfunction on a board – it takes a strong chair or third-party supervision – but getting rid of the root cause is the best way to start. The key is handling the dismissal respectfully and diplomatically.

I once conducted a peer review for the board of an important and highly regulated company. If the board of this particular company makes a mistake, people can die, so it was critical for them to get it right. Every time.

During the review process, I noticed that one director rated another last on almost every single performance dimension. When questioned, the director proceeded to tell me, category by category, why he had rated his peer so poorly – even though others had given that same director exemplary ratings. It eventually became clear that he despised the director he had critiqued so harshly. There was simply no way to repair this enmity, and it had no place on this – or any – board. My recommendation was to remove the hostile director. And that’s exactly what happened.

Board members need to be proactive when they sense there is trouble brewing. The one regret directors repeatedly express is not speaking up and calling out toxic behaviours until it was too late. Letting it fester only makes the situation worse for everyone involved, especially the company.

But of course the best way to create a functional, healthy board is to avoid dysfunction from the start. Nominating committees need to spend more time at the front end recruiting directors, and on the back end retiring them. And they need to do it on the basis of expected and actual performance.

Unfortunately, most competency matrices don’t include behaviour, and all directors have “warts.” Nominating committees must do their due diligence, and that includes a proper competency matrix, the creation of long lists and short lists, interviews, background checks, and making sure to bring on directors who are not friends or known to current directors. A strong and experienced chair at the helm who can appreciate the value of a diverse board and make difficult decisions when necessary is another must-have.

An effective board doesn’t happen by accident. Spend time and effort designing yours by recruiting independent thinkers who can leave their egos at the door, ask the tough questions, give the right advice – and do it all with a smile. Let the notion of, “iron hand in a velvet glove,” be your yardstick as you create your dream team.

*Dr. Richard Leblanc (@DrRLeblanc) is an associate professor of law, governance and ethics at York University (@yorkuniversity) and principal of Boardexpert.com Inc

Le secteur des OBNL est-il dysfonctionnel sur le plan de la gouvernance | Mythes et réalités ?


Le Dr Eugene Fram a récemment publié un article pertinent qui fait l’apologie des OBNL, lesquelles doivent accomplir leurs missions en dépit de conditions sous-optimales.

L’article expose une série de caractéristiques des OBNL qui, trop souvent, contribuent à sous-estimer leur œuvre et qui teintent les perceptions du public envers celles-ci.

Parmi les particularités inhérentes à plusieurs OBNL, on retrouve souvent des éléments qui servent à justifier des lacunes de gouvernance; ces indices de dysfonction influent sur la perception des donateurs éventuels :

La plupart des organisations sont de très petites tailles;

Le défi de la gestion des bénévoles est très grand;

Les locaux et les équipements sont souvent peu attrayants;

Les relations entre le CA et la direction sont perçues comme immatures;

Les parties prenantes, notamment les donateurs, sont souvent mal informés de la distribution aux bénéficiaires, contribuant ainsi à créer l’impression qu’ils sont à la merci de la direction;

Les relations avec le CA sont souvent inhabituelles … en ce sens que les administrateurs ont tendance à s’immiscer régulièrement dans les activités des gestionnaires.

L’article tente de décrire ce qui peut être fait pour contrer ces perceptions.

Voici un extrait de l’article. Bonne lecture !

Dysfunction in the Nonprofit Sector—Reality or Myth ?

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Solomon R. Guggenheim Museum 1071 Fifth Avenue (at 89th Street) New York, NY

Judging from the vast literature on dysfunctional nonprofit boards and organizations (my own posts included!) one might conclude that the majority of nonprofits are struggling, incompetent and/or in crisis. I argue that this is not the case. Decades of experience lead me to believe that nonprofits have the same functional variables as profit making organizations—dysfunctional at times like Target or GM; efficient like Apple or Whole Foods; adaptable like Del Monte and Cisco. Everybody doesn’t get it right all the time.

Perceptions become reality to those who are quick to embrace popular labels such as the overused term, “dysfunctional.” Obviously, in the case of nonprofits, such perceptions are harmful. Once evaluated in this way the stigma persists and can seriously reduce the level of support that is so critical to the work of these organizations.

What characteristics color these perceptions?

Small Organizations: About one-third of the charitable nonprofits have gross receipts under $25,000 a year. At that level the vast majority can’t employ more than one full-time person, overworking those with job responsibilities that can’t be delegated. While small organization can’t do much to improve the misperceptions about nonprofit dysfunctions, more mature ones can take deliberate steps over time.

The Volunteer Challenge: A large cadre of board and operational volunteers take time to assist struggling charities, which give the organizations appearances of nonprofit always being on the edge or existence. Many outsiders are unaware that those on management and staff are highly competent people who accept this employment condition because they know how their work can positively impact the lives of clients.

Facilities: Nonprofit facilities are often second rate and appear highly dysfunctional. Client needs, not facilities, are primary to the board, management and staff.

Board Relationships: Many relationships between the board and management can be similar to that of a “parent-child” one. In the words of one nonprofit director, “We tell the executive director exactly what to do.”

Stakeholders: They often do not appreciate the tremendous impacts that the staff can have. Example: Donors often don’t have contact with those who directly benefit.

Board Dysfunctions: A root cause of the perception may be due to a dysfunctional board trying to resolve internal conflicts, and there is little the management and staff can do about it. Valiant managements and staffs can sometimes achieve productive impacts without board support.

What can be done?

Competency & Relationships: I have encountered many CEOs who have more management expertise than many of their board members who are professors, accountants or physician, etc. While I appreciated that dealing with volunteer directors may involve working with some persons with outsized egos, the CEO must strive to portray himself as a competent manager. The positive outcome is that the CEO is viewed as a peer working with the board, not under the board.

Many staff persons figuratively stand ten feet tall for what they accomplish on behalf of clients.. The CEO has an obligation to make sure that the stories about outstanding staff personnel are well acknowledged, so that stakeholders know about them. This takes more then simple public relations events. It involves highlighting and rewarding those who are highly productive.

Facilities: I understand the tradeoff between expenditures for facilities versus expenditures for clients. Having first class facilities may even hinder achieving a mission if donors perceive their donations are being used for plush facilities. At the least, the nonprofit needs to have an uncluttered area for board meetings and events with outside stakeholders.

Implications: Many suggest that a nonprofit organization being perceived as dysfunctional is not an important issue, as long as mission objectives and impacts are achieved. I argue that more resources for clients could be developed if the perception is not a diminished one. Some can equate dysfunction with being inefficient. In addition, a positive perception might make it easier to attract more qualified board members, management and staff.

 

Conseils d’administration français | « On est vraiment passé du copinage à la recherche de valeur ajoutée »


Vous trouverez, ci-dessous, un entretien mené par Patrick Amoux auprès d’Agnès Touraine, présidente de l’Institut Français des Administrateurs (IFA), publié dans le nouvel Economiste.fr, qui fait un excellent bilan de la gouvernance en France depuis 10 ans.

Les actionnaires peuvent lui dire merci … Si leurs représentants dans les conseils d’administrations se sont vigoureusement professionnalisés pour défendre leurs intérêts, se mettant ni plus ni moins aux standards anglo-saxons et aux normes de gouvernance moderne démodant les si fameux petits arrangement entre « chers amis » c’est à l’Institut Français des administrateurs, à Daniel Lebègue qui l’a créé, à Agnès Touraine qui le préside désormais. Une autre époque pour ces instance de pilotage de la stratégie des entreprises qui justifie quelques sérieuses remises en cause compte tenu de la consanguinité chronique des vieux modèles.

Diversité, internationalisation, transparence, éthique, formation, professionnalisme….sur tous les fronts, il faut batailler, convaincre, décider afin que l’autorégulation évite le couperet de la loi. Agnès Touraine est donc aux avants postes de tous ces combats. La méthode douce n’exclut pas la détermination. « Un projet nous tient vraiment à cœur, le lien entre la qualité de la gouvernance et la compétitivité. Il faut que les organes de gouvernance soient vus comme des apports de valeurs ajoutées. » Cela suppose la qualité des compétences composant les conseils. L’un des plus vastes chantiers de la présidente de l’IFA.IMG_20141013_160948

En 10 ans, Daniel Lebègue a fait un travail remarquable en travaillant à cette révolution de la gouvernance des entreprises en France. Il y a 15 ans, la gouvernance était quelque chose qui n’existait pas. Avec l’évolution des lois, des règlements, et le code Afep-Medef de 2013 qui s’est mis en place, c’est probablement l’un des domaines où il se produit une vraie révolution par rapport au comportement des administrateurs d’autrefois. Elle se concrétise notamment par l’instauration des comités. Il y a 15 ans, il n’y avait ni comité d’audit, ni comité de rémunération, ni comité de nomination. Aujourd’hui, il n’y a pas de groupe coté où il n’y ait pas un comité d’audit, bien sûr, et un comité de rémunération, de nomination.

Conseils d’administration : On est vraiment passé du copinage à la recherche de valeur ajoutée

 

Si vous souhaitez connaître la réalité française eu égard à la gouvernance, je vous conseille de lire cet article. Voici les sujets abordés dans cet entretien :

  1. L’apport de compétences
  2. L’entrée des femmes aux conseils d’administration
  3. Le déficit d’administrateurs étrangers
  4. Gouvernance et compétitivité
  5. La dissociation président/directeur général
  6. Les administrateurs indépendants
  7. Les rémunérations des patrons
  8. Les salariés administrateurs
  9. Le défi numérique
  10. Les conseils des ETI et des start-up
  11. L’évaluation des conseils d’administration
  12. La maison des administrateurs

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Les chiffres clés des conseils d’administration

Part des femmes (2014) :
-29 % pour le CAC40 (19 % en 2012)
-26 % au sein du SBF120 (15 % en 2012)

Administrateurs étrangers (2014) :
-30 % au sein du CAC40 (23 % en 2012)
-22 % au sein du SBF120 (13 % en 2012)

Source : Étude Ernst & Young et Labrador

Dissociation des fonctions :
-14 % des sociétés du CAC40 dissocient président du conseil et direction générale
-21 % des sociétés du SBF120

-11 % des sociétés du CAC40 ont une structure conseil de surveillance/directoire
-16 % du SBF120 ont opté pour ce mode de gouvernance

Source : Rapport du Haut Comité de gouvernement d’entreprise

Le Say on Pay :
> 90% d’approbation aux AG 2014 du SBF120

Nombre d’administrateurs du marché Euronext Paris :
1/ Cote parisienne : 966 émetteurs
7 045 administrateurs, dont 795 indépendants (11,3 %) et 1 316 femmes (18,7 %).
Moyenne de 7,3 administrateurs par émetteur.

2/ CAC 40 : 587 administrateurs dont 204 indépendants (34,7 %) et 172 femmes (29,3 %).
Moyenne de 14,7 administrateurs par émetteur.

Source : Cofisem ©

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*Bio express de Agnès Touraine, l’administrateure internationale

Sciences-Po, un MBA à Columbia, puis des débuts chez McKinsey… du classique haut de gamme, version délibérément grand large, pour l’entrée dans une vie professionnelle qui va mener Agnès Touraine chez Hachette. Membre du comité exécutif puis directrice de la branche grande diffusion du groupe Livre Hachette, avant de prendre la présidence de la filiale multimédia de CEP Communication, devenue Havas Interactive, elle devient ensuite directrice générale déléguée et membre du comité exécutif de Vivendi Universal Publishing du temps de Jean-Marie Messier et des grandes acquisitions américaines. Cette passionnée de nouvelles technologies crée ensuite la société de conseil en management Act III Consultants, puis une structure dédiée aux jeux vidéo, Act III Gaming. Administratrice de nombreuses sociétés (Neopost, ITV, Coridis, Playcast Media) et de l’Institut Français des administrateurs, dont elle a pris la présidence cette année.

L’évaluation du CA et des administrateurs | Sept étapes à considérer


Cet article rédigé par Geoffrey KIEL, James BECK et Jacques GRISÉ (1) et paru dans les Documents de travail de la Faculté des sciences de l’administration en 2008 est toujours d’actualité. Il présente un guide pratique des questions clés que les conseils d’administration doivent prendre en considération lorsqu’ils planifient une évaluation.

On met l’accent sur l’utilité d’avoir des évaluations bien menées ainsi que sur les sept étapes à suivre pour des évaluations efficaces d’un conseil d’administration et des administrateurs. Bonne lecture.

SEPT ÉTAPES À SUIVRE POUR DES ÉVALUATIONS EFFICACES D’UN CONSEIL D’ADMINISTRATION ET DES ADMINISTRATEURS

 

Lorsqu’une crise se produit au sein d’une société, comme celles qu’ont connues Nortel et Hollinger International, les intervenants, les médias, les organismes de réglementation et la collectivité se tournent vers le conseil d’administration pour trouver des réponses. Étant donné que ce dernier est le chef décisionnel ultime de la société, il est responsable des actions et du rendement de la société.

Le défi actuel que doivent relever les conseils d’administration consiste à accroître la valeur des organisations qu’ils gouvernent. Grâce à l’évaluation du rendement, les conseils d’administration peuvent s’assurer qu’ils ont les connaissances, les compétences et la capacité de relever ce défi.

Plusieurs guides et normes de pratiques exemplaires reconnaissent cette notion. Ainsi, la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario indique dans les lignes directrices sur la gouvernance des sociétés (NP 58-201) que « le conseil d’administration, ses comités et chacun de ses administrateurs devraient faire l’objet régulièrement d’une évaluation à l’égard de leur efficacité et de leur contribution ».

L’évaluation du conseil d’administration est trop souvent perçue comme un mal nécessaire – un processus mécanique consistant à cocher des points sur une liste qui, en bout de ligne, a peu de valeur réelle pour le conseil d’administration si ce n’est pour satisfaire aux exigences en matière de conformité. Toutefois… un processus efficace d’évaluation du conseil d’administration peut donner lieu à une transformation.

Une publication du Collège des administrateurs de sociétés (CAS), sous forme de questions et réponses sur la gouvernance, a été conçue à l’intention des administrateurs nommés par le gouvernement du Québec comme membre d’un conseil d’administration d’une société d’État ou d’un organisme gouvernemental. Celle-ci vise à répondre aux questions les plus courantes qu’un administrateur nouvellement nommé peut légitimement se poser en matière de gouvernance. On y indique qu’ « une évaluation faite à intervalles périodiques est essentielle pour assurer le maintien d’une gouvernance efficace » (2).

IMG_00000916Cet article offrira une approche pratique en matière d’évaluations efficaces des conseils d’administration et des administrateurs en appliquant un cadre comportant sept étapes qui pose les questions clés que tous les conseils d’administration devraient prendre en considération lorsqu’ils planifient une évaluation. Même les conseils d’administration efficaces peuvent tirer profit d’une évaluation bien menée.

Comme nous l’avons résumé dans le tableau 1, une évaluation menée adéquatement peut contribuer considérablement à des améliorations du rendement à trois niveaux : organisation, conseil d’administration et administrateur. Selon Lawler et Finegold « les conseils qui évaluent leurs membres et qui s’évaluent ont tendance à être plus efficaces que ceux qui ne le font pas ». Toutefois, il faut souligner que ces avantages ne sont possibles qu’au moyen d’une évaluation du conseil d’administration menée de manière appropriée; si l’évaluation n’est pas faite correctement, cela peut causer de la méfiance parmi les membres du conseil d’administration et entre le conseil lui-même et la direction.

Une publication de l’École d’administration publique du Québec (ENAP), produite en collaboration avec le Collège des administrateurs de sociétés (CAS), présente une section traitant de l’évaluation de la performance du conseil d’administration (3).

Selon les auteurs, « L’évaluation est une composante essentielle d’une saine gouvernance d’entreprise. Elle permet de jeter un regard sur la façon dont les décisions ont été prises et sur la manière d’exercer la gestion des activités de l’organisation et ce, dans une perspective d’amélioration continue… Il incombe au président du conseil d’instaurer une culture d’évaluation du rendement et de la performance. Pour ce faire, il doit veiller à la mise en place d’un processus d’évaluation clair, à l’élaboration de règles et d’outils pertinents, à la définition des responsabilités de chaque intervenant dans le processus d’évaluation, à la diffusion de l’information et à la mise en place des correctifs nécessaires ». Dans cette publication, on présente dix outils détaillés d’évaluations (questionnaires) qui concernent les groupes cibles suivants :

1. l’évaluation du conseil

2. l’évaluation du fonctionnement du conseil

3. l’évaluation du président du conseil

4. l’évaluation d’un membre de conseil

5. l’évaluation du comité de gouvernance et d’éthique

6. l’évaluation du comité de vérification

7. l’évaluation du comité des ressources humaines

8. l’évaluation du fonctionnement d’un comité

9. l’évaluation d’un membre de comité

10. l’évaluation du président d’un comité

_______________________________________

(1) Geoffrey Kiel, Ph.D., premier vice-chancelier délégué et doyen de l’École d’administration, University of Notre Dame, Australie, et président de la société Effective Governance Pty Ltd, James Beck, directeur général, Effective Governance Pty Ltd, Jacques Grisé, Ph.D., F.Adm.A., collaborateur spécial du Collège des administrateurs de sociétés (CAS), Faculté des sciences de l’administration, Université Laval, Québec.

(2) Collège des administrateurs de sociétés, Être un administrateur de sociétés d’état : 16 questions et réponses sur la gouvernance, Faculté des sciences de l’administration, Université Laval, 2007.

(3) ENAP, Les devoirs et responsabilités d’un conseil d’administration, Guide de référence, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.

Attention aux huis clos (en reprise) !


Nous avons déjà abordé l’importance d’inscrire un item « huis clos » à l’ordre du jour des réunions du conseil d’administration. Celui-ci doit normalement être à la fin de la réunion et comporter une limite de temps afin d’éviter que la réunion ne s’éternise… et que les membres de la direction (qui souvent attendent la fin de la rencontre) soient mieux informés.

Ensuite, le président du conseil d’administration (PCA) devrait rencontrer le président et chef de la direction (PCD) en privé, et dans les meilleurs délais, afin de rendre compte des résultats et de la portée du huis clos. Cette responsabilité du PCA est déterminante, car les dirigeants ont de grandes attentes et un souci eu égard aux discussions du huis clos.

Plusieurs dirigeants et membres de conseil m’ont fait part de leurs préoccupations concernant la tenue des huis clos. Il y a des malaises dissimulés en ce qui a trait à cette activité ; il faut donc s’assurer de bien gérer la situation, car les huis clos peuvent souvent avoir des conséquences inattendues, voire contre-productives !

Ainsi, le huis clos :

(1) ne doit pas être une activité imprévue et occasionnelle inscrite à l’ordre du jour

(2) doit comporter une limite de temps

(3) doit être piloté par le PCA

(4) doit comporter un suivi systématique et

(5) doit se dérouler dans un lieu qui permet de préserver la confidentialité absolue des discussions.

J’insiste sur cette dernière condition parce que l’on a trop souvent tendance à la négliger ou à l’oublier, carrément. Dans de nombreux cas, la rencontre du conseil a lieu dans un local inapproprié, et les dirigeants peuvent entendre les conversations, surtout lorsqu’elles sont très animées…

Au début de la séance, les membres sont souvent insoucieux ; avec le temps, certains peuvent s’exprimer très (trop) directement, impulsivement et de manière inconvenante. Si, par mégarde, les membres de la direction entendent les propos énoncés, l’exercice peut prendre l’allure d’une véritable calamité et avoir des conséquences non anticipées sur le plan des relations interpersonnelles entre les membres de la direction et avec les membres du conseil.

registre-conseils-d-administration

L’ajout d’un huis clos à l’ordre du jour témoigne d’une volonté de saine gouvernance, mais, on le comprend, il y a un certain nombre de règles à respecter si on ne veut pas provoquer la discorde. Les OBNL, qui ont généralement peu de moyens, sont particulièrement vulnérables aux manquements à la confidentialité ! Je crois que dans les OBNL, les dommages collatéraux peuvent avoir des incidences graves sur les relations entre employés, et même sur la pérennité de l’organisation.

J’ai à l’esprit plusieurs cas de mauvaise gestion des facteurs susmentionnés et je crois qu’il vaut mieux ne pas tenir le bien-fondé du huis clos pour acquis.

Ayant déjà traité des bienfaits des huis clos lors d’un billet antérieur, je profite de l’occasion pour vous souligner, à nouveau, un article intéressant de Matthew Scott sur le site de Corporate Secretary qui aborde un sujet qui préoccupe beaucoup de hauts dirigeants : le huis clos lors des sessions du conseil d’administration ou de certains comités.

L’auteur explique très bien la nature et la nécessité de cette activité à inscrire à l’ordre du jour du conseil. Voici les commentaires que j’exprimais à cette occasion.

«Compte tenu de la “réticence” de plusieurs hauts dirigeants à la tenue de cette activité, il est généralement reconnu que cet item devrait toujours être présent à l’ordre du jour afin d’éliminer certaines susceptibilités.

Le huis clos est un temps privilégié que les administrateurs indépendants se donnent pour se questionner sur l’efficacité du conseil et la possibilité d’améliorer la dynamique interne; mais c’est surtout une occasion pour les membres de discuter librement, sans la présence des gestionnaires, de sujets délicats tels que la planification de la relève, la performance des dirigeants, la rémunération globale de la direction, les poursuites judiciaires, les situations de conflits d’intérêts, les arrangements confidentiels, etc. On ne rédige généralement pas de procès-verbal à la suite de cette activité, sauf lorsque les membres croient qu’une résolution doit absolument apparaître au P.V.

La mise en place d’une période de huis clos est une pratique relativement récente, depuis que les conseils d’administration ont réaffirmé leur souveraineté sur la gouvernance des entreprises. Cette activité est maintenant considérée comme une pratique exemplaire de gouvernance et presque toutes les sociétés l’ont adoptée.

Notons que le rôle du président du conseil, en tant que premier responsable de l’établissement de l’agenda, est primordial à cet égard. C’est lui qui doit informer le PCD de la position des membres indépendants à la suite du huis clos, un exercice qui demande du tact!

Je vous invite à lire l’article ci-dessous. Vos commentaires sont les bienvenus».

Are you using in-camera meetings ?

On vous offre de siéger sur un conseil d’administration | Posez les bonnes questions avant d’accepter ! **


Voici un ensemble de questions très pertinentes que vous pourriez (devriez) poser avant de vous joindre à un conseil d’administration. Cet article, rédigé par Ellen B. Richstone*, a été publié aujourd’hui dans NACD Directorship; il présente un genre de « check list » qui vous sera sûrement d’une grande utilité au moment de considérer une offre de participation à un C.A.

Je sais, on ne se préoccupe généralement pas de faire un examen (« due diligence ») aussi serré que ce qui est proposé ici mais, si vous avez la chance d’avoir une offre, pourquoi ne pas considérer sérieusement les questions ci-dessous.

C’est un prélude au genre de travail que vous aurez à faire quand vous siégerez à ce conseil : poser des questions !

L’article nous invite à se questionner sur les aspects suivants :

Question 2
Question 2 (Photo credit: Blue Square Thing)

(1) La mission, la vision, les stratégies, le plan d’action

(2) La dynamique du marché et la part de marché

(3) Les produits

(4) Les compétiteurs

(5) Les clients

(6) Les aspects financiers

(7) Les aspects légaux et l’assurance-responsabilité des administrateurs

(8) Les relations entre le C.A. et la direction

(9) La structure du conseil et la nature des relations entre les administrateurs

(10) Les relations avec les actionnaires

(11) La qualité des produits et services

(12) La qualité des ressources humaines et les relations de travail

(13) Vos valeurs personnelles

(14) Le risque de réputation

(15) Le modèle de gouvernance

Après avoir obtenu des réponses à ces questions, vous devez voir si la culture organisationnelle vous sied et, surtout, si votre contribution peut constituer une valeur ajoutée à ce conseil.

What to Ask Before Joining a Board

You are considering joining a company’s board. You reviewed the publicly available financial, legal, and business information; spoke with management, internal and external legal counsel, and auditors; and evaluated the D&O policy.

You are all set, right? In fact, this is the beginning of your due diligence process: the hardest questions are the least measurable, but equally and sometimes more important than the measurable ones.

With many questions, a company might not want to share the details until you have actually joined the board. In those cases, focus on whether the board and management have a process in place that supports a thoughtful discussion. In particular, think about these questions against the backdrop of your board value and effectiveness.

______________________________________

* Ellen B. Richstone has extensive board and operating experience, both as a CEO and a CFO, and as a director in companies ranging in size from venture capital-backed to S&P 500, public, and private. She currently serves on the board of the NACD New England Chapter, along with several other boards.

** En reprise

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Document révisé de KPMG sur les bonnes pratiques de constitution d’un Board | The Directors Toolkit*


Voici la dernière version du document australien de KPMG, très bien conçue, qui répond clairement aux questions que tous les administrateurs de sociétés se posent dans le cours de leurs mandats.

Même si la publication est dédiée à l’auditoire australien de KPMG, je crois que la réalité règlementaire nord-américaine est trop semblable pour se priver d’un bon « kit » d’outils qui peut aider à constituer un Board efficace.

On parle ici d’un formidable document électronique de 130 pages, donc long à télécharger. Voyez la table des matières ci-dessous.

J’ai demandé à KPMG de me procurer une version française du même document mais il ne semble pas en exister.

Vous trouverez, ci-dessous, une vidéo qui présente les nouveautés du guide de gouvernance telles que précédemment publiées.

The Directors’ Toolkit videos: What’s new

Bonne lecture !

The Directors Toolkit

Our business environment provides an ever-changing spectrum of risks and opportunities. The role of the director continues to be shaped by a multitude of forces including economic uncertainty, larger and more complex organisations, the increasing pace of technological innovation and digitisation along with a more rigorous regulatory environment.

At the same time there is more onus on directors to operate transparently and be more accountable for their actions and decisions.

To support directors in their challenging role KPMG has created The Directors’ Toolkit. This guide, in a user-friendly electronic format, empowers directors to more effectively discharge their duties and responsibilities while improving board performance and decision-making.

Key topics :

The Directors' Toolkit cover

Duties and responsibilities of a director

Oversight of strategy and governance

Managing shareholder and stakeholder expectations

Structuring an effective board and sub-committees

Enabling key executive appointments

Managing productive meetings

Better practice terms of reference, charters and agendas

Establishing new boards.

 

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Article relié :

Le comité de gouvernance du C.A. | Élément clé d’une solide stratégie (jacquesgrisegouvernance.com)

* En reprise

Douze (12) tendances à surveiller en gouvernance | Lesaffaires.com


Vous trouverez ci-dessous un article publié dans Lesaffaires.com le 31 mars 2014.

Dans cet entrevue, le journaliste me demande de faire une synthèse des tendances les plus significatives en gouvernance de sociétés. Bonne lecture !

Gouvernance : 12 tendances à surveiller

Une entrevue avec M. Jacques Grisé, auteur du blogue jacquesgrisegouvernance.com

Une entrevue avec M. Jacques Grisé, auteur du blogue http://www.jacquesgrisegouvernance.com

Si la gouvernance des entreprises a fait beaucoup de chemin depuis quelques années, son évolution se poursuit. Afin d’imaginer la direction qu’elle prendra au cours des prochaines années, nous avons consulté l’expert Jacques Grisé, ancien directeur des programmes du Collège des administrateurs de sociétés, de l’Université Laval. Toujours affilié au Collège, M. Grisé publie depuis plusieurs années le blogue www.jacquesgrisegouvernance.com, un site incontournable pour rester à l’affût des bonnes pratiques et tendances en gouvernance.

Voici les 12 tendances dont il faut suivre l’évolution, selon Jacques Grisé :

1. Les conseils d’administration réaffirmeront leur autorité.

« Auparavant, la gouvernance était une affaire qui concernait davantage le management », explique M. Grisé. La professionnalisation de la fonction d’administrateur amène une modification et un élargissement du rôle et des responsabilités des conseils. Les CA sont de plus en plus sollicités et questionnés au sujet de leurs décisions et de l’entreprise.

2. La formation des administrateurs prendra de l’importance.

À l’avenir, on exigera toujours plus des administrateurs. C’est pourquoi la formation est essentielle et devient même une exigence pour certains organismes. De plus, la formation continue se généralise ; elle devient plus formelle.

3. L’affirmation du droit des actionnaires et celle du rôle du conseil s’imposeront.

Le débat autour du droit des actionnaires par rapport à celui des conseils d’administration devra mener à une compréhension de ces droits conflictuels. Aujourd’hui, les conseils doivent tenir compte des parties prenantes en tout temps.

4. La montée des investisseurs activistes se poursuivra.

L’arrivée de l’activisme apporte une nouvelle dimension au travail des administrateurs. Les investisseurs activistes s’adressent directement aux actionnaires, ce qui mine l’autorité des conseils d’administration. Est-ce bon ou mauvais ? La vision à court terme des activistes peut être néfaste, mais toutes leurs actions ne sont pas négatives, notamment parce qu’ils s’intéressent souvent à des entreprises qui ont besoin d’un redressement sous une forme ou une autre. Pour bien des gens, les fonds activistes sont une façon d’améliorer la gouvernance. Le débat demeure ouvert.

5. La recherche de compétences clés deviendra la norme.

De plus en plus, les organisations chercheront à augmenter la qualité de leur conseil en recrutant des administrateurs aux expertises précises, qui sont des atouts dans certains domaines ou secteurs névralgiques.

6. Les règles de bonne gouvernance vont s’étendre à plus d’entreprises.

Les grands principes de la gouvernance sont les mêmes, peu importe le type d’organisation, de la PME à la société ouverte (ou cotée), en passant par les sociétés d’État, les organismes à but non lucratif et les entreprises familiales.

7. Le rôle du président du conseil sera davantage valorisé.

La tendance veut que deux personnes distinctes occupent les postes de président du conseil et de PDG, au lieu qu’une seule personne cumule les deux, comme c’est encore trop souvent le cas. Un bon conseil a besoin d’un solide leader, indépendant du PDG.

8. La diversité deviendra incontournable.

Même s’il y a un plus grand nombre de femmes au sein des conseils, le déficit est encore énorme. Pourtant, certaines études montrent que les entreprises qui font une place aux femmes au sein de leur conseil sont plus rentables. Et la diversité doit s’étendre à d’autres origines culturelles, à des gens de tous âges et d’horizons divers.

9. Le rôle stratégique du conseil dans l’entreprise s’imposera.

Le temps où les CA ne faisaient qu’approuver les orientations stratégiques définies par la direction est révolu. Désormais, l’élaboration du plan stratégique de l’entreprise doit se faire en collaboration avec le conseil, en profitant de son expertise.

10. La réglementation continuera de se raffermir.

Le resserrement des règles qui encadrent la gouvernance ne fait que commencer. Selon Jacques Grisé, il faut s’attendre à ce que les autorités réglementaires exercent une surveillance accrue partout dans le monde, y compris au Québec, avec l’Autorité des marchés financiers. En conséquence, les conseils doivent se plier aux règles, notamment en ce qui concerne la rémunération et la divulgation. Les responsabilités des comités au sein du conseil prendront de l’importance. Les conseils doivent mettre en place des politiques claires en ce qui concerne la gouvernance.

11. La composition des conseils d’administration s’adaptera aux nouvelles exigences et se transformera.

Les CA seront plus petits, ce qui réduira le rôle prépondérant du comité exécutif, en donnant plus de pouvoir à tous les administrateurs. Ceux-ci seront mieux choisis et formés, plus indépendants, mieux rémunérés et plus redevables de leur gestion aux diverses parties prenantes. Les administrateurs auront davantage de responsabilités et seront plus engagés dans les comités aux fonctions plus stratégiques. Leur responsabilité légale s’élargira en même temps que leurs tâches gagnent en importance. Il faudra donc des membres plus engagés, un conseil plus diversifié, dirigé par un leader plus fort.

12. L’évaluation de la performance des conseils d’administration deviendra la norme.

La tendance est déjà bien ancrée aux États-Unis, où les entreprises engagent souvent des firmes externes pour mener cette évaluation. Certaines choisissent l’autoévaluation. Dans tous les cas, le processus est ouvert et si les résultats restent confidentiels, ils contribuent à l’amélioration de l’efficacité des conseils d’administration.

Vous désirez en savoir plus sur les bonnes pratiques de gouvernance ? Visitez le site du Collège des administrateurs de sociétés et suivez le blogue de Jacques Grisé.

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L’évaluation du conseil d’administration revisitée


Aujourd’hui, nous abordons le thème de l’évaluation du fonctionnement du conseil d’administration. Il n’y a pas de doute que le processus d’évaluation est un moyen très efficace pour l’amélioration de la gouvernance des sociétés.

La presque totalité des entreprises, et toutes celles du NYSE, ont mises en place des mécanismes d’évaluation sur une base annuelle; mais encore faut-il que cette activité soit conduite avec beaucoup de compétence et de doigté par le président du conseil, ce qui n’est pas nécessairement le cas puisque beaucoup d’administrateurs ne prennent pas encore cet exercice assez au sérieux.

En effet, plusieurs études montrent que l’on ne se contente trop souvent que d’une autoévaluation sommaire, produite dans le but de satisfaire aux exigences réglementaires. Le sujet est délicat … les administrateurs sont relativement réticents à se faire évaluer … et à évaluer le travail de leurs pairs !

, dans un article paru sur le blogue de Securities & Corporate Governance Group, nous présente un rappel de l’importance de bien concevoir l’évaluation du conseil d’administration.

Il expose les principales étapes de l’évaluation, donne un exemple d’une plus grande divulgation du processus, et insiste sur l’exploitation des résultats et sur la nécessité de faire le suivi, tout en soulevant l’épineux problème de la conservation des données et des risques légaux associés à leur divulgation.

Bonne lecture ! Vos commentaires relatifs à l’activité d’évaluation dans vos conseils sont les bienvenus.

Re-evaluating the Board Evaluation 

Board evaluations have long been standard practice among public companies. With shareholder interest in corporate governance practices at an all-time high, the focus on board evaluations is expected to increase.  Given that board evaluations can be an effective tool to improve board and company performance, now may be a good time to review your company’s current board evaluation process and the disclosure of that process.

The Evaluation Process

A recent study by PwC found that 63% of directors believe self-evaluations are mostly a “check the box” exercise.  This attitude may stem from the fact that NYSE listed companies are required to conduct evaluations on an annual basis.  (See NYSE Rule 303A.09; NASDAQ does not require an annual evaluation.)  That means that a significant number of boards may be missing out on a valuable opportunity to identify issues with and improve on various board functions.  Evaluations may provide helpful information about how the board conducts its meetings and interacts with management, what type of board education programs are needed in the upcoming year and whether the current structure of the board is appropriate in guiding and executing the company’s strategy.  The evaluations may identify small changes, like changing the order of items on board meeting agendas, or more substantive areas for improvement, like a gap in expertise and the need to add a new director.

Securities & Corporate Governance Group

Because the process should fit the board’s culture, there is no one-size-fits-all approach to designing effective board evaluations.  Furthermore, a process designed years ago may no longer fit the company’s current culture and strategic goals.  Therefore, it is necessary to re-evaluate from time to time the effectiveness of the process and implement any necessary changes.

In taking on this challenge, you should consider the following:

  1. What is the current culture?  Are director interactions formal or informal?  Are there clear leaders and followers?  Does anyone unduly dominate the meetings?  Are there factions (activist investor or private equity fund designees, long-tenured versus recently elected, etc.)?  Do some directors seem passive or prefer anonymity?
  2. What are the objectives?  Has an area of concern (like lack of board alignment) been identified? Or is the board engaging in the process to determine what, if anything, might be done better?
  3. Who will be evaluated? The board as a whole? Each committee?  Will individual directors review each other?  Will individual directors perform a self-evaluation?  Will the board solicit the opinion of members of management that have regular contact with the board?
  4. Who will do the evaluating? Recent trends show a slight increase in the retention of external advisors to conduct the evaluations, but the majority of public companies still employ an internally driven process lead by either the Chairman, Lead Independent Director, Chair of the Nominating and Corporate Governance Committee or General Counsel.
  5. How will they be evaluated? Typically, evaluations are conducted using written questionnaires or interviews.  Written questionnaires may include any combination of a standardized survey of questions, comment sections meant to facilitate the explanation of the standard survey of questions and open-ended questions intended to solicit feedback.  Interviews may be conducted on an individual basis or in a group setting.  The objectives of the evaluation will dictate the content of questions being solicited.  And the questions should be refreshed on an annual basis to ensure they are relevant and effective.
  6. What will be done with the results of the evaluations? This will partially depend on the method of evaluation but may include a discussion of the results, a memo summarizing the results or an individual meeting with each director.  The company should also use the results of the evaluations to resolve issues, make changes and achieve goals.

While the benefits of board evaluation are widely accepted, it is important to consider how such evaluations may impact the collegiality and trust that is vital for board room discussions, along with what, if any, impact the board evaluation process may have on director candidates.  Another consideration in designing the process is how evaluation material could be used in litigation and what the board can do to mitigate that risk.  On one hand, it is important for the board to develop a written record that demonstrates that the board acted deliberately in conducting evaluations.  On the other hand, questionnaires and other evaluation material are discoverable and may contain damaging information regarding board performance.  Accordingly, it is important to consider whether questionnaires and other evaluation material need to be retained after the evaluations have taken place. Regardless of whether the evaluation material is retained or not, it is important that the board apply this policy consistently for all evaluations – good or bad – year after year.

Enhancing Disclosure of Board Evaluation

While most U.S. public companies have a board evaluation process in place, the disclosure explaining the evaluation process (whether in the proxy statement of corporate governance guidelines) is minimal.  Recently, however, the Council of Institutional Investors released a report entitled Best Disclosure: Board Evaluation, which delineates two approaches for disclosing board evaluations that the Council believes are helpful to investors.  The first approach describes the board evaluation process and the mechanics of the board’s self-evaluations.  The second approach provides not only a description of the process employed to evaluate the board, but also the takeaways and results of the evaluation.

One U.S company that has presented a more in-depth description of its board evaluation process is General Electric.  The disclosure does not appear in the company’s proxy statement, but instead it is contained in its “Governance and Public Affairs Committee Key Practices” document.  General Electric’s proxy statement provides a high-level overview of the process and directs shareholders to the “Governance and Public Affairs Committee Key Practices” document by providing a link.  An excerpt from the disclosure is provided below:

Method of Evaluating Board and Committee Effectiveness. The committee will oversee the following self-evaluation process, which will be used by the board and by each committee of the board to determine their effectiveness and opportunities for improvement. All of the board and committee self-evaluations should be done annually at the November board and committee meetings. Every October, an independent expert in corporate governance will contact each director soliciting comments with respect to both the full board and any committee on which the director serves, as well as director performance and board dynamics. These comments will relate to the large question of how the board can improve its key functions of overseeing personnel development, financials, other major issues of strategy, risk, integrity, reputation and governance. In particular, for both the board and the relevant committee, the process will solicit ideas from directors about:

a. improving prioritization of issues;
b. improving quality of written, chart and oral presentations from management;
c. improving quality of board or committee discussions on these key matters;
d. identifying how specific issues in the past year could have been handled better;
e. identifying specific issues which should be discussed in the future; and
f. identifying any other matter of importance to board functioning.

The independent expert in corporate governance will then work with the committee chairs and the lead director to organize the comments received around options for changes at either board or committee level. At the November board and committee meetings, time will be allocated to a discussion of – and decisions relating to – the actionable items.

Robust disclosure of the board evaluation process is not yet common practice.  However, shareholders value the board evaluation process and are eager for details about the process, what the board has learned from the process and how the board intends to address issues or objectives identified in the process.  Accordingly, companies should expect to receive more interest (or pressure) to adopt a more formal evaluation process and provide more robust disclosure about the process.

Whether to address existing board effectiveness issues, to simply update outdated processes or to anticipate increased shareholder interest in board functionality, now is a good time to review your company’s board evaluation process and related public disclosures.

Les failles du benchmarking dans l’établissement des rémunérations !


Voici le point de vue de l’auteure Claire Linton-Evans*, paru dans le  Sydney Morning Herald récemment, à propos des pratiques de benchmarking, largement utilisées dans le domaine de la sélection et de la rémunération.

Ces méthodes ont du succès parce qu’elles sont utiles, autant aux employés qui tentent de se situer parmi leurs pairs, qu’aux entreprises qui comptent sur ces mesures pour recruter et rémunérer les employés-cadres.

L’auteure montre que cette approche peut conduire à toute sorte d’aberrations et d’iniquités car les titres des emplois et leurs salaires peuvent varier considérablement selon les situations. Elle donne également lieu à une inflation des rémunérations car aucune entreprise ne souhaite recruter un employé « moyen » !

Mme Linton-Evans affirme que l’approche peut cependant être utile au niveau gouvernemental car les emplois sont spécifiés très rigoureusement et ils jouissent de descriptions uniformes d’un secteur à un autre, permettant ainsi de faire des comparaisons sensées.  

Dans tous les cas, les organisations devraient considérer d’autres facteurs pour établir la rémunération.

Je vous invite à prendre connaissance de ce cours article. Quelles sont vos expériences avec le benchmarking ? Bonne lecture !

The death of salary benchmarking

 

For decades benchmarking has been the private sector’s employment solution, forcing candidates into salary bands the way square pegs fit into round holes – often by shaving off some sides. Published by industry bodies and recruitment firms after surveying multiple companies, these annual benchmarking studies attempt to explain what salary range a role (usually by job title) is paid within each industry.

Cleverly marketed, they have been popular for so long because the data « benefits » two client segments: the employees and companies. Employees are told to use the range to ascertain their market value, while firms use the data to budget for new roles, with a level of comfort that they are in step with what the market is paying. However, as anyone who has interviewed or recruited recently knows, benchmarking is becoming increasingly unreliable.

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Using salary benchmarks is dangerous for both the companies that rely on it to recruit and for executives who expect to be paid within a range. Some companies give benchmarking a cursory glance at budget time. Other companies absurdly state publicly and proudly that they pay only « up to the 75th percentile » of the industry’s benchmark, a declaration that rarely attracts top talent (nor motivates their existing employees).

By evaluating a candidate and their eligibility for a role on salary rather than experience, these businesses often remove the most qualified candidates from the process, and it’s these companies that employees should be wary of. The tip-off? The « What is your current salary/salary expectation? » question which will be often one of the first questions in the screening interview.

I was reminded of this recently when an old colleague shared his dismay after commencing a senior role in the software industry. It had been a delicate  hiring process because the previous manager of the division had held the title of executive general manager…and  before   this had been the executive assistant!  It was a classic and all too common case of a company that used a job title to reward an under-skilled employee, who didn’t have the experience of an EGM and wasn’t being paid the salary of a senior manager either. Obviously, this person couldn’t perform the role and my colleague was hired to fix the problem. So, if this company was involved with a salary benchmarking survey, what did their figures do to pull the average salary of a software EGM down?

And that’s exactly where the concept of benchmarking becomes redundant – job titles and salaries can vary wildly from employee to employee, company to company and situation to situation. Benchmarking them on the criteria of industry, title and salary is not enough for companies to use as a mandatory remuneration guide. The best and most in demand employees will expect to be paid well above a salary band they know has been derived from a motley crew of industry peers. They will know what their value is and wait for an educated employer to offer them an attractive salary. Moreover, successful companies are more aware than ever that their people create their competitive advantage and by offering a salary that is not competitive, they can’t expect their people to stick around.

Where salary benchmarking is successful is within the Government. Generally departments work on strict salary bands aligned to job codes. This works well because they are limited by budgets set annually, and they vigilantly hire employees into strict bands and titles.  Given the  number of variables in the private sector, the concept isn’t vaguely relatable, which is why salary benchmarking should be an interesting, but never a deciding factor these days in the hiring process.

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*Claire Linton-Evans is a senior executive and author of the career bible for modern women, Climbing the Ladder in Heels – How to Succeed in the Career Game of Snakes and Ladders. 

Comment les principaux intéressés peuvent-ils évaluer la qualité d’un conseil d’administration ?


Que peut faire un actionnaire ou un investisseur pour évaluer la compétence d’un conseil d’administration et se former une opinion sur l’efficacité de son rôle de fiduciaire ?

Voici un article, publié par la rédaction d’Investopedia, qui présente un checklist en cinq points, simple mais fort utile, pour mieux savoir quoi regarder dans la documentation publique.

Bien sûr, votre évaluation ne sera pas nécessairement concluante mais je suis assuré que si vous portez une attention spéciale aux 5 éléments présentés ci-dessous, vous aurez une bien meilleure appréciation des qualités du conseil et de ses administrateurs.

Quels autres facteurs considérez-vous dans l’évaluation des compétences d’un Board ? Bonne lecture !

Evaluating The Board Of Directors

You can learn a lot from looking at the disclosures made about a company’s board of directors in its annual report, but it takes time and knowledge to pick up clues on the level of quality of a company’s governance as reflected in its board’s composition and responsibilities. (For related reading, see An Investor’s Checklist To Financial Footnotes and Footnotes: Early Warning Signs For Investors.)

Tulips

In theory, the board is responsible to the shareholders and is supposed to govern a company’s management. But in many instances, the board has become a servant of the chief executive officer (CEO), who is typically also the chairman of the board. The role of the board of directors has increasingly come under scrutiny in light of corporate scandals such as those at Enron, WorldCom and HealthSouth, in which the board of directors failed to act in investors’ best interests. Although the Sarbanes-Oxley Act of 2002 made corporations more accountable, investors should still pay attention to what a corporation’s board of directors is up to. Here we’ll show you what the board of directors can tell you about how a company is being run.

The Checklist
According to an October 27, 2003, Wall Street Journal article, a checklist was developed by the Corporate Library to help investors evaluate the objectivity and effectiveness of a board. According to this checklist, investors should examine:

1. Size of the Board
There is no universal agreement on the optimum size of a board of directors. A large number of members represents a challenge in terms of using them effectively and/or having any kind of meaningful individual participation. According to the Corporate Library’s study, the average board size is 9.2 members, and most boards range from 3 to 31 members. Some analysts think the ideal size is seven.

In addition, there are two critical board committees that must be made up of independent members:

  1. The compensation committee
  2. The audit committee

The minimum number for each committee is three. This means that a minimum of six board members is needed so that no one is on more than one committee. Having members doing double duty may compromise the important wall between audit and compensation, which helps avoid any conflicts of interest. Members serving on a number of other boards may not devote adequate time to their responsibilities.

The seventh member is the chairperson of the board. It’s the responsibility of the chairperson to make sure the board is functioning properly and the CEO is fulfilling his or her duty and following the directives of the board. A conflict of interest is created if the CEO is also the chairperson of the board.

To staff any additional committees, such as nominating or governance, additional people may be necessary. However, having more than nine members may make the board too big to function effectively. (For background reading, see The Basics Of Corporate Structure.)

2. The Degree of Independence: Insiders and Outsiders
A key attribute of an effective board is that it is comprised of a majority of independent outsiders. While not necessarily true, a board with a majority of insiders is often viewed as being stacked with sycophants, especially in cases where the CEO is also the chairman of the board.

An outsider is someone who has never worked at the company, is not related to any of the key employees and has never worked for a major supplier, customer or service provider, such as lawyers, accountants, consultants, investment bankers, etc. While this definition of independent outsiders is clear, you’d be surprised at the number of times it is misapplied. Too often, the « outsider » label is given to the retired CEO or a relative when that person is actually an insider with conflicts of interest.The Wall Street Journal article found that independent outsiders made up 66% of all boards and 72% of Standard & Poor’s (S&P) boards. The larger the number of outside board members the better. This makes the board more independent and allows it to provide a higher level of corporate governance to shareholders, particularly if the position of chairman of the board is separated from the CEO and is held by an outsider.

3. Committees
There are four important board committees: executive, audit, compensation and nominating. There may be more committees depending on corporate philosophy, which is determined by an ethics committee and special circumstances relating to a particular company’s line of business. Let’s take a closer look at the four main committees:

  1. The Executive Committee
    The executive committee, is made up of a small number of board members that are readily accessible and easily convened, to decide on matters subject to board consideration but must be decided on expeditiously, such as a quarterly meeting. Executive committee proceedings are always reported to and reviewed by the full board. Just as with the full board, investors should prefer that independent directors make up the majority of an executive committee.
  2. The Audit Committee
    The audit committee works with the auditors to make sure that the books are correct and that there are no conflicts of interest between the auditors and the other consulting firms employed by the company. Ideally, the chair of the audit committee is a Certified Public Accountant (CPA). Often, a CPA is not on the audit committee, let alone on the board. The New York Stock Exchange (NYSE) requires that the audit committee include a financial expert, but this qualification is typically met by a retired banker, even though that person’s ability to catch fraud may be questionable. The audit committee should meet at least four times a year in order to review the most recent audit. An additional meeting should be held if there are other issues that need to be addressed
  3. The Compensation Committee.
    The compensation committee is responsible for setting the pay of top executives. It seems obvious that the CEO or other people with conflicts of interest should not be on this committee, but you’d be surprised at the number of companies that allow just that. It is important to check if the members of the compensation board are also on the compensation committees of other firms because of the potential conflict of interest. The compensation committee should meet at least twice a year. Having only one meeting may be a sign that the committee meets just to approve a pay package that was created by the CEO or a consultant without much debate. (To learn more, read Evaluating Executive Compensation.)
  4. The Nominating Committee
    This committee is responsible for nominating people to the board. The nomination process should aim to bring on people with independence and a skill set currently lacking on the board.M

4. Other Commitments and Time Constraints
The number of boards and committees a board member is on is a key consideration when judging the effectiveness of a member.

The following chart from the survey shows the time commitments of board members of the 1,700 largest U.S. public companies according the the study’s 2003 data. This indicates that the majority of board members sit on no more than three boards. What this data does not specify is the number of committees to which these people belong.

You’ll often find that independent board members serve on both the audit and compensation committees and are also on three or more other boards. You have to wonder how much time a board member can devote to a company’s business if the person is on multiple boards. This situation also raises questions about the supply of independent outside directors. Are these people pulling double duty because there’s a lack of qualified outsiders?

5. Related Transactions
Companies must disclose any transactions with executives and directors in a financial note entitled « Related Transactions. » This discloses actions or relationships that cause conflicts of interest, such as doing business with a director’s company or having relatives of the CEO receiving professional fees from the company.

The Bottom Line
The composition and performance of a board of directors says a lot about its responsibilities to a company’s shareholders. A board loses credibility if its objectivity and independence are compromised by material shortcomings in this checklist. Investors are poorly served by substandard governance practices.

L’évaluation des conseils d’administration et des administrateurs | Sept étapes à considérer


Cet article rédigé par Geoffrey KIEL, James BECK et Jacques GRISÉ (1) et paru dans les Documents de travail de la Faculté des sciences de l’administration en 2008 est toujours d’actualité. Il présente un guide pratique des questions clés que les conseils d’administration doivent prendre en considération lorsqu’ils planifient une évaluation.

On met l’accent sur l’utilité d’avoir des évaluations bien menées ainsi que sur les sept étapes à suivre pour des évaluations efficaces d’un conseil d’administration et des administrateurs. Bonne lecture.

SEPT ÉTAPES À SUIVRE POUR DES ÉVALUATIONS EFFICACES D’UN CONSEIL D’ADMINISTRATION ET DES ADMINISTRATEURS

 

Lorsqu’une crise se produit au sein d’une société, comme celles qu’ont connues Nortel et Hollinger International, les intervenants, les médias, les organismes de réglementation et la collectivité se tournent vers le conseil d’administration pour trouver des réponses. Étant donné que ce dernier est le chef décisionnel ultime de la société, il est responsable des actions et du rendement de la société.

Le défi actuel que doivent relever les conseils d’administration consiste à accroître la valeur des organisations qu’ils gouvernent. Grâce à l’évaluation du rendement, les conseils d’administration peuvent s’assurer qu’ils ont les connaissances, les compétences et la capacité de relever ce défi.

Plusieurs guides et normes de pratiques exemplaires reconnaissent cette notion. Ainsi, la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario indique dans les lignes directrices sur la gouvernance des sociétés (NP 58-201) que « le conseil d’administration, ses comités et chacun de ses administrateurs devraient faire l’objet régulièrement d’une évaluation à l’égard de leur efficacité et de leur contribution ».

L’évaluation du conseil d’administration est trop souvent perçue comme un mal nécessaire – un processus mécanique consistant à cocher des points sur une liste qui, en bout de ligne, a peu de valeur réelle pour le conseil d’administration si ce n’est pour satisfaire aux exigences en matière de conformité. Toutefois… un processus efficace d’évaluation du conseil d’administration peut donner lieu à une transformation.

Une publication du Collège des administrateurs de sociétés (CAS), sous forme de questions et réponses sur la gouvernance, a été conçue à l’intention des administrateurs nommés par le gouvernement du Québec comme membre d’un conseil d’administration d’une société d’État ou d’un organisme gouvernemental. Celle-ci vise à répondre aux questions les plus courantes qu’un administrateur nouvellement nommé peut légitimement se poser en matière de gouvernance. On y indique qu’ « une évaluation faite à intervalles périodiques est essentielle pour assurer le maintien d’une gouvernance efficace » (2).

Penguins

Cet article offrira une approche pratique en matière d’évaluations efficaces des conseils d’administration et des administrateurs en appliquant un cadre comportant sept étapes qui pose les questions clés que tous les conseils d’administration devraient prendre en considération lorsqu’ils planifient une évaluation. Même les conseils d’administration efficaces peuvent tirer profit d’une évaluation bien menée.

Comme nous l’avons résumé dans le tableau 1, une évaluation menée adéquatement peut contribuer considérablement à des améliorations du rendement à trois niveaux : organisation, conseil d’administration et administrateur. Selon Lawler et Finegold « les conseils qui évaluent leurs membres et qui s’évaluent ont tendance à être plus efficaces que ceux qui ne le font pas ». Toutefois, il faut souligner que ces avantages ne sont possibles qu’au moyen d’une évaluation du conseil d’administration menée de manière appropriée; si l’évaluation n’est pas faite correctement, cela peut causer de la méfiance parmi les membres du conseil d’administration et entre le conseil lui-même et la direction.

Une publication de l’École d’administration publique du Québec (ENAP), produite en collaboration avec le Collège des administrateurs de sociétés (CAS), présente une section traitant de l’évaluation de la performance du conseil d’administration (3).

Selon les auteurs, « L’évaluation est une composante essentielle d’une saine gouvernance d’entreprise. Elle permet de jeter un regard sur la façon dont les décisions ont été prises et sur la manière d’exercer la gestion des activités de l’organisation et ce, dans une perspective d’amélioration continue… Il incombe au président du conseil d’instaurer une culture d’évaluation du rendement et de la performance. Pour ce faire, il doit veiller à la mise en place d’un processus d’évaluation clair, à l’élaboration de règles et d’outils pertinents, à la définition des responsabilités de chaque intervenant dans le processus d’évaluation, à la diffusion de l’information et à la mise en place des correctifs nécessaires ». Dans cette publication, on présente dix outils détaillés d’évaluations (questionnaires) qui concernent les groupes cibles suivants :

1. l’évaluation du conseil

2. l’évaluation du fonctionnement du conseil

3. l’évaluation du président du conseil

4. l’évaluation d’un membre de conseil

5. l’évaluation du comité de gouvernance et d’éthique

6. l’évaluation du comité de vérification

7. l’évaluation du comité des ressources humaines

8. l’évaluation du fonctionnement d’un comité

9. l’évaluation d’un membre de comité

10. l’évaluation du président d’un comité

_______________________________________

(1) Geoffrey Kiel, Ph.D., premier vice-chancelier délégué et doyen de l’École d’administration, University of Notre Dame, Australie, et président de la société Effective Governance Pty Ltd, James Beck, directeur général, Effective Governance Pty Ltd, Jacques Grisé, Ph.D., F.Adm.A., collaborateur spécial du Collège des administrateurs de sociétés (CAS), Faculté des sciences de l’administration, Université Laval, Québec.

(2) Collège des administrateurs de sociétés, Être un administrateur de sociétés d’état : 16 questions et réponses sur la gouvernance, Faculté des sciences de l’administration, Université Laval, 2007.

(3) ENAP, Les devoirs et responsabilités d’un conseil d’administration, Guide de référence, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.

Comment le C.A. peut-il s’acquitter de la surveillance des cyber-risques ?


Aujourd’hui, j’attire votre attention sur un article publié par , paru sur le site Cisco Blog, qui porte sur les nouvelles responsabilités qui incombent aux membres des conseils d’administration en matière de surveillance des risques cybernétiques globaux de la société..

Il existe des « guidelines » très utiles qui peuvent aider les membres de la direction (CxC), ceux qui doivent attester (signer) de la véracité des éléments de divulgation relatifs aux risques cybernétiques.

Également, il existe des moyens pour les membres de conseils d’administration de s’assurer qu’ils exercent une veille efficace de ces risques. Cet article fait écho à la conférence du Gartner Security and Risk Management Summit , plus particulièrement à la session  « Finding the Sweet Spot to Balance Cyber Risk ».

Tammie Gartner Session

À mon avis, tous les administrateurs devraient se familiariser avec l’environnement et la gestion des cyber-risques car ceux-ci peuvent avoir des conséquences dramatiques sur la performance de l’organisation.

La lecture de cet article vous sensibilisera davantage à votre rôle d’administrateur et aux conséquences qui en découlent. Voici un extrait de celui-ci. Bonne lecture !

 

Cyber Threat Management from the Boardroom Risk: Lost in Translation

 

During the session, the panel had been discussing how the senior leadership teams address the problem of putting their signatures against the risk that cyber threats pose to their organizations. Tammie Leith made a point to the effect that it is just as important for our teams to tell us why we should not accept or acknowledge those risks so that we can increase investments to mitigate those risks.

What caught my attention was that the senior management teams are beginning to question the technical teams on whether or not appropriate steps have been taken to minimize the risks to the corporation. The CxO (senior leadership team that has to put their signature on the risk disclosure documents) teams are no longer comfortable with blindly assuming the increasing risks to the business from cyber threats.Aguilar Session

To make matters worse, the CxO teams and the IT security teams generally speak different languages in that they are both using terms with meanings relevant to their specific roles in the company. In the past, this has not been a problem because both teams were performing very critical and very different functions for the business. The CxO team is focused on revenue, expenses, margins, profits, shareholder value, and other critical business metrics to drive for success. The IT security teams, on the other hand, are worried about breaches, data loss prevention, indications of compromise, denial of services attacks and more in order to keep the cyber attackers out of the corporate network. The challenge is that both teams use the common term of risk, but in different ways. Today’s threat environment has forced the risk environment to blend. Sophisticated targeted attacks and advanced polymorphic malware affect a business’s bottom line. Theft of critical information, such as credit card numbers, health insurance records, and social security numbers, result in revenue losses, bad reputation, regulatory fines, and lawsuits. Because these teams have not typically communicated very well in the past, how can we ensure that they have a converged meaning for risk when they are speaking different “languages”?

In order to fully explore the variations to the term “risk” for the business, I wanted to understand what the Security Exchange Commission (SEC) required of corporations in reporting requirements to their shareholders. The 2013 Cybersecurity Executive Order signed by President Obama, and the release of the NIST Cyber Framework seemed to be giving the SEC a new reason to revisit the topic of cyber security with a revitalized vigor.

The SEC had already published guidance on how corporations should provide cyber security risk disclosures in the CV Disclosure Guidance: Topic No. 2 Date: October 13, 2011. However, the speech that SEC Commissioner Luis A. Aguilar gave at the “Cyber Risks and The Boardroom Conference” at the New York Stock Exchange on June 10 discussed what the “boards of directors can, and should, do to ensure that their organizations are appropriately considering and addressing cyber risks.” In proposing a strong case for the boards of directors to take action, he discussed the “threat of litigation and potential liability for failing to implement adequate steps to protect the company from cyber-threats.” He also discussed the derivative lawsuits that were brought against companies, their officers and directors relating to data breaches. What caught my attention most about the speech is when he said, “Thus, boards that chose to ignore, or minimize, the importance of cybersecurity oversight responsibility, do so at their own peril.”

Commissioner Aguilar made a strong recommendation for corporations to voluntarily adopt the NIST Cybersecurity Framework in order to begin addressing the problem with the statement, “While the Framework is voluntary guidance for any company, some  commenters have already suggested that it will likely become a baseline for best practices by companies, including assessing legal or regulatory exposure to these issues or for insurance purposes.”

I am not disagreeing with Commissioner Aguilar, but in practice, this is an incredible challenge for any board of directors as they are now being asked to provide direct cyber security oversight to the internal day-to-day operations of the organization or risk “peril.”

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Les grands enjeux reliés à la rémunération des administrateurs canadiens


Il y a peu d’informations colligées sur les rémunérations versées aux administrateurs de sociétés canadiennes. Michel Magnan, professeur et titulaire de la chaire de gouvernance d’entreprise Stephen A. Jarislowsky de l’École de gestion John-Molson, Université Concordia, a récemment publié, en collaboration avec l’IGOPP, les résultats d’une étude fort pertinente sur le sujet.

Le rapport fait ressortir plusieurs constats dont les suivants :

(1) Sur la période de 10 ans allant de 2001 à 2010, les honoraires annuels moyens touchés par les administrateurs de sociétés ouvertes canadiennes ont augmenté de 465%. Cette hausse considérable n’est toutefois pas uniforme parmi toutes les sociétés, puisque les augmentations les plus importantes se retrouvent dans les grandes institutions financières ainsi que dans les sociétés pétrolières et minières.

(2) La rémunération des administrateurs de sociétés canadiennes reste significativement inférieure à celle octroyée par des sociétés américaines comparables.

(3) La rémunération des administrateurs n’a pas atteint des niveaux que l’on pourrait juger excessifs compte tenu de l’accroissement des exigences institutionnelles et réglementaires durant la période.

(4) Le débat sur la rémunération des administrateurs et leur indépendance doit être vu comme un enjeu de composition et de fonctionnement du conseil d’administration. Si des cas de rémunération excessive surviennent, ils ne font que refléter des problèmes de gouvernance sous-jacents plus sérieux, lesquels minent la légitimité et possiblement la crédibilité du conseil

(5) Nous sommes dans un contexte de gouvernance fiduciaire. Les administrateurs sont donc préoccupés par la conformité aux lois et règlements, la mise en place et le suivi des mécanismes et des systèmes de contrôle, d’incitation et de reddition des comptes. Leur rémunération est ainsi fonction de ce rôle.

Vous trouverez, ci-dessous, un sommaire du rapport, notamment de ses recommandations.  Bonne lecture !

 

Rémunération des administrateurs et gouvernance : enjeux et défis

 

Les attentes envers les administrateurs en termes de crédibilité, de disponibilité et de légitimité ont considérablement augmenté depuis le début des années 2000. Leur rémunération a suivi mais les jetons de présence ont-ils une incidence sur le comportement et les décisions des membres des conseils ?P1030086

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Il ressort de cette analyse que la rémunération des administrateurs n’est qu’une facette de la gouvernance du conseil d’administration, et pas nécessairement la plus stratégique, puisqu’elle ajoute peu à des processus de nomination et d’évaluation des administrateurs qui sont déjà rigoureux. La rémunération des administrateurs doit refléter le fait que leur responsabilité est conjointe, continue et orientée vers la veille des intérêts à long terme de l’entreprise dans son ensemble, et non seulement des intérêts à court terme de certains actionnaires. À cet effet, le rapport propose plusieurs recommandations, notamment :

La priorité d’un conseil en matière de gouvernance est de maintenir et accroître sa légitimité et sa crédibilité au moyen de pratiques et processus rigoureux.

La rémunération des administrateurs ne doit pas reposer sur l’atteinte d’objectifs ou de buts à court terme.

La rémunération d’un administrateur doit être suffisamment élevée pour attirer des candidats crédibles, intègres et détenant les compétences spécifiques correspondant aux objectifs de la société.

Les administrateurs doivent détenir un investissement significatif à long terme dans les actions de l’entreprise.

La rémunération des administrateurs devrait être uniforme entre les individus qui ont des tâches similaires.

La rémunération des administrateurs doit refléter de manière rationnelle les risques spécifiques qu’ils encourent.

Les investisseurs n’hésitent pas à remettre en question les compétences et les décisions des administrateurs. Dans un tel contexte, leur rémunération risque de devenir un enjeu de gouvernance important. C’est pourquoi ce rapport de l’IGOPP cadre le débat par une analyse de déterminants potentiels de la rémunération et suggère des principes et recommandations qui permettront de guider le travail des conseils en la matière.