Principes simples et universels de saine gouvernance | Rappel d’un billet antérieur


Quels sont les principes fondamentaux de la bonne gouvernance ? Voilà un sujet bien d’actualité, une question fréquemment posée, qui appelle, trop souvent, des réponses complexes et peu utiles pour ceux qui siègent à des conseils d’administration.

L’article de Jo Iwasaki, paru sur le site du NewStateman, a l’avantage de résumer très succinctement les cinq (5) grands principes qui doivent animer et inspirer les administrateurs de sociétés.

Les principes évoqués dans l’article sont simples et directs ; ils peuvent même paraître simplistes, mais, à mon avis, ils devraient servir de puissants guides de référence à tous les administrateurs de sociétés.

Les cinq principes retenus dans l’article sont les suivants :

 

(1) Un solide engagement du conseil (leadership) ;

(2) Une grande capacité d’action liée au mix de compétences, expertises et savoir-être ;

(3) Une reddition de compte efficace envers les parties prenantes ;

(4) Un objectif de création de valeur et une distribution équitable entre les principaux artisans de la réussite ;

(5) De solides valeurs d’intégrité et de transparence susceptibles de faire l’objet d’un examen minutieux de la part des parties prenantes.

 

« What board members need to remind themselves is that they are collectively responsible for the long-term success of their company. This may sound obvious but it is not always recognised ».

 

What are the fundamental principles of corporate governance ?

 

Résultats de recherche d'images pour « les principes de la bonne gouvernance »

 

Our suggestion is to get back to the fundamental principles of good governance which board members should bear in mind in carrying out their responsibilities. If there are just a few, simple and short principles, board members can easily refer to them when making decisions without losing focus. Such a process should be open and dynamic.

In ICAEW’s  recent paper (The Institute of Chartered Accountants in England and Wales) What are the overarching principles of corporate governance?, we proposed five such principles of corporate governance.

Leadership

An effective board should head each company. The Board should steer the company to meet its business purpose in both the short and long term.

Capability

The Board should have an appropriate mix of skills, experience and independence to enable its members to discharge their duties and responsibilities effectively.

Accountability

The Board should communicate to the company’s shareholders and other stakeholders, at regular intervals, a fair, balanced and understandable assessment of how the company is achieving its business purpose and meeting its other responsibilities.

Sustainability

The Board should guide the business to create value and allocate it fairly and sustainably to reinvestment and distributions to stakeholders, including shareholders, directors, employees and customers.

Integrity

The Board should lead the company to conduct its business in a fair and transparent manner that can withstand scrutiny by stakeholders.

We kept them short, with purpose, but we also kept them aspirational. None of them should be a surprise – they might be just like you have on your board. Well, why not share and exchange our ideas – the more we debate, the better we remember the principles which guide our own behaviour.

 

De son côté, l’Ordre des administrateurs agréés du Québec (OAAQ) a retenu six (6) valeurs fondamentales qui devraient guider les membres dans l’accomplissement de leurs tâches de professionnels.

Il est utile de les rappeler dans ce billet :

 

Transparence 

 

La transparence laisse paraître la réalité tout entière, sans qu’elle soit altérée ou biaisée. Il n’existe d’autre principe plus vertueux que la transparence de l’acte administratif par l’administrateur qui exerce un pouvoir au nom de son détenteur ; celui qui est investi d’un pouvoir doit rendre compte de ses actes à son auteur.

Essentiellement, l’administrateur doit rendre compte de sa gestion au mandant ou autre personne ou groupe désigné, par exemple, à un conseil d’administration, à un comité de surveillance ou à un vérificateur. L’administrateur doit également agir de façon transparente envers les tiers ou les préposés pouvant être affectés par ses actes dans la mesure où le mandant le permet et qu’il n’en subit aucun préjudice.

 

Continuité

 

La continuité est ce qui permet à l’administration de poursuivre ses activités sans interruption. Elle implique l’obligation du mandataire de passer les pouvoirs aux personnes et aux intervenants désignés pour qu’ils puissent remplir leurs obligations adéquatement.

La continuité englobe aussi une perspective temporelle. L’administrateur doit choisir des avenues et des solutions qui favorisent la survie ou la croissance à long terme de la société qu’il gère. En lien avec la saine gestion, l’atteinte des objectifs à court terme ne doit pas menacer la viabilité d’une organisation à plus long terme.

 

Efficience

 

L’efficience allie efficacité, c’est-à-dire, l’atteinte de résultats et l’optimisation des ressources dans la pose d’actes administratifs. L’administrateur efficient vise le rendement optimal de la société à sa charge et maximise l’utilisation des ressources à sa disposition, dans le respect de l’environnement et de la qualité de vie.

Conscient de l’accès limité aux ressources, l’administrateur met tout en œuvre pour les utiliser avec diligence, parcimonie et doigté dans le but d’atteindre les résultats anticipés. L’absence d’une utilisation judicieuse des ressources constitue une négligence, une faute qui porte préjudice aux commettants.

 

Équilibre

 

L’équilibre découle de la juste proportion entre force et idées opposées, d’où résulte l’harmonie contributrice de la saine gestion des sociétés. L’équilibre se traduit chez l’administrateur par l’utilisation dynamique de moyens, de contraintes et de limites imposées par l’environnement en constante évolution.

Pour atteindre l’équilibre, l’administrateur dirigeant doit mettre en place des mécanismes permettant de répartir et balancer l’exercice du pouvoir. Cette pratique ne vise pas la dilution du pouvoir, mais bien une répartition adéquate entre des fonctions nécessitant des compétences et des habiletés différentes.

 

Équité

 

L’équité réfère à ce qui est foncièrement juste. Plusieurs applications en lien avec l’équité sont enchâssées dans la Charte canadienne des droits et libertés de la Loi canadienne sur les droits de la personne et dans la Charte québécoise des droits et libertés de la personne. L’administrateur doit faire en sorte de gérer en respect des lois afin de prévenir l’exercice abusif ou arbitraire du pouvoir.

 

Abnégation

 

L’abnégation fait référence à une personne qui renonce à tout avantage ou intérêt personnel autres que ceux qui lui sont accordés par contrat ou établis dans le cadre de ses fonctions d’administrateur.

Le futur code de gouvernance du Royaume-Uni


Je vous invite à prendre connaissance du futur code de gouvernance du Royaume-Uni (R.-U.).

À cet effet, voici un billet de Martin Lipton*, paru sur le site de Harvard Law School Forum on Corporate Governance, qui présente un aperçu des points saillants.

Bonne lecture !

 

The Financial Reporting Council today [July 16, 2018] issued a revised corporate governance code and announced that a revised investor stewardship code will be issued before year-end. The code and related materials are available at www.frc.org.uk.

The revised code contains two provisions that will be of great interest. They will undoubtedly be relied upon in efforts to update the various U.S. corporate governance codes. They will also be used to further the efforts to expand the sustainability and stakeholder concerns of U.S. boards.

First, the introduction to the code makes note that shareholder primacy needs to be moderated and that the concept of the “purpose” of the corporation, as long put forth in the U.K. by Colin Mayer and recently popularized in the U.S. by Larry Fink in his 2018 letter to CEO’s, is the guiding principle for the revised code:

Companies do not exist in isolation. Successful and sustainable businesses underpin our economy and society by providing employment and creating prosperity. To succeed in the long-term, directors and the companies they lead need to build and maintain successful relationships with a wide range of stakeholders. These relationships will be successful and enduring if they are based on respect, trust and mutual benefit. Accordingly, a company’s culture should promote integrity and openness, value diversity and be responsive to the views of shareholders and wider stakeholders.

Second, the code provides that the board is responsible for policies and practices which reinforce a healthy culture and that the board should engage:

with the workforce through one, or a combination, of a director appointed from the workforce, a formal workforce advisory panel and a designated non-executive director, or other arrangements which meet the circumstances of the company and the workforce.

It will be interesting to see how this provision will be implemented and whether it gains any traction in the U.S.

 

 

The UK Corporate Governance Code

 

Résultats de recherche d'images pour « UK Corporate Governance Code 2018 »


Martin Lipton* is a founding partner of Wachtell, Lipton, Rosen & Katz, specializing in mergers and acquisitions and matters affecting corporate policy and strategy. This post is based on a Wachtell Lipton memorandum by Mr. Lipton.

Les CA sont composés de plusieurs comités qui, ensemble, accomplissent l’essentiel des devoirs de fiduciaire


Il est maintenant bien établi que les conseils d’administration comptent au moins trois comités composés de membres du conseil qui se rapportent au CA : le comité d’audit, le comité des ressources humaines et le comité de gouvernance.

Les comités sont, en général, formés d’environ trois membres du conseil ; ils sont présidés par un administrateur et ils se réunissent aussi souvent que le CA lui-même.

Il est évident qu’une grande partie du travail des administrateurs du conseil se fait par l’intermédiaire des comités mis en place par le CA.

L’article ci-dessous, publié par Steve W. Klemash*, Kellie C. et Jamie Smith, provient d’une publication du Centre de la gouvernance EY. Les auteurs présentent les résultats d’une enquête sur les autres comités mis en place par les CA des entreprises du S&P 500, en sus des trois comités statutaires.

Les résultats sont  présentés succinctement dans le document qui suit. Ainsi, il ressort que :

(1) la plupart des autres comités sont les comités exécutifs et les comités des finances

(2) la nature du secteur industriel a une grande importance sur le type de comité additionnel mis en place

(3) les comités sur la gestion des risques et la technologie sont aussi présents dans environ 10 % des cas

(4) la plupart des nouveaux comités sont en lien avec la veille de la cybersécurité, la transformation numérique et les technologies de l’information.

Je vous invite à prendre connaissance des détails dans le résumé ci-dessous.

Bonne lecture !

 

A Fresh Look at Board Committees

 

Résultats de recherche d'images pour « A Fresh Look at Board Committees »

 

 

In this age of innovation and transformation, today’s board members face increasingly complex challenges in overseeing corporate culture, strategy and risk oversight.

The digital revolution has facilitated radical changes in business models and made cybersecurity a strategic business imperative. Intangible assets have become a primary driver of long-term value, making the talent agenda mission-critical. Companies are adapting to changes in the labor market, digitization and automation, and a growing spotlight on corporate values and purpose. And all of this is occurring against a backdrop of rising geopolitical tensions and trade policy challenges.

We have tracked board structures since 2013, examining how S&P 500 companies are using board committee structure to address oversight needs. This post is based on a review of the 418 proxy statements filed as of 15 May 2018. The same set of companies in 2018 and 2013 were examined to provide consistency in the review.

 

Findings

 

Amid sustained and unprecedented change, board committee structures stayed largely the same over the past six years. Across all industries, boards primarily rely on the three “key” committees generally required by the stock exchanges—audit, compensation, and nominating and governance. [1] Bank holding companies (BHCs) of a certain size, whether public or privately held, are required to also have separate risk committees—a “fourth key committee” so to speak. [2] Above and beyond these committees, institutions typically have one additional standing board committee (“additional committee”) (usually an executive or finance committee). During 2013-18, the portion of companies with at least one additional committee grew marginally from 74% to 76%, and the average number of additional committees remained largely consistent.

The most common committees remained the same. More than one-third of S&P 500 companies had an executive or finance committee. Use of executive committees declined slightly from 38% to 36%, while finance committees held steady at around 36%. Other committees were much less common.

Industry matters. Financial, telecommunications and utilities companies average two or more additional committees. Health care, consumer staples, industrials, consumer discretionary and materials average one to two. Energy, real estate and technology companies average less than one.

Few additional committees focus on emerging risk and innovation. Compliance, risk and technology committees grew marginally. In 2018, the overall percentage of S&P 500 companies with these committees remained low at 16%, 11% and 7%, respectively. Other types of committees largely held steady or declined.

A variety of additional committees oversee technology matters. Ten percent of companies assigned oversight of cybersecurity, digital transformation and information technology to an additional committee. These were typically technology, risk or compliance committees.

 

Our perspective

 

Today’s boards are navigating a sustained, highly disruptive and competitive environment. Board agendas have become increasingly packed with complex and evolving oversight topics, and key committee responsibilities have stretched beyond their core purview. Challenging the committee structure as part of the board assessment process may help the board determine the most effective oversight approach based on the company’s unique circumstances.

The ideal board committee structure is appropriate for the company’s specific needs and the board’s unique culture, is forward-looking, and supports the board’s ability to think strategically and comprehensively about key elements of the company business.

 

A closer look at the big banks

 

Large BHCs are unusual in that they are required to have a board- level risk committee. For these firms, other common additional committees included:

Questions for the board to consider

 

Is the board’s committee structure appropriate to forward-looking board priorities and company specific needs?

Is the board size and composition adaptable to changing committee responsibilities as needed based on the company’s evolving oversight needs?

Is the board familiar with how peer companies are addressing board oversight responsibilities?

Do assessments of board effectiveness reveal possible pressure points that might be resolved with changes in committee structure?

As committees assess their own effectiveness and performance, is their capacity, workload and areas of expertise part of that assessment?

As new directors join the board and bring new areas of expertise, does the board consider whether the current committee structure fully leverages those new director skills?

___________________________________________________

Endnotes

1Subject to certain exemptions, companies listed on the NYSE or NASDAQ must have independent audit, compensation and nominating/corporate governance committees. As an alternative to a nominating/corporate governance committee, director nominees may be selected by a majority of the independent directors for NASDAQ-listed companies.(go back)

2The Federal Reserve’s Enhanced Prudential Standards require separate risk committees for large publicly held US bank holding companies with total consolidated assets of \$10 billion or more.(go back)

________________________________________________________________

*Steve W. Klemash is Americas Leader, Kellie C. Huennekens is Associate Director, and Jamie Smith is Associate Director, at the EY Center for Board Matters. This post is based on their EY publication.

Comment un CA peut-il utiliser la technologie pour conserver son avantage concurrentiel ?


Maggie McGhee* a publié un très bon article sur l’importance croissante d’une solide connaissance des administrateurs eu égard aux perspectives offertes par les nouvelles technologies.

C’est la seule façon de s’assurer de développer ou de maintenir un avantage concurrentiel. L’article est paru sur le site de Board Agenda du 5 juillet 2018.

L’utilisation de nouvelles technologies peut varier d’une entreprise à une autre, mais aucune organisation ne peut se priver de questionner son modèle d’affaires afin de tenir compte des changements de paradigme.

L’auteure fait donc un rappel crucial aux administrateurs. De nouvelles compétences sont requises sur le Board !

Je vous invite également à lire un article, en français, sur les 10 nouvelles technologies qui ont marqué l’année 2017.

Enfin, je vous rappelle que cet article peut être traduit en français instantanément (vous n’avez qu’à cliquer sur le premier symbole dans la partie supérieure droite du navigateur Chrome de Google). La traduction est très acceptable pour une bonne compréhension de l’article pour ceux qui ont moins de facilité avec l’anglais.

Bonne lecture !

 

How boards can use technology to retain a competitive edge

 

Knowledge and skills in the boardroom must evolve with the risks and opportunities presented by technology—as well as its associated data—if companies are to remain competitive.

 

Résultats de recherche d'images pour « technologie »

 

For many organisations, embracing technology can be the difference between remaining relevant in their market, and being disrupted by new entrants. It represents a significant, and often the leading, business risk that boards need to address.

At the same time, by being proactive in their approach towards technology, boards may profit from what others see merely as threats. But what skills does the board need in order to provide such effective oversight, while being strategic?

In the need to remain relevant to customers and stakeholders, organisations are recognising that it is essential to adapt and embrace the opportunities that are created. Technology itself is an enabler, but it is never the solution, nor the sole driver.

 

Impact of technology

 

In our report, The Race for Relevance, we consider six technologies that are directly impacting the finance function alone. There are significantly more technologies that impact organisations as a whole.

As customer “stickiness” becomes a key tool in growth, organisations are starting to recognise the value of data created by the technologies that they own. It is an asset that is increasingly important, yet is also vulnerable to attack. Regulatory regimes are changing in order to address this. The upcoming implementation of the General Data Protection Regulation (GDPR) in May 2018, which focuses on personal data held in the EU, is one such example.

For many organisations, technology and the data generated by it present a significant business opportunity and risk—one which deserves appropriate board-level attention. So what role should the board play in assessing the use of technology and data?

 

Insight and guidance

 

The board needs to have the capability to provide insight and guidance in a number of areas. First, in the role of technology to deliver the business strategy, and whether advantage is being taken of emerging technologies.

Then there is the appraisal of technology investments, whether they are to support growth and commercial advantage, or to protect assets.

Boards must also evaluate the data strategy of the organisation by assessing whether the financial and non-financial data used to report against strategic objectives is appropriate.

Next, the board should consider the appropriateness of the organisation’s strategies to protect existing assets and information from unauthorised access or malicious attack.

They should also appraise whether the assessments of the critically held data are appropriate, and understand how data flows in an organisation comply with legal and regulatory requirements.

Assessing the risks arising from the use of technology, and how these are monitored through the organisation’s enterprise risk-management framework and internal control structures, is also a priority.

Lastly, boards should consider whether appropriate recovery plans are in place to manage the consequences of business disruption—including the management of technology and data assets.

 

The right skills

 

In discharging their responsibilities, boards should ask whether they have the skills within their membership to assess and advise appropriately.

This responsibility can be done in one of two ways. The first is by ensuring that at least one board member has direct experience of technology in the context of the industry in which the organisation operates. Having experience of addressing the risks of projects and protecting assets is invaluable, especially in those sectors where there is a high dependency on technology.

Or as an alternative, it can be done by ensuring the board has access to those with the requisite experience to advise on the risks. These may be internal experts or third parties.

Technology is an issue that cannot be ignored by boards. While not every board member needs to be fully technology-literate, it is important that all members can appreciate where it is used to create and sustain commercial advantage.

Equally, it is important that the board takes the lead in communicating across the organisation the risk and opportunity associated with technology. Without a shared understanding of the organisation’s approach to the use of technology, it will be practically impossible to roll out a consistent approach effectively.

Technology will continue to develop and provide new opportunities. Risks will continue to evolve. Commercial strategies will change as a result.

Boards need to embrace all of this if they are to remain relevant.


Maggie McGhee* is director of professional insights at ACCA (the Association of Chartered Certified Accountants).

Les administrateurs de la nouvelle génération


Vous trouverez, ci-dessous, le résultat d’une enquête réalisée par SpencerStuart portant sur le renouvellement des conseils d’administration et les attentes des administrateurs de ladite nouvelle génération.

Le texte a été publié en anglais. Vous pouvez le lire dans cette langue en cliquant sur le titre ci-dessous. Je vous invite à le faire puisque le texte original contient des tableaux et des statistiques que l’on ne retrouve pas dans ma version.

Afin de faciliter la compréhension, j’ai révisé la traduction électronique produite. Je crois que cette traduction est très acceptable.

Bonne lecture ! Vos commentaires sont les bienvenus.

 

 

How Next‑Generation Board Directors Are Having an Impact

 

 

Guide du Secrétariat à la jeunesse
GUIDE POUR FAVORISER LE RECRUTEMENT ET L’INTÉGRATION DES ADMINISTRATEURS DE LA RELÈVE AU SEIN DES CONSEILS D’ADMINISTRATION D’OBNL

 Consultez le guide du SAJ

 

Les conseils font l’objet des pressions croissantes pour démontrer leur pertinence à un moment où de multiples forces perturbatrices menacent les modèles d’affaires établis et créent de nouvelles possibilités d’innovation et de croissance. De plus en plus, les investisseurs s’attendent à ce que les conseils aient des processus significatifs en place pour renouveler leur adhésion et maximiser leur efficacité.

En conséquence, un nombre croissant « d’administrateurs de prochaine génération » sont nommés aux conseils d’administration à travers le monde. Beaucoup apportent des connaissances dans des domaines tels que la cybersécurité, l’IA (intelligence artificielle), l’apprentissage automatique et les technologies de l’industrie 4.0 ; d’autres ont une expérience directe de la transformation numérique, de la conception organisationnelle, de la connaissance du client ou de la communication sociale. Inévitablement, les experts de ces disciplines ont tendance à provenir d’une génération différente de celle de la majorité des membres du conseil d’administration.

Les jeunes administrateurs ont un impact sur le contenu et la dynamique du débat en salle de réunion. Ils incitent d’autres administrateurs à s’engager sur des sujets qui ne leur sont pas familiers et à apporter une approche et une perspective différentes au rôle. Tout comme les entreprises élargissent leur réflexion sur la valeur de la diversité et reconnaissent les avantages de la main-d’œuvre intergénérationnelle, les conseils bénéficient de recrutements d’administrateurs qui apportent non seulement une expertise foncièrement nécessaire, mais aussi une vision contemporaine de la façon dont les décisions affectent les parties prenantes — des employés et des fournisseurs aux clients et à la communauté. Ces administrateurs font face à un ensemble différent de défis en milieu de travail dans leurs rôles exécutifs ; en tant qu’administrateurs, ils peuvent rarement exprimer leurs préoccupations et leurs points de vue, autour de la table du conseil d’administration.

Les conseils qui choisissent sagement leurs jeunes administrateurs peuvent bénéficier grandement de leur présence. Cependant, il ne suffit pas d’amener de nouveaux administrateurs compétents dans la salle du conseil ; il est vital que les conseils les préparent au succès en combinant une intégration complète, une intégration réfléchie et une attitude ouverte, réceptive et respectueuse envers leurs contributions.

Nous avons interrogé un groupe de présidents de conseil d’administration et d’administrateurs de la prochaine génération sur plusieurs continents à propos de leur expérience de cette dernière phase de l’évolution des conseils d’administration.

 

Qu’y a-t-il pour la prochaine génération?

 

Avant de rejoindre le conseil d’administration d’une entreprise publique, il est important d’être clair sur la motivation. Pourquoi maintenant ; et pourquoi cette entreprise ? Être un administrateur non exécutif est un engagement important, et vous devez vous assurer que vous et le conseil d’administration considérez que c’est un investissement qui en vaut la peine. Nous constatons que la plupart des administrateurs next-gén sont motivés par trois choses : (1) le développement personnel. (2) la possibilité d’enrichir leur rôle exécutif avec de nouvelles idées et de nouvelles expériences acquises en tant qu’administrateur et (3) le désir de faire une contribution.

Un cadre qui commençait à se familiariser avec son propre conseil estimait qu’il était temps de se joindre à un conseil externe : « Je voulais élargir mon point de vue, acquérir des expériences différentes et voir une entreprise sous un autre angle. Je sentais que cela finirait par faire de moi un leader meilleur et plus efficace ». Une autre gestionnaire d’entreprise a souligné l’occasion unique d’apprendre d’autres personnes plus expérimentées qu’elle-même : « Je pourrais voir que je serais parmi les gens inspirants et que je serais exposé à un secteur différent, mais aussi, à une culture différente et à de nouvelles façons de faire des affaires. “Un troisième a décrit la décision de rejoindre un conseil comme” l’une des choses les plus utiles que j’ai fait dans ma vie ».

Les nouveaux administrateurs citent un certain nombre d’expériences et de compétences qu’ils espèrent acquérir en siégeant à un conseil, allant d’un style de leadership différent et travaillant avec une culture organisationnelle différente à l’apprentissage d’un nouveau secteur ou marché géographique.

Bien sûr, rejoindre un conseil d’administration doit être un exercice mutuellement bénéfique. « C’est utile pour moi parce que j’apprends sur la gouvernance, et sur le fonctionnement interne du conseil ». Je peux appliquer ce que j’apprends dans mon autre travail. Le conseil, quant à lui, obtient quelqu’un avec un ensemble différent de spécialités et une perspective légèrement plus fraîche ; ils ont quelqu’un qui veut être plus ouvert et plus direct, un peu plus non-conformiste par rapport aux autres membres du conseil.

Les présidents de conseil d’administration sont de plus en plus ouverts au recrutement de talents de prochaine génération, citant plusieurs raisons allant du besoin de compétences et de compétences spécifiques à des voix plus diverses à la table. Un président recherchait spécifiquement quelqu’un pour déplacer le centre du débat : « Un nouvel administrateur plus jeune peut voir un dilemme d’un point de vue différent, nous faisant réfléchir à deux fois. Je cherche une personne intègre qui est prête à parler ouvertement et à défier la gestion. Ce que je ne peux pas nécessairement attendre de ces personnes, bien sûr, c’est l’expérience d’avoir vu beaucoup de situations similaires sur 30-40 ans dans les affaires. C’est un compromis, et c’est l’une des raisons pour lesquelles la diversité des âges au sein du conseil est si importante. L’expertise des spécialistes doit être équilibrée avec l’expérience, et avec l’expérience vient un bon jugement ».

 

Préparation au rôle

 

Si vous êtes un dirigeant actif qui rejoint le conseil d’administration d’une entreprise publique, beaucoup de temps est en jeu (ainsi que votre réputation), vous devez donc être sûr que vous prenez la bonne décision. Un processus de vérification préalable approfondi offre non seulement cette sécurité, mais contribue également à accélérer votre préparation au rôle. « Au cours de mes entrevues, j’ai lu énormément de choses sur l’entreprise », a déclaré un administrateur récemment nommé. « J’ai regardé les appels des analystes, j’ai lu les documents de la SEC et j’ai posé beaucoup de questions, en particulier sur la dynamique du conseil. Ils m’ont fait rencontrer tous les membres du conseil d’administration et j’ai pu voir comment ils se parlaient entre eux ».

Il est important d’avoir une compréhension claire de ce que le conseil recherche et de la façon dont vos antécédents et votre expérience ajouteront de la valeur dans le contexte de l’entreprise. Par exemple, bien que les membres du conseil les plus séniors puissent avoir un aperçu raisonnable de la perturbation de l’entreprise, ils n’auront pas d’expérience pratique d’une initiative de transformation numérique. Vous êtes peut-être parfaitement placé pour fournir ces connaissances de première main, mais il se peut que le président du conseil d’administration veuille bien faire face à certaines difficultés, ait appris à relever le défi technologique d’un point de vue commercial et sache quel type de questions poser. Seule une due diligence approfondie révélera si vos attentes sont alignées avec celles du conseil et vous permettront de procéder en toute confiance.

 

Embarquement (Onboarding)

 

L’une des choses les plus courantes que nous entendons des administrateurs de prochaine génération est qu’ils auraient aimé un processus d’intégration plus approfondi avant leur première réunion — c’est quelque chose que les conseils d’administration doivent clairement aborder. Il revient souvent aux nouveaux administrateurs de prendre l’initiative et de concevoir un programme qui les aidera à s’intégrer dans l’entreprise. « Une grande partie de l’immersion dont j’ai eu besoin est venue des étapes que j’ai suivies moi-même », a déclaré un administrateur qui estimait que rencontrer quelques dirigeants et présidents de comité du conseil ainsi qu’une lecture du matériel fourni par le secrétaire de la société constituait une préparation insuffisante.

Un bon programme d’initiation comprendra des présentations de la direction sur le modèle d’affaires, la rentabilité et la performance ; visites de site ; et des réunions avec des conseillers externes tels que des comptables, des banquiers et des courtiers. Assister avec le responsable des relations avec les investisseurs pour revoir les perspectives des investisseurs et des analystes peut aussi être utile.

Les administrateurs de la prochaine génération ont demandé à rencontrer les chefs d’entreprise pour un examen plus détaillé d’une filiale ou d’une activité particulière où leur propre expérience est particulièrement pertinente. Dans une entreprise de vente au détail, par exemple, il serait logique de rencontrer le responsable du merchandising d’un magasin phare pour se familiariser avec le positionnement des produits et l’expérience client.

Le temps passé avec le PDG pour en apprendre davantage sur l’entreprise est essentiel. La plupart des chefs d’entreprise seront ravis de faire en sorte que le nouvel administrateur puisse voir directement les principaux projets et rencontrer les personnes qui les dirigent, ainsi que passer du temps avec d’autres membres de l’équipe de la haute direction. « Ils étaient complètement ouverts à la possibilité de rencontrer d’autres personnes, mais cela ne faisait pas partie du programme d’initiation formel. J’ai trouvé ces conversations les plus éclairantes parce que je me suis simplement rapproché de l’entreprise et du travail. »

Un président d’une société de produits de consommation a ajouté une touche intéressante à l’intégration d’un nouvel administrateur nommé pour son expérience de leadership en matière de commerce électronique. Il a invité la nouvelle recrue à faire une présentation à toute l’équipe de direction au sujet de son propre cheminement. « Le genre de perturbation et la vitesse à laquelle fonctionne sa société en ligne étaient stupéfiants, et cet exercice s’est avéré une source d’apprentissage pour le conseil d’administration et l’équipe de direction », a déclaré le président. « Cela a également renforcé sa crédibilité auprès du reste du conseil ».

 

Faire la transition à un rôle d’administrateur non exécutif

 

La plupart des administrateurs de la prochaine génération comprennent qu’ils devront aborder les responsabilités de leur conseil d’une manière différente d’un rôle exécutif, mais la plupart sous-estiment les difficultés à faire cette transition dans la pratique.

Il est important d’être en mesure de faire la distinction entre les questions sur lesquelles seul le conseil peut se prononcer (par exemple, la relève du chef de la direction) et les sujets que le conseil doit laisser à la direction (questions opérationnelles). La stratégie est un domaine où, dans la plupart des marchés, le conseil d’administration et la direction ont tendance à collaborer étroitement, mais il y a beaucoup d’autres moyens où les administrateurs de la prochaine génération peuvent apporter leur expertise particulière.

Cependant, il faut du temps pour apprendre comment ajouter de la valeur aux discussions du conseil sans pour autant saper l’autorité de la direction. L’écoute et l’apprentissage sont un aspect crucial pour gagner le respect et la crédibilité auprès du reste du conseil. « Il faut être très conscient du moment où il faut intervenir, quand il est nécessaire d’insister sur un sujet difficile, et quand il faut prendre du recul », explique un administrateur. « La compétence consiste à poser la bonne question de la bonne façon — à ne pas affaiblir ou à décourager la direction, mais à les encourager à voir les choses un peu différemment ».

En tant qu’administrateur non exécutif, vous devez vous engager à un niveau supérieur et de manière plus détachée que dans votre rôle exécutif. Avec des réunions mensuelles ou bimestrielles, il peut être difficile de déterminer si vous ajoutez de la valeur, ou même à quoi ressemble la valeur, surtout lorsque votre travail régulier implique de prendre la responsabilité d’une exécution de haute qualité. En tant qu’administrateur non exécutif, vous pouvez voir des choses qui doivent être prises en compte et vouloir vous impliquer plus activement, mais vous devez faire confiance en la capacité de l’équipe de direction à le faire. « J’avais l’impression que le conseil d’administration pourrait être un peu plus engagé. Nous avons des zones très précises dans lesquelles nous sommes censés contribuer à orienter les décisions et les actions, et il y en a d’autres où nous sommes plus consultatifs ; c’est une question de trouver le bon équilibre ».

Cependant, le travail des administrateurs de prochaine génération ne commence pas et ne se termine pas avec les réunions du conseil d’administration. Beaucoup interagiront avec la direction en dehors des réunions. Un directeur britannique nommé pour son expertise numérique prend le temps de se mettre à jour avec l’équipe numérique de l’entreprise lorsqu’elle est à New York « pour savoir à quoi ils travaillent, comprendre ce qui les motive et quelles sont leurs préoccupations ». Un nouvel administrateur indépendant a été invité par le PDG (CEO) à passer une journée avec l’équipe de management du développement de l’entreprise, après quoi il a passé en revue l’expérience client. « J’ai reçu des commentaires très clairs, mais je me suis contenté de l’envoyer au chef de la direction, pas à l’équipe que j’ai rencontrée ou à un autre membre du conseil ». Offrir de l’aide à l’équipe de direction de façon informelle.

Votre rôle n’est pas nécessairement de comprendre les problèmes, mais de proposer des idées et de poser des questions à l’équipe de direction.

 

Obtenir de la rétroaction

 

Les administrateurs de prochaine génération qui sont habitués à recevoir des commentaires dans leur capacité de direction peuvent avoir du mal à s’adapter à un rôle où il est moins facilement disponible. « La rétroaction est la chose la plus difficile à laquelle je me suis attaqué », explique un administrateur. « Avec votre propre entreprise, c’est un succès ou pas. Si vous êtes un employé, on vous dit si vous faites du bon travail. Ce n’est pas le cas sur un conseil ».

Les nouveaux administrateurs doivent identifier une personne avec laquelle ils se sentent à l’aise et qui peut leur offrir un aperçu de certaines des règles non écrites du conseil. Certains préfèrent une relation de mentorat plus formelle avec un membre du conseil d’administration, mais cette idée ne plaît pas à tout le monde. Des vérifications régulières auprès du président du conseil (et du chef de la direction) les aideront à évaluer leur rendement et à apprendre comment ils peuvent offrir une contribution plus utile.

Au-delà de la rétroaction individuelle informelle, le conseil peut avoir un processus pour fournir une rétroaction à chaque administrateur dans le cadre de l’auto-évaluation annuelle du conseil. Sur les conseils où cette pratique est en place, les administrateurs de la prochaine génération ont tendance à être très à l’aise avec elle et à accueillir les commentaires. S’il n’y a pas de processus de rétroaction individuelle des administrateurs en place, l’administrateur de la prochaine génération peut servir de catalyseur pour établir cette saine pratique en s’enquérant directement à ce sujet.

 

Le rôle du président du conseil

 

Les présidents de conseil ont une influence significative sur le succès des administrateurs de prochaine génération dans le rôle. Il peut être difficile d’arriver à un conseil qui compte beaucoup d’administrateurs plus âgés et plus expérimentés, en particulier s’il existe une dynamique « collégiale » établie de longue date. Le président a la double tâche de guider le nouvel administrateur, tout en s’assurant que les autres membres du conseil restent ouverts aux nouvelles idées et perspectives que celui-ci apporte au conseil. Cela peut impliquer de travailler dur pour encourager les relations à se développer à un niveau personnel, ce qui permettra ensuite d’émettre des points de vue divergents, et même dissidents sur le plan professionnel.

Un président peut faire un certain nombre de choses pour soutenir l’administrateur de la prochaine génération, par exemple : s’intéresser de près au processus d’intégration ; fournir un encadrement sur la meilleure façon de représenter les intérêts des investisseurs ; offrir des commentaires constructifs après les réunions ; et encourager le nouvel administrateur à se tenir à l’écart plutôt que de jouer la carte de la sécurité et à simplement s’aligner sur la culture existante du conseil d’administration. Comme l’a dit un président : « Certains conseils se méfient d’un nouvel administrateur qui pense différemment et qui menace, bien que respectueusement, de faire bouger les choses. Mais parfois, vous avez besoin que le nouvel administrateur perturbe le conseil avec des idées nouvelles, acceptant que cela puisse entraîner un changement culturel. C’est mon travail de laisser cela se produire ». Cela dit, si un nouvel administrateur est en désaccord avec certains éléments contenus dans la documentation du conseil d’administration ou s’il ne comprend pas, il serait sage d’en discuter avec le président du conseil en premier lieu.

Pour le nouvel administrateur, l’adaptation à la structure et à la formalité des réunions du conseil d’administration signifie adopter une approche mesurée et s’inspirer de la décision du président, en particulier à contre-courant. « Bien que je n’aie assisté qu’à trois réunions, je teste les barrières qui font que je peux être ouvert et direct, tout en en apprenant davantage sur l’entreprise », rapporte un administrateur. Un autre a défendu une position non partagée par la majorité du conseil d’administration, convaincu que le président est heureux de donner une tribune à ses opinions. Vous devez être respectueux et faire valoir votre point de vue et vos arguments, mais si ceux-ci ne prévalent pas, c’est bien aussi. Bien sûr, si cela devient une question de principe, vous êtes toujours libre de démissionner, n’est-ce pas ?

 

Vers un nouveau genre de conseil

 

Au fur et à mesure que les entreprises relèvent de nouveaux défis et qu’une jeune génération de cadres issus de milieux très différents accède à des postes d’administrateurs indépendants, les conseils d’administration devront trouver le bon équilibre entre expérience et pertinence. Ils devront également devenir plus dynamiques en matière de composition, de diversité, de discussion et d’occupation. Les administrateurs de longue date qui s’intéressent à la gouvernance et à la gestion des risques côtoieront des représentants de la prochaine génération nommés pour leur excellente connaissance du domaine ou leur expérience en temps réel des environnements transformationnels, mais le mandat de ces administrateurs sera probablement plus court que la moyenne actuelle.

Les conseils doivent être réalistes quant à la durée du mandat d’un candidat de la prochaine génération. Ils doivent également réfléchir soigneusement à la question de savoir si cet administrateur se sentirait moins isolé et plus efficace s’il était accompagné par un autre administrateur d’un âge et d’un passé similaires. « En tant que femme, j’ai été une minorité tout au long de ma carrière, donc c’est étrange d’être une minorité à cause de mon expertise numérique », a déclaré une administratrice. Tout comme la présence d’autres femmes au sein du conseil d’administration réduit le fardeau d’une femme administratrice, il y a lieu de nommer deux ou plusieurs administrateurs de la nouvelle génération.

Les conseils d’administration résolus à rester au fait des problèmes critiques affectant leurs entreprises devraient considérer les avantages potentiels de nommer au moins un administrateur de la prochaine génération, non seulement pour leur expertise, mais aussi pour leur capacité à apporter une pensée alternative et des perspectives multipartites dans la salle du conseil. Soutenus par un président du conseil attentif et par des administrateurs ouverts d’esprit, les administrateurs de la prochaine génération peuvent avoir un impact positif et durable sur l’efficacité du conseil en cette période de changement sans précédent.

Adapter le modèle de gouvernance à la réalité des OBNL de petite taille | en rappel


Il est vrai que la réalité des organisations à but non lucratif (OBNL) est souvent assez éloignée des grands principes de gouvernance généralement reconnus.

Les différences principales portent essentiellement sur l’application rigoureuse de certains principes de gouvernance lorsque l’entreprise est à ses débuts ou en transition.

La distinction nette entre les activités des administrateurs et l’embryon de direction peut alors prendre une forme différente. Il est évident que pour les entreprises en démarrage, le rôle des administrateurs peut comprendre des tâches qui relèveraient normalement de la direction générale de l’entreprise.

Cependant, les administrateurs doivent toujours saisir qu’ils ont d’abord et avant tout un rôle de fiduciaire, ce qui rend leurs prestations d’autant plus délicates ! La gestion de conflits d’intérêts potentiels est à prévoir dans ces cas. Le président du conseil doit être très vigilant à cet égard.

Les administrateurs doivent accepter l’idée que l’organisation ne puisse survivre sans leur apport concret, en attendant la constitution d’une véritable structure de management avec l’embauche d’un directeur général ou d’une directrice générale.

Voici le témoignage de Sandra Dunham* qui a une longue expérience dans la direction des OBNL et qui a été invitée à contribuer au blogue de Imagine Canada.

Bonne lecture ! Ce billet est-il pertinent ? Avez-vous des interrogations ? Vos commentaires sont les bienvenus.

 

Modèles de gouvernance du CA : oser la différence !

 

 

Résultats de recherche d'images pour « obnl imagine canada »

 

Résultats de recherche d'images pour « OBNL »

 

 

Lorsque j’ai débuté dans mon tout premier poste de directrice générale à la fin des années 1990, tout le monde parlait du modèle de gouvernance de Carver. À l’époque, j’ignorais tout de l’existence même d’un « modèle de gouvernance ». Les adeptes de cette théorie l’étudiaient soigneusement, élaboraient des politiques et renseignaient leurs collègues-administrateurs à son sujet. Le modèle Carver était alors considéré comme le nec plus ultra des modèles de gouvernance.

Dans l’organisation à laquelle je me joignais alors, le directeur général sortant avait participé à une formation à ce sujet et avait suggéré aux administrateurs des façons de faire pour devenir un conseil d’administration (CA) conforme au modèle Carver. À mon arrivée, les membres avaient créé une multitude de règlements superflus à propos du fonctionnement du CA, soit en raison des informations relayées par l’ancien directeur général, soit en raison de l’interprétation qu’eux-mêmes en avaient faite ou en raison de l’expertise des nouveaux administrateurs.

Encore aujourd’hui, j’entends certains administrateurs décrire leur CA comme un « CA selon Carver », mais il est devenu beaucoup plus courant de parler d’un modèle de gouvernance par politiques. Malgré la multiplication des formations en gouvernance, les administrateurs ignorent souvent à quel type de CA s’identifier, et s’ils le savent, ils ne réussissent pas toujours à agir en fonction des caractéristiques du modèle choisi.

J’estime qu’il est grand temps pour les CA d’arrêter de vouloir travailler relativement à certaines catégories qui ne correspondent pas à leur réalité et de s’excuser de leur mode de fonctionnement. Ils devraient plutôt se concentrer sur les priorités qui s’imposent compte tenu de leur étape de développement et définir clairement leur rôle dans l’organisation.

 

Politiques, opérations et entre-deux

 

Presque tous les CA remplissent d’abord une fonction opérationnelle. Puisque très peu d’organismes comptent des employés dès le jour un de leur existence, les administrateurs doivent assurer le fonctionnement de l’organisation jusqu’à ce qu’un employé rémunéré ou un nombre suffisant de bénévoles se joignent à l’équipe et libèrent les administrateurs de cette tâche. Or, de nombreux CA continuent à assumer certaines tâches opérationnelles même après l’arrivée de personnel et laissent à ces derniers le soin de mettre en œuvre les programmes offerts par l’organisme.

Puis, généralement, au fur et à mesure qu’une organisation grandit et embauche une personne responsable de la gestion quotidienne des activités, les administrateurs prennent leurs distances avec ces aspects de l’organisation (comptabilité, ressources humaines, relations avec les donateurs, etc.) et commencent à se concentrer sur la définition d’orientations stratégiques, l’élaboration de politiques de gouvernance et l’embauche et l’encadrement de la personne la plus haut placée dans l’organisation, soit le directeur général ou la directrice générale. Idéalement, le CA se serait alors déjà doté de politiques qui clarifient les relations entre lui-même et cette personne à la tête de l’organisation.

Cependant, la transition entre ces deux catégories n’est pas un processus linéaire, parfait ou permanent, et il existe autant de bonnes que de mauvaises raisons incitant un CA à tergiverser entre le modèle opérationnel et le modèle par politiques. Voici quelques situations exemplaires :

Pendant les phases de transition, de croissance significative, de changement de mandat ou de menace importante pour l’organisation, un CA qui fonctionne selon le modèle de gouvernance par politiques peut être appelé à participer aux activités opérationnelles de l’organisation.

Certains administrateurs ne reconnaissent pas la valeur de la gouvernance par politiques et ne peuvent s’empêcher de s’ingérer dans les détails des activités opérationnelles.

Si un ou plusieurs administrateurs sont en conflit personnel avec la personne directrice générale, ils pourraient essayer de s’immiscer dans les activités opérationnelles dans une tentative de recueillir des arguments pour une destitution de cette personne.

Lorsque la personne à la tête de la direction générale ne fournit pas assez d’information aux administrateurs pour leur permettre de remplir leurs obligations fiduciaires, ces derniers peuvent décider de participer davantage aux activités opérationnelles pour s’assurer que l’organisation a les reins solides.

Si le CA a réalisé son mandat stratégique et n’est pas en mesure d’amorcer une réflexion visionnaire pour créer une nouvelle stratégie à long terme, ses membres pourraient, par défaut, se tourner vers l’aspect opérationnel du travail afin de s’assurer de leur propre pertinence.

 

Comment trouver le meilleur modèle pour son CA ?

 

Dans un monde idéal, les administrateurs et la personne à la tête de la direction générale recevraient une formation exhaustive en matière de gouvernance, adopteraient et respecteraient des politiques de gouvernance adéquates et réaliseraient une autoévaluation sur une base régulière afin de s’assurer que l’organisation continue de fonctionner conformément au modèle de gouvernance retenu. En réalité, la plupart des administrateurs, voire des directeurs généraux, apprennent la gouvernance « sur le tas ». Ils se fient souvent aux informations relayées par des administrateurs ayant siégé à d’autres CA, sans l’assurance que cette information est juste.

Les organisations dont les ressources leur permettent de se prévaloir d’une formation en gouvernance adaptée à leur contexte et leurs besoins devraient en profiter. Cette formation devrait d’abord reconnaître que le modèle de gouvernance par politiques n’est pas approprié pour tous les organismes sans but lucratif et qu’il existe des modèles hybrides, alliant gouvernance opérationnelle et gouvernance par politiques, qui se prêtent davantage à certaines organisations, surtout les petites.

Pour déterminer son rôle le plus approprié dans le contexte de l’organisation, un CA peut également réviser différentes normes de certification en matière de gouvernance, une méthode très efficace et qui demande peu de ressources. Ainsi, le programme de normes d’Imagine Canada est articulé autour des règles de gouvernance les plus importantes, en plus de présenter des normes différentes et adaptées pour les petites organisations.

 

Mon CA joue un grand rôle opérationnel, et alors ?

 

Je propose que les CA de petites organisations cessent de s’excuser pour la participation de leurs administrateurs aux activités opérationnelles, car il serait totalement illogique pour une organisation avec un budget de moins de 100 000 $ de suivre le même modèle de gouvernance qu’un hôpital ou une université. Or, souvent, on évalue ces petites organisations en fonction des mêmes critères applicables aux grandes.

Les administrateurs devraient utiliser les normes définies par un programme de certification pertinent pour la taille de leur organisation comme point de référence et de comparaison. S’ils peinent à respecter ces normes, ils peuvent demander de l’aide pour ajuster leur modèle de gouvernance. Si, par contre, ils respectent toutes les normes et si leur organisation fonctionne de manière efficace et réalise ses priorités stratégiques, ils ont toutes les raisons de se montrer fiers de leur travail, de reconnaître leur propre compétence à gérer une organisation en fonction de sa taille et de mettre en lumière tout le travail que les petites organisations réussissent à faire avec peu de moyens.


À propos de l’auteure

Sandra Dunham a à son actif plus de 30 ans d’expérience dans le secteur de la bienfaisance et sans but lucratif ainsi qu’une maîtrise en administration publique de l’Université Dalhousie obtenue alors qu’elle poursuivait une carrière déjà bien entamée. Sandra est la propriétaire unique de Streamline New Perspective Solutions, une boîte de consultation spécialisée en gestion et collecte de fonds dans le secteur caritatif. Nos auteurs invités s’expriment à titre personnel. Leurs opinions ne reflètent pas nécessairement celles d’Imagine Canada.

La gouvernance des grandes institutions bancaires européennes au cours des dix années qui ont suivi la crise financière des 2008


Voici un article publié par Lisa Andersson*, directrice de la recherche à Aktis et Stilpon Nestor, paru sur le site du Forum de Harvard Law School, qui brosse un portrait de l’évolution de la gouvernance des grandes institutions bancaires européennes au cours des dix années qui ont suivi la crise financière des 2008.

Je vous invite à prendre connaissance de ce document illustré d’infographies très éclairantes. J’ai reproduit, ci-dessous, l’introduction à l’article.

Si vous avez un intérêt pour la gouvernance dans le milieu bancaire, cet article est pour vous.

Bonne lecture ! Vos commentaires sont les bienvenus.

 

Governance of the 25 Largest European Banks a Decade After the Crisis

 

 

Résultats de recherche d'images pour « gouvernance bancaire européenne »

 

 

This summer marked the 10-year anniversary of the start of the global financial crisis. Over the 18 months following August 2007, several bank collapses in the United States, Germany and Britain, culminating with the demise of Lehman Brothers in September 2008 shook the financial system to its core. The interconnectivity of the world’s financial system meant that the repercussions would be felt globally, and on a monumental scale. The US Department of the Treasury has estimated that total household wealth would lose some $19.2 trillion following a publicly-funded government bailout program. Over the last decade governments, regulators, banks and their investors have revamped the financial system and its supervision in order to recover the public subsidy and prevent a similar crash from happening again.

In Europe, politicians and regulators at both the national and European level abandoned the path of deregulation and dramatically increased regulatory requirements and the scope of prudential supervision with an unparalleled focus on governance. The Capital Requirements Directive IV (CRD IV) and the ensuing European Banking Authority (EBA) and European Central Bank (ECB) guidance implied stricter suitability reviews for board members and senior management, along with individual responsibility and in some cases criminal liability of non-executive directors (“NEDs”), as well as strict limits on variable remuneration. Higher regulatory requirements were compounded by the creation of a single supervisor for all systemic Eurozone banks. In many countries, especially the smaller ones, familiarity with supervisors usually allow a larger margin of forbearance and greater tolerance in assuming local sovereign risk. This has since disappeared. New rules and stricter oversight practices in the financial industry have translated into higher governance requirements and expectations for European banks’ boards of directors and senior management. So how do the boards and management committees of the top European banks measure up to their former selves? Data from the 25 largest listed banks [1] in Europe shows that boards today are smaller, work harder, and have a higher level of expertise than a decade ago.

While board sizes are getting smaller, the number of committees supporting the board has consistently grown over the years. This is in part driven by the mandatory separation of the audit and risk committee into two separate committees, but also by a general trend towards establishing more and more committees focusing on regulatory and compliance issues, as well as bank culture, conduct and reputation.

On average, 86% of board membership has been refreshed post-crisis. New board members brought with them greater independence, banking experience and general financial expertise among NEDs, as well as an improved gender balance on the board. In fact, women now comprise on average 34% of top European banks’ board membership, a development largely driven by national initiatives. Another significant change since 2007 is the fact that all the bank boards in the group now conduct regular assessments of the effectiveness of the board, a Capital Requirements Directive IV (CRD IV) requirement. The disclosure of this process has also improved significantly, with 48% of banks now disclosing specific challenges identified and actions taken to address these.

The role of a bank NED has evolved post-crisis. With increased scrutiny, boards of financial institutions are now required to adopt a more hands-on approach, requiring a greater time-commitment by their non-executive directors. On average, the workload per director has increased by over 30% compared to pre-crisis levels.

In contrast to the board, the size of management committees has grown in recent years. The top management committee now tend to include more heads of functions, reflected by the increased presence of the Chief Risk Officer, Head of Compliance and Head of Legal. Despite the positive development of a better gender balance on the board of directors, the number of women on the highest management committee has not increased significantly over the last ten years. This may suggest that the “top-down” approach of board quotas adopted in many European countries might be less than effective in promoting gender equality.


*Lisa Andersson is Head of Research of Aktis and Stilpon Nestor is Managing Director and Senior Advisor at Nestor Advisors. This post is based on their recent Nestor Advisors/Aktis publication.

 

L’indépendance des administrateurs, c’est bien ; mais, des administrateurs qui sont impérativement crédibles et légitimes, c’est mieux !


C’est avec enthousiasme que je vous recommande la lecture de cette dixième prise de position d’Yvan Allaire* au nom de l’IGOPP.

L’indépendance des administrateurs est une condition importante, mais d’autres considérations doivent nécessairement être prises en compte, notamment la légitimité et la crédibilité du conseil d’administration.

Comme l’auteur le mentionne, il faut parfois faire des arbitrages afin de se doter d’un conseil d’administration efficace.

J’ai reproduit, ci-dessous, le sommaire exécutif du document. Pour plus de détails sur ce document de 40 pages, je vous invite à lire le texte au complet.

Bonne lecture ! Vos commentaires sont les bienvenus. Ils orienteront les nouvelles exigences en matière de gouvernance.

 

D’indépendant à légitime et crédible : le défi des conseils d’administration

 

 

L’indépendance de la plupart des membres de conseils d’administration est maintenant un fait accompli. Bien qu’ayant contribué à un certain assainissement de la gouvernance des sociétés, force est de constater que cette sacro-sainte indépendance, dont certains ont fait la pierre angulaire, voire, la pierre philosophale de la «bonne» gouvernance, n’a pas donné tous les résultats escomptés.

Déjà en 2008, au moment de publier une première prise de position sur le thème de l’indépendance, l’IGOPP argumentait que ce qui faisait défaut à trop de conseils, ce n’était pas leur indépendance mais la légitimité et la crédibilité de leurs membres. Le fait qu’un administrateur n’ait pas d’intérêts personnels contraires aux intérêts de la société, son indépendance, devait être vu comme une condition nécessaire mais non suffisante au statut d’administrateur légitime.

Les évènements depuis lors, en particulier la crise financière de 2008, ont donné raison à cette prise de position et ont suscité de nouveaux enjeux de légitimité, comme la diversité des conseils, la représentation au conseil de parties prenantes autres que les actionnaires, le droit, contingent à la durée de détention des actions, de mettre en nomination des candidats pour le conseil, les limites d’âge et de durée des mandats comme administrateur.

Quant à la crédibilité d’un conseil, l’IGOPP proposait en 2008 que celle-ci devait s’appuyer sur «une expérience et une expertise pertinentes aux enjeux et aux défis avec lesquels l’organisation doit composer» ainsi que sur une connaissance fine «du modèle d’affaires de l’entreprise, de ses moteurs de création de valeurs économique et sociale» (Allaire, 2008). Pour l’IGOPP, la crédibilité du conseil suppose également l’intégrité et la confiance réciproque entre les membres du conseil et la direction. Donc, celle-ci devenait si importante qu’il serait acceptable, voire nécessaire, de suspendre l’exigence d’indépendance pour certains membres si c’était le prix à payer pour relever la crédibilité du conseil.

Depuis 2008

Profondément perturbés par la crise financière, les sociétés, les agences de règlementation et tous les observateurs de la gouvernance durent admettre que l’indépendance des membres du conseil et leur expérience de gestion dans des secteurs d’activités sans similarité avec l’entreprise à gouverner étaient nettement insuffisants. Ceux-ci devaient également posséder des compétences et une expérience à la mesure des enjeux et défis précis de la société qu’ils sont appelés à gouverner.Résultats de recherche d'images pour « indépendance des administrateurs »

Graduellement, pour la sélection des membres de conseil, on s’est préoccupé de leur expérience et connaissance spécifiques au type d’organisation qu’ils sont appelés à gouverner ainsi que de leur intégrité et leur fiabilité. Ainsi, l’évolution du monde de la gouvernance depuis 2008 a conforté la position de l’IGOPP et lui a donné un caractère prescient.

Toutefois, certains ont constaté que cette crédibilité pouvait être parfois difficile à concilier avec l’indépendance. En effet, si la crédibilité d’un candidat provient d’une longue expérience à œuvrer dans l’industrie à laquelle appartient la société-cible, il est bien possible que pour cette raison cette personne ne satisfasse pas à tous les desiderata d’une indépendance immaculée.

La prise de position de 2018 de l’IGOPP offre des précisions et des solutions aux nouveaux enjeux apparus depuis 2008.

Ainsi, l’IGOPP propose un net changement dans les démarches d’évaluation des conseils, dans les critères de sélection des nouveaux membres ainsi que pour l’établissement du profil de compétences recherchées.

La démarche d’évaluation du conseil

L’évaluation du conseil constitue le premier pilier d’une nécessaire réforme de la gouvernance. Cette évaluation doit répondre aux questions suivantes : le conseil est-il légitime par la façon dont les membres ont été mis en nomination? Par qui furent-ils élus ou nommés?

L‘IGOPP estime qu’une recherche de légitimité relevée et élargie pour un conseil deviendra un enjeu à plus ou moins brève échéance. Même dans le contexte juridique actuel, il est possible de s’interroger sur la qualité des démarches de mise en nomination et d’élection ainsi que du sens à donner aux variations dans le support électif reçu par les différents membres d’un conseil.

Puis, le conseil est-il crédible? L’IGOPP propose une évaluation des connaissances et de l’expérience spécifiques au type d’industries dans lequel œuvre la société que le conseil est appelé à gouverner. Il est important que la plupart des membres du conseil (tous?) possèdent des connaissances économique et financière pertinentes à ce secteur d’activités.

Un conseil d’administration n’est crédible que dans la mesure où une grande partie de ses membres peuvent soutenir un échange avec la direction sur ces aspects de performance et sur les multiples facteurs qui exercent une influence dynamique sur cette performance. Ce type de questionnement suppose, de la part du conseil, une fine et systémique compréhension du modèle d’affaires de la société.

Les critères de sélection de nouveaux membres:

Le président du conseil et le comité de gouvernance doivent s’équiper d’une grille de sélection à la mesure des enjeux actuels. Ainsi, plus de la moitié des membres doivent être indépendants et le conseil doit se préoccuper de la diversité de sa composition. Idéalement, le conseil devrait rechercher des nouveaux membres qui sont indépendants, ajoutent à la diversité du conseil et sont crédibles selon le sens donné à ce terme dans ce texte.

Toutefois, il pourra arriver qu’un conseil doive faire des arbitrages, des compromis entre ces trois qualités souhaitables pour un nouveau membre du conseil.

Si une personne par ailleurs dotée de qualités attrayantes pour le conseil ne possédait pas une expérience qui en fasse un membre crédible dès son arrivée, il faut s’assurer préalablement que celle-ci dispose du temps nécessaire, possède la formation et la rigueur intellectuelle essentielles pour acquérir en un temps raisonnable, un bon niveau de crédibilité; il est essentiel qu’un programme fait sur mesure soit mis en place pour relever rapidement la crédibilité de ce nouveau membre du conseil

Le profil d’expertise recherché:

Cette prise de position propose que le profil établi pour la recherche de nouveaux candidats pour le conseil débute par l’identification de secteurs d’activités proches de celui dans lequel œuvre la société en termes de cycle d’investissement, d’horizon temporel de gestion, de technologie, de marchés desservis (industriels, consommateurs, international), de facteurs de succès et de stratégie (leadership de coûts, différenciation/segmentation, envergure de produits).

Des dirigeants ayant une expérience de tels secteurs apprivoiseront plus rapidement les aspects essentiels d’une société œuvrant dans un secteur s’en rapprochant. Cette façon de procéder permet de concilier «indépendance» et «crédibilité».

Puis, si l’éventail des expertises au conseil indique une carence, disons, en termes de «finance», la recherche ne doit pas se limiter à identifier une personne qui fut une chef de la direction financière, mais bien une personne dont l’expérience en finance fut acquise dans le type de secteurs d’activités identifiés plus tôt. La gestion financière, des ressources humaines, des risques ou de la technologie d’information sont sans commune mesure selon que l’entreprise en est une de commerce au détail ou une minière ou une banque ou une entreprise du secteur aéronautique.

Conclusion

Notre prise de position de 2008 conserve toute sa pertinence. En fait les évènements survenus depuis 2008 appuient et confortent nos propositions d’alors. Si, à l’époque, nous étions une voix dans le désert, notre propos est maintenant sur la place publique, appuyé par des études empiriques et repris par tous ceux qui ont un peu réfléchi aux dilemmes de la gouvernance contemporaine.

Cette révision de notre prise de position de 2008 y ajoute des clarifications, aborde des enjeux devenus inévitables et veut rappeler à tous les conseils d’administration que:

«Si c’est par sa légitimité qu’un conseil acquiert le droit et l’autorité d’imposer ses volontés à la direction, c’est par sa crédibilité qu’un conseil devient créateur de valeur pour toutes les parties prenantes d’une organisation.» (Allaire, 2008).


*Ce document a été préparé et rédigé par Yvan Allaire, Ph. D. (MIT), MSRC, président exécutif, IGOPP

L’évolution du statut d’administrateur indépendant en 2017 | EY


Comment a évolué la situation du statut d’indépendance des administrateurs en 2017 ?

La publication d’EY est très intéressante à cet égard ; elle tente de répondre à cette question et elle brosse un tableau de la composition des conseils d’administration en 2017.

L’étude effectuée par l’équipe de Steve W. Klemash* auprès des entreprises du Fortune 100 montre clairement l’importance accrue accordée au critère d’administrateur indépendant au fil des ans.

Ainsi, au cours des deux dernières années, 80 % des administrateurs nommés par les actionnaires avaient la qualité d’administrateurs indépendants.

La plupart des nouveaux administrateurs avaient une expertise en finance et comptabilité et 44 % de ceux-ci ont été nommés sur le comité d’audit.

Cette année, 54 % des nouveaux arrivants étaient des personnes qui n’étaient pas CEO, comparativement à 51 % l’année précédente.

On compte 40 % de femmes parmi les nouveaux administrateurs en 2017.

Également, les nouveaux administrateurs sont plus jeunes : 15 % ont moins de 50 ans comparativement à 9 % l’année précédente. De plus, 85 % des nouveaux administrateurs avaient entre 50 ans et 67 ans.

Les entreprises recherchent une plus grande diversité de profils d’origine, d’expertises, d’habiletés et d’expériences.

J’ai tenté de résumer les principales conclusions de cette étude. Je vous renvoie à l’étude originale afin d’en connaître les détails.

Bonne lecture ! Vos commentaires sont les bienvenus.

 

 

Independent Directors: New Class of 2017

 

 

Résultats de recherche d'images pour « independant director »

 

 

Companies are continuing to bring fresh and diverse perspectives into the boardroom and to enhance alignment of board composition with their forward-looking strategies.

In our second annual report, we share the results of our analysis of independent directors who were elected by shareholders to the board of a Fortune 100 company for the first time in 2017—what we refer to as the “new class of 2017.”

We looked at corporate disclosures to see what qualifications and characteristics were specifically highlighted, showcasing what this new class of directors brings to the boardroom. Our research was based on a review of proxy statements filed by companies on the 2017 Fortune 100 list. We also reviewed the same 83 companies’ class of 2016 directors to provide consistency in year-on-year comparisons.

 

Our perspective

 

What we’re hearing in the market is that boards are seeking slates of candidates who bring a diverse perspective and a range of functional expertise, including on complex, evolving areas such as digital transformation, e-commerce, public policy, regulation and talent management. As a result, boards are increasingly considering highly qualified, nontraditional candidates, such as non-CEOs, as well as individuals from a wider range of backgrounds. These developments are expanding the short lists of potential director candidates.

At the same time, companies are expanding voluntary disclosures around board composition. Our review of Fortune 100 disclosures around board composition found that:

While diverse director candidates are in high demand and related shifts in board composition are underway, these developments may be slow to manifest. For example, consider that the average Fortune 100 board has 10 seats. In this context, the addition of a single new director is unlikely to dramatically shift averages in terms of gender diversity, age, tenure or other considerations.

That said, whether a board’s pace of change is sufficient depends on a company’s specific circumstances and evolving board oversight needs. Boards should challenge their approach to refreshment, asking whether they are meeting the company’s diversity, strategy and risk oversight needs. Waiting for an open seat to nominate a diverse candidate may mean waiting for the value that diversity could bring.

In 2018, we anticipate that companies will continue to offer more voluntary disclosure on board composition, showing how their directors represent the best mix of individuals for the company—across multiple dimensions, including a diversity of backgrounds, expertise, skill sets and experiences.

 

Key findings

1. Most Fortune 100 companies welcomed a new independent director in 2017

 

This past year, over half of the Fortune 100 companies we reviewed added at least one independent director. This figure is a little lower than the prior year; but overall, during the two-year period from 2016 to 2017, over 80% of the companies added at least one independent director. Taking into account director exits—whether due to retirement, corporate restructuring, pursuit of new opportunities or other reasons—we found that nearly all of the companies experienced some type of change in board composition during this period.

2. The class of 2017 brings greater finance and accounting, public policy and regulatory, and operational skills to the table.

 

Corporate finance and accounting were the most common director qualifications cited by companies in 2017, up from fifth in 2016. A couple areas saw notable increases: government and public policy, operations and manufacturing, and transactional finance. This year, some areas tied in ranking, and in a twist, corporate references to expertise in strategy fell from third in 2016 to below the top 10 categories of expertise. Companies also made fewer references to board service or governance expertise compared to the prior year.

3. Most of the 2017 entering class was assigned to audit committees.

 

The strength of corporate finance and accounting expertise of the entering class is seen, too, with regards to key committee designations. Of the three “key committees” of audit, compensation, and nominating and governance, the 2017 entering class was primarily assigned to serve on audit committees. A closer look at the disclosures shows that 63% of the new directors that were assigned to the audit committee were formally designated as audit committee financial experts. In comparison, the corresponding figure in the prior year was 59%.

 

4. The Fortune 100 class of 2017 includes more non-CEOs.

 

While experience as a CEO is often cited as a traditional first cut for search firms, 54% of the entering class served in other roles, with non-CEO backgrounds including other executive roles or non-corporate backgrounds (academia, scientific organizations, nonprofits, government, military, etc.). This represents a slight increase from 2016 with most of the shift stemming from individuals holding or having held other senior executive positions. Approximately 30% appear to be joining a Fortune 100 public company board, having never previously served on a public company board—similar to 2016.

5. The class of 2017 is 40% female

 

As in the prior year, 40% of the entering class were women, but overall percentages were largely unchanged, with women directors averaging 28% board representation compared to 27% in 2016. Also, there was minimal age difference, with the women directors averaging 57 compared to 58 for male counterparts. Among the directors bringing the top categories of expertise, women directors accounted for over one-third of the disclosed director qualifications. In some cases, they represented over half of the disclosed category of expertise.

6. The class of 2017 tends to be younger

 

There appears to be an ongoing shift toward younger directors. For the class of 2017 entering directors, the average age of these individuals was 57, compared to 63 for incumbents and 68 for exiting directors. Of the entering class, 15% were under 50, an increase from 9% in the prior year. And, for the second consecutive year, we observe that over half of the entering class was under the age of 60. Exiting directors largely continue to be age 68 or older.

Questions for the board to consider

 

– How is the company aligning the skills of its directors—and that of the full board—to the company’s long-term strategy through board refreshment and succession planning efforts? How is the company providing voluntary disclosures around its approach in these areas?

– Does the company’s pool of director candidates challenge traditional search norms such as title, age, industry and geography?

– How is the company addressing growing investor and stakeholder attention to board diversity, and is the company providing disclosure around the diversity of the board—defined as including considerations such as age, gender, race, ethnicity, nationality—in addition to skills and expertise?

______________________________________________________________________________________

*Steve W. Klemash is Americas Leader, Kellie C. Huennekens is Associate Director, and Jamie Smith is Associate Director, at the EY Center for Board Matters. This post is based on their EY publication.

Le cycle de vie des sociétés régies par des classes d’actions diverses


Les études montrent que ces types d’arrangements ne sont pas immanquablement dommageables pour les actionnaires, comme nous laissent croire plusieurs groupes d’intérêt tels que le Conseil des investisseurs institutionnels et la firme de conseil Institutional Shareholder Services (« ISS »). Plusieurs militent en faveur d’une durée limitée pour de telles émissions d’actions.

Les récentes émissions d’actions à classes multiples des entreprises de haute technologie ne nous permettent pas, à ce stade-ci, de statuer sur les avantages à long terme pour les actionnaires.

Les auteurs, Martijn Cremers et coll., concluent qu’il est trop tôt pour se prononcer définitivement sur la question, et pour réglementer cette structure de capital. Voir à cet égard l’article suivant : Are Dual-Class Companies Harmful to Stockholders? A Preliminary Review of the Evidence.

Bonne lecture !

 

The Life-Cycle of Dual Class Firms

 

 

Résultats de recherche d'images pour « Dual Class Firms »

 

 

In our paper, The Life-Cycle of Dual Class Firms, we consider the market valuation of dual class firms over their life cycle. Dual class financing is on the rise in recent years, particularly among high-tech firms, following Google’s seminal 2004 dual-class IPO structure. This financing choice leaves control of the firms in the hands of entrepreneurs, giving outside investors with inferior-vote shares no direct mechanism to influence the board or management. Rather, public investors buying inferior vote shares at the IPO are betting that granting the entrepreneurs such control allows them to better implement their unique vision.

However, as dual class firms mature and their vision is largely accomplished, entrepreneurs’ leadership may no longer be needed, and entrepreneurs may start self-serving behavior. Public investors’ resentment may then develop, accusing dual class firms’ controlling shareholders for wanting their money without any accountability. Such public pressure arguably recently led MSCI to issue a proposal to reduce the weight of inferior-vote shares in MSCI indices by multiplying the regular weight by the shares fractional voting power. Notably, the same MSCI also issued a report a few months ago stating that “[o]ur research shows that unequal voting stocks in aggregate outperformed the market over the period from November 2007 to August 2017, and that excluding them from market indexes would have reduced the indexes’ total returns by approximately 30 basis points per year over our sample period.” Obviously, confusion reigns over the merits of dual class financing.

Bebchuk and Kastiel (2017) (The Untenable Case for Perpetual Dual-Class Stock, Virginia Law Review) argue that any initial benefits of dual class structures decay with firm age, while the potential agency costs associated with dual class structures increase with time. Thus, Professors Bebchuk and Kastiel advocate sunset clauses to dual class financing. The sunset clauses would require the “non-interested” public shareholders of the firm to vote on whether or not to extend the dual class structure, some pre-determined number of years after the IPO. If the extension proposal is declined, firms would unify the low- and high-vote shares, i.e., convert all shares into a single class of shares with “one share one vote”.

In our paper, we empirically investigate the desirability of sunset provisions by examining the life-cycle of dual class firms. Using an extensive sample of all single-and dual-class firm IPOs in the U.S. during 1980-2015, and relying on comparing dual class firms to similar single class firms, we document several novel phenomena in the life cycle of dual class firms.

First, the difference in firm valuation between dual and single class firms strongly varies over the corporate life cycle. At the IPO, dual class firms tend to have higher valuations, as at the IPO year-end the market valuation of dual class firms is, on average, 11% higher than that of matched single class firms. This initial valuation premium of dual class firms dissipates in the years after the IPO, and on average it becomes insignificantly negative about six to nine years after the IPO. We also find that the difference between the voting and equity stakes of the controlling shareholders of dual class firms (the “wedge”) tends to increase as the firm ages. According to one of our estimates, the mean wedge increases from 16% one year after the IPO to 22% five years after the IPO, and to 26% nine years after the IPO. The widening of the wedge is typically associated with more severe valuation reducing agency problems—see Masulis et al. (2009) (Agency Costs and Dual-Class Companies, Journal of Finance). Bebchuk and Kastiel (2018) (The Perils of Small-Minority Controllers, forthcoming Georgetown Law Review) analyze the perils of the widening wedges and advocate informing the public and capping it.

Second, we document interesting differences between dual class firms with a valuation premium (relative to their matched single class firms) at the IPO and dual class firms with a valuation discount at the IPO. Dual class firms with a valuation premium at the end of their IPO year gradually tend to lose this premium, until their valuations become very similar to those of their single class counterparts about six to nine years after the IPO. In contrast, we find no evidence for a life cycle in the relative valuation of initially discounted dual class firms, as their valuation discount persists from the time of their IPO to when they are mature dual class firms as well. The behavior of the subsample of dual class firms with a valuation premium at the IPO suggests that for some firms the dual class structure does not harm valuations, at least in the first decade after the IPO. On the other hand, the behavior of the subsample of dual class firms with an initial valuation discount, which we find is highly persistent, suggests that a mandatory sunset provision may be useful for these firms.

Third, a natural solution to possible dual class inefficiency is a voluntary firm-initiated dual class share unification, in which all share classes are transformed into “one share one vote”. We find that only about 20% of dual class firms unify their shares within 9 years after the IPO. Furthermore, voluntary unifications become rare after six years following the IPO. Most of the mature dual class firms elect to retain a dual class structure, perhaps because unification is against the interests of their controlling shareholders. This implies that some inefficient dual class structures may persist.

Our findings suggest that some sort of a sunset provision might be useful, especially for firms that trade at a valuation discount. Further, regarding the set-in time of any sunset provision, our study suggests to wait at least six years after the IPO. Regulators should also be worried about some potential negative consequences of any sunset regulation. First, some founders may be more reluctant to issue publicly traded shares if their reign over the firm is likely to be more limited in time. Public may lose the opportunity to invest in some breakthrough firms. Second, controlling shareholders may intensify their private benefits extraction in the period before their extra power expires. Third, it is possible that shareholders may elect to abolish dual class structures even when they are (still) beneficial.

Finally, our paper also documents several other interesting life cycle phenomena of dual class firms such as their higher survival rates, similar stock returns and lower likelihoods of being taken over, compared to matched single class firms. We conclude that unequal vote structures are viable financing tools.

The complete paper is available for download here.

________________________________________

*Martijn Cremers* is Bernard J. Hank Professor of Finance at University of Notre Dame Mendoza College of Business, and an ECGI research member; Beni Lauterbach is a Professor of Finance and the Raymond Ackerman Family Chair in Corporate Governance at Bar Ilan University Graduate School of Business Administration, and an ECGI research member; Anete Pajuste is an Associate Professor of Finance and Head of Accounting and Finance Department at the Stockholm School of Economics, and an ECGI research member. This post is based on their recent paper.

Related research from the Program on Corporate Governance includes The Untenable Case for Perpetual Dual-Class Stock (discussed on the Forum here) and The Perils of Small-Minority Controllers (discussed on the Forum here), both by Lucian Bebchuk and Kobi Kastiel.

Les six principes qui gouvernent la conduite des investisseurs — ISG


Aujourd’hui, je vous présente le point de vue de l’association Investor Stewardship Group (the “ISG”) Governance Principles, eu égard aux principes de gouvernance que celle-ci entend promouvoir.

Je reproduis ici les principaux éléments de l’article publié par Anne Meyer* et paru sur le forum du Harvard Law School, notamment les six principes qui gouvernent leur conduite.

1 — Les CA sont redevables envers les actionnaires ;

2 — Les actionnaires doivent avoir des droits de vote qui sont proportionnels à leurs intérêts économiques ;

3 — Les CA doivent être à l’écoute des actionnaires et être proactifs dans la compréhension de leurs perspectives ;

4 — Les CA doivent avoir une solide structure de leadership indépendante ;

5 — Les CA doivent adopter des structures de gouvernance qui mènent à des pratiques efficaces ;

6 — Les CA doivent adopter des structures de rémunération des dirigeants qui sont alignées sur la stratégie à long terme de l’entreprise.

Bonne lecture ! Vos commentaires sont les bienvenus.

 

The Investor Stewardship Group’s Governance Principles

 

Résultats de recherche d'images pour « Investor Stewardship Group Governance Principles »

 

In this post, we provide an overview of the Investor Stewardship Group (the “ISG”) Governance Principles and steps for public companies to consider when evaluating how the principles may be incorporated into their own disclosure and engagement priorities. The ISG’s website, including a link to the ISG Governance Principles, is available here. In January 2017, the Investor Stewardship Group (the “ISG”), a collective of large U.S.-based and international institutional investors and asset managers, announced the launch of its Framework for U.S. Stewardship and Governance (the “Framework”). The measure is an unprecedented attempt to establish a set of elementary corporate governance principles for U.S. listed companies (the “ISG Governance Principles”) as well as parallel stewardship principles for U.S. institutional investors. The Framework’s effective date was January 1, 2018, in order to provide U.S. listed companies with time to adjust to the corporate governance principles prior to the 2018 proxy season.

As the 2018 proxy season gets into full swing, there is evidence that ISG members will be utilizing the Framework as a tool for evaluating the governance regimes at their portfolio companies, informing their engagement priorities, and potentially factoring compliance with the ISG Governance Principles into selected voting policies and decisions. In December, the ISG issued a press release “encouraging companies to articulate how their governance structures and practices align with the ISG’s Corporate Governance Principles and where and why they differ in approach”, leaving it to companies to determine how and where to disclose such alignment. And at least one large investor, State Street Global Advisors, has specifically highlighted that it will screen portfolio companies for compliance with the principles.

As a result, companies and their boards should continue to benchmark and understand how their specific governance practices relate to ISG Governance Principles and remain cognizant of this new regime as they prepare for engagement with investors and draft public disclosures.

 

Background

 

The ISG’s global reach and financial influence is significant; currently consisting of 50 investors representing over $22 trillion invested in the U.S. equity markets. The ISG’s signatories includes some of the largest and most influential institutional investors, including BlackRock, CalSTRS, State Street Global Advisors, TIAA Investments, T. Rowe Price, ValueAct Capital and Vanguard, among others. The Framework’s stewardship principles emphasize that these institutional investors have a vested interest and responsibility for the long-term economic success of their portfolio companies.

The ISG’s roll-out of the Framework characterized it as a “sustained initiative” and emphasized an evolutionary view of the ability of U.S. companies and investors to work together under the Framework.

Corporate governance practices at U.S. listed companies have historically been informed by multiple regulatory and rules-based regimes. Rules and regulations of the Securities and Exchange Commission, stock exchange listing requirements, state corporate codes, case law and federal legislation adopted in the wake of past financial market crises, have been the primary dictating standards. More recently, shareholders and other stakeholders have played a larger role in influencing corporate governance norms at U.S. listed companies through engagement and various forms of shareholder activism. In contrast, the ISG Governance Principles are based substantially on U.K., Continental European and other non-U.S. frameworks that establish principles-based corporate governance standards and tend to rely on “comply-or-explain” accountability. [1] Advocates for this type of principles-based approach stress the flexibility that it gives for companies to adopt a tailored response to important tenets such as boardroom transparency, as opposed to responding more narrowly to prescriptive rules. As institutional investors continue to focus more attention on environmental and social matters, including related governance concerns, the Framework’s principles-based approach will be a tool, for both institutions and companies, to promote mutually agreeable objectives, particularly given the lack of rulemaking or legislation mandating more specific disclosure on trending topics such as board diversity and environmental concerns.

 

The ISG Governance Principles

 

The six ISG Governance Principles are broad principles that will not look new to those who have been following key issues in corporate governance over the past several years. Indeed, they were designed to reflect the common corporate governance principles that are already embedded in member institutions’ proxy voting and engagement guidelines. The principles emphasize the importance of boardroom effectiveness and oversight, alignment of executive compensation with long-term financial results, and board accountability demonstrated in part through the adoption of governance best practices, including a one-share one-vote capital structure and independent board leadership.

Principle 1: Boards are accountable to shareholders

This principle encompasses the annual election of directors, majority voting, proxy access and more robust disclosure surrounding board practices and corporate governance. Companies are also asked to explain how any anti-takeover measures are in the best long-term interest of the company.

Interestingly, BlackRock’s CEO Larry Fink recently published a letter to the CEOs at the world’s largest public companies in which he argued explicitly that boards are accountable to other stakeholders, such as employees and customers, in addition to shareholders.

Principle 2: Shareholders should be entitled to voting rights in proportion to their economic interest

This principle sets a base line of one-share one-vote and encourages companies with existing multi-class share structures to review and consider phasing out control shares.

In 2017, this issue became national news when Snap Inc. filed for an IPO of non-voting shares. Many large investors were vehemently opposed and at the urging of the Council for Institutional Investors and other investor advocates, the stock index provider FTSE Russell refused to include these shares in its indices.

Principle 3: Boards should be responsive to shareholders and be proactive in order to understand their perspectives

Under this principle, companies are expected to implement shareholder proposals that receive “significant” support or explain why they have not done so. Independent directors are encouraged to participate in engagement on matters that are meaningful to investors, and directors may be held accountable with “against” votes in instances where investors do not feel that their concerns have been adequately addressed.

Principle 4: Boards should have a strong, independent leadership structure

There are two common independent leadership structures at U.S. companies—an independent chairperson and an independent lead director (where the role of Chairman and CEO are combined)—and the principles acknowledge that signatory investors have differing opinions on whether they provide adequate independent oversight.

The overarching position under the principles is that the role of the independent board leader should be “clearly defined and sufficiently robust to ensure effective and constructive leadership.”

Principle 5: Boards should adopt structures and practices that enhance their effectiveness

This principle encompasses an array of board structure and effectiveness issues, including: strong board composition and board diversity; board and committee responsibilities; director attentiveness, preparedness and time commitments; and board refreshment.

Board diversity, in particular gender diversity, has emerged as a high priority for most of the largest institutional investors. There has also been a focus on screening for long-tenured directors and directors that are over-boarded or have poor attendance records as a proxy for identifying directors that may not be adequately engaged or independent.

Principle 6: Boards should develop management incentive structures that are aligned with the long-term strategy of the company

This principle emphasizes that the board, in particular the compensation committee, is responsible for ensuring that drivers and performance goals that underpin the company’s long-term strategy are adequately reflected in a company’s management incentive structure.

Steps to Consider

As noted, the ISG Governance Principles are intended to provide a framework of broad, high-level principles. The individual investors that comprise the ISG have their own voting guidelines and engagement priorities that are tailored to their own investment philosophy and strategy. Even on current hot button issues, such as board diversity, investors have differing views and companies should consider the practices they adopt depending upon their specific facts and circumstances. There are, however, general steps that we recommend companies take to address the growing influence of the Framework.

These include:

Understand how the company’s corporate governance structure and practices relate to the six ISG Governance Principles.

Review the company’s public disclosure regarding corporate governance structure and practices; consider enhancements to be responsive to the ISG’s request that companies disclose how their governance aligns or differs from the ISG Governance Principles.

As with other corporate governance benchmarking exercises, companies should be particularly cognizant of how and why their practices may differ from the ISG Governance Principles and whether these differences are adequately explained in public disclosures. As investors screen their portfolio companies’ governance practices, they will often consider valid explanations, but in the absence of effective disclosure the company may be unnecessarily penalized.

Management and the board should be informed and prepared to respond to questions about the company’s alignment with the ISG Governance Principles during shareholder engagements. Companies can also consider proactively addressing the issue in written materials or prepared remarks during investor presentations.

In preparing for shareholder engagements with ISG signatories, understand how and if they are explicitly incorporating the ISG Governance Principles into engagement and voting priorities and continue to screen their individual voting and engagement policies.

Companies should determine whether, and how, they wish to address and incorporate the ISG Governance Principles based upon their own specific governance profile, disclosure regime and approach to shareholder engagement.


Endnotes

See in particular the UK Investor Stewardship Code, on which the US ISG Principles are largely based. The UK Code “sets out a number of areas of good practice to which … institutional investors should aspire.” Available here.


*Anne Meyer is Senior Managing Director, Don Cassidy is Executive Vice President, and Rajeev Kumar is Senior Managing Director at Georgeson LLC. This post is based their recent Georgeson publication. Related research from the Program on Corporate Governance includes The Agency Problems of Institutional Investors by Lucian Bebchuk, Alma Cohen, and Scott Hirst.

L’application concrète d’un huis clos – en rappel


Nous avons déjà abordé l’importance d’inscrire un item « huis clos » à l’ordre du jour des réunions du conseil d’administration. Celui-ci doit normalement être à la fin de la réunion et comporter une limite de temps afin d’éviter que la réunion ne s’éternise… et que les membres de la direction (qui souvent attendent la fin de la rencontre) soient mieux informés.

Ensuite, le président du conseil d’administration (PCA) devrait rencontrer le président et chef de la direction (PCD) en privé, et dans les meilleurs délais, afin de rendre compte des résultats et de la portée du huis clos. Cette responsabilité du PCA est déterminante, car les dirigeants ont de grandes attentes et un souci eu égard aux discussions du huis clos.

Plusieurs dirigeants et membres de conseil m’ont fait part de leurs préoccupations concernant la tenue des huis clos. Il y a des malaises dissimulés en ce qui a trait à cette activité ; il faut donc s’assurer de bien gérer la situation, car les huis clos peuvent souvent avoir des conséquences inattendues, voire contre-productives !

Ainsi, le huis clos :

(1) ne doit pas être une activité imprévue et occasionnelle inscrite à l’ordre du jour

(2) doit comporter une limite de temps

(3) doit être piloté par le président du conseil

(4) doit comporter un suivi systématique, et

(5) doit se dérouler dans un lieu qui permet de préserver la confidentialité absolue des discussions.

J’insiste sur cette dernière condition parce que l’on a trop souvent tendance à la négliger ou à l’oublier, carrément. Dans de nombreux cas, la rencontre du conseil a lieu dans un local inapproprié, et les dirigeants peuvent entendre les conversations, surtout lorsqu’elles sont très animées…

Au début de la séance, les membres sont souvent insoucieux ; avec le temps, certains peuvent s’exprimer très (trop) directement, impulsivement et de manière inconvenante. Si, par mégarde, les membres de la direction entendent les propos énoncés, l’exercice peut prendre l’allure d’une véritable calamité et avoir des conséquences non anticipées sur le plan des relations interpersonnelles entre les membres de la direction et avec les membres du conseil.

 

registre-conseils-d-administration

 

L’ajout d’un huis clos à l’ordre du jour témoigne d’une volonté de saine gouvernance, mais, on le comprend, il y a un certain nombre de règles à respecter si on ne veut pas provoquer la discorde. Les OBNL, qui ont généralement peu de moyens, sont particulièrement vulnérables aux manquements à la confidentialité ! Je crois que dans les OBNL, les dommages collatéraux peuvent avoir des incidences graves sur les relations entre employés, et même sur la pérennité de l’organisation.

J’ai à l’esprit plusieurs cas de mauvaise gestion des facteurs susmentionnés et je crois qu’il vaut mieux ne pas tenir le bien-fondé du huis clos pour acquis.

Ayant déjà traité des bienfaits des huis clos lors d’un billet antérieur, je profite de l’occasion pour vous souligner, à nouveau, un article intéressant de Matthew Scott sur le site de Corporate Secretary qui aborde un sujet qui préoccupe beaucoup de hauts dirigeants : le huis clos lors des sessions du conseil d’administration ou de certains comités.

L’auteur explique très bien la nature et la nécessité de cette activité à inscrire à l’ordre du jour du conseil. Voici les commentaires que j’exprimais à cette occasion.

«Compte tenu de la “réticence” de plusieurs hauts dirigeants à la tenue de cette activité, il est généralement reconnu que cet item devrait toujours être présent à l’ordre du jour afin d’éliminer certaines susceptibilités.

Le huis clos est un temps privilégié que les administrateurs indépendants se donnent pour se questionner sur l’efficacité du conseil et la possibilité d’améliorer la dynamique interne; mais c’est surtout une occasion pour les membres de discuter librement, sans la présence des gestionnaires, de sujets délicats tels que la planification de la relève, la performance des dirigeants, la rémunération globale de la direction, les poursuites judiciaires, les situations de conflits d’intérêts, les arrangements confidentiels, etc. On ne rédige généralement pas de procès-verbal à la suite de cette activité, sauf lorsque les membres croient qu’une résolution doit absolument apparaître au P.V.

La mise en place d’une période de huis clos est une pratique relativement récente, depuis que les conseils d’administration ont réaffirmé leur souveraineté sur la gouvernance des entreprises. Cette activité est maintenant considérée comme une pratique exemplaire de gouvernance et presque toutes les sociétés l’ont adoptée.

Notons que le rôle du président du conseil, en tant que premier responsable de l’établissement de l’agenda, est primordial à cet égard. C’est lui qui doit informer le PCD de la position des membres indépendants à la suite du huis clos, un exercice qui demande du tact!

Je vous invite à lire l’article ci-dessous. Vos commentaires sont les bienvenus».

Are you using in-camera meetings ?

Les femmes CEO des grandes entreprises ont-elles une rémunération plus élevée que leurs homologues masculins ? Leurs CA comptent-ils plus de femmes ?


Les femmes PDG (CEO) des grandes entreprises ont-elles une rémunération plus élevée ? Leurs conseils d’administration sont-ils plus diversifiés, et comptent-ils plus de femmes ?

Ce billet publié par Dan Marcec, directeur d’Equilar, paru sur le forum de la Harvard Law School, tente d’apporter une réponse à ces questions.

On peut retenir que les femmes CEO, en général, comptent légèrement plus de femmes sur leurs conseils.

Le nombre de femmes sur les CA varie selon la taille des entreprises. Plus l’entreprise est grande, plus le CA est susceptible de compter un nombre plus important de femmes :

Equilar 100 Gender Diversity Index,  24 %

Fortune 500,  22,5 %

Fortune 501-1000,  19,2 %

Entreprises plus petites,  14,1 %

Également, la rémunération des femmes CEO des 100 plus grandes entreprises (8 femmes) est de 21,4 M $ comparativement à la moyenne des 92 hommes CEO qui est de 16,4 M $, une différence significative, mais sur un petit échantillon de femmes CEO !

Je vous invite à prendre connaissance de l’article ci-dessous afin de mieux saisir toutes les nuances de cette étude.

Bonne lecture !

 

Do Women CEOs Earn More and Have More Diverse Boards?

 

Résultats de recherche d'images pour « Les femmes CEO des grandes entreprises ont-elles une rémunération plus élevée que leurs homologues masculins ? Leurs CA comptent-ils plus de femmes ? »

 

As gender equity and diversity in corporate leadership continue to be critical discussions, research is regularly published showing links between these factors and company performance. Based on an analysis of Equilar 100 companies—the largest U.S.-listed firms to file proxy statements to the SEC before March 31—women CEOs had a higher representation of women on their boards on average than companies led by male counterparts. They also were awarded higher compensation on average in 2017.

Overall, Equilar 100 companies with women CEOs had an average of 24.0% representation of women on their boards, vs. 23.5% for the companies with male CEOs. Furthermore, the women in the CEO position at Equilar 100 companies were well paid in 2017 with an average pay package of $21.4 million. By comparison, the men who were on the list received an average pay package of $16.4 million. The following two questions examined this data just below the surface, finding that the complete picture is more complicated than it appears.

 

Do Women CEOs Bring More Females Into the Boardroom?

 

The Equilar 100 study analyzed recently reported data for fiscal year 2017, including eight women CEOs, a drop from nine the previous year. While Meg Whitman has since left her position at Hewlett Packard Enterprise, she was still in the CEO position during the periods studied, so HPE is included in the analysis.

The answer to the question above—based on an analysis of Equilar 100 data—is yes, companies with women CEOs do have slightly more women in the boardroom. The list of Equilar 100 companies that had women CEOs in 2017 is below, inclusive of their current board composition as of March 31.

 

Company % Female Board Members Average Board Age Average Board Tenure
Hewlett Packard Enterprise Co 38.5% 62.0 2.4
General Dynamics Corp 27.3% 64.0 5.9
Progressive Corp 27.3% 62.0 9.8
Oracle Corp 25.0% 70.5 14.4
Pepsico Inc 23.1% 63.0 5.5
IBM 20.0% 64.0 6.3
Lockheed Martin Corp 16.7% 66.0 6.6
Duke Energy Corp 14.3% 66.0 4.9
Women CEO Average 24.0% 64.7 7.0
Men CEO Average 
23.5% 63.0 7.2

 

There are two important factors to consider that give pause in definitively being able to say “women CEOs at Equilar 100 companies lead in gender diversity on boards.” While the numbers are clear—and they are—large-cap companies are much more likely to have women on their boards overall.

According to the recent Equilar Gender Diversity Index, Fortune 500 companies included in the Russell 3000 had an average of 22.5% women on their boards, as compared to 19.2% for Fortune 501-1000 companies and a much lower 14.1% for R3K firms outside the Fortune 1000. The Equilar 100 overall outpaced each of these groups.

It’s also worth noting that most CEOs are also on their own boards. Therefore, if CEOs were removed from the overall numbers, it’s likely the data would show Equilar 100 boards being more inclusive of independent women directors when a male CEO is in place.

 

 

The facts are the facts—boards at Equilar 100 companies led by women have a higher percentage of female directors than their counterparts. However, the small sample size—pointing to the lack of women in leadership overall—and these other mitigating factors make a definitive statement difficult to prove.

 

Do Women CEOs Make More Than Men?

 

While the women on the Equilar 100 list make more on average than the men, the caveat, of course, is that these numbers reflect a small sample size of women. To get to the eight highest-paid women on the list, you have to go all the way to number 87, whereas you don’t have to leave the top 10 to find the eight highest-paid men. The list of women on the Equilar 100 list (as well as their compensation rank) is below.

 

Company CEO 2017 Total Compensation ($MM) Equilar 100 RANK
Oracle Corp Safra A. Catz $40.7 4
Pepsico Indra K. Nooyi $25.9 7
General Dynamics Corp Phebe N. Novakovic $21.2 14
Duke Energy Corp Lynn J. Good $21.1 15
Lockheed Martin Corp Marillyn A. Hewson $20.2 16
IBM Virginia M. Rometty $18.0 30
Hewlett Packard Enterprise Margaret C. Whitman $14.8 60
Progressive Corp Susan P. Griffith $9.2 87
Women Ceo Average (N=8) $21.4
Men CEO Average 
(n=92) $16.4

 

Furthermore, similar to the findings on board composition, the larger the company, the higher the pay. Given the context of the Equilar 100 study more generally—that the largest companies by revenue tend to pay their CEOs more—this small sample size is not sufficient to make a claim that women CEOs earn more than men.

For example, using fiscal year 2016 data, it’s clear that the Equilar 100 stands out over all other public companies. (Since the Equilar 100 is an “early look” at proxy season, comprehensive data is not yet available for these other company groups in 2017.) In 2016, Equilar 100 CEOs were awarded $15.0 million at the median, in comparison to $11.0 million for Equilar 500 companies, and just $6.1 million for all public companies with more than $1 billion in revenue.

 

 

In other words, as with board composition, the numbers do indicate that women CEOs earn more than men at face value, but there is more than meets the eye. Ultimately, proof of greater equity in executive compensation and board diversity when women are CEOs is inconclusive from this analysis, highlighting the importance of questioning numbers at face value. Indeed, an academic study was released recently that found there is no meaningful difference in pay between men and women at the CEO level. Each company’s compensation and board refreshment strategy is unique to their circumstances, and monolithic assumptions are not always fair. The gravity of these decisions pored over by each board of directors and their executive teams spotlights the rise of shareholder scrutiny and direct engagement on these matters.

La bonne gouvernance est associée au rendement selon une étude | Le Temps.ch


Aujourd’hui, je partage avec vous un article publié dans le magazine suisse Le Temps.ch qui présente les résultats d’une recherche sur la bonne gouvernance des caisses de retraite en lien avec les recommandations des fonds de placement tels que BlackRock.

L’auteur, Emmanuel Garessus, montre que même si le lien entre la performance des sociétés et la bonne gouvernance semble bien établi, les caisses de retraite faisant l’objet de la recherche ont des indices de gouvernance assez dissemblables. L’étude montre que les caisses ayant des indices de gouvernance faibles ont des rendements plus modestes en comparaison avec les indices de référence retenus.

Également, il ressort de cette étude que c’était surtout la prédominance de la gestion des risques qui était associée à la performance des caisses de retraite.

Comme le dit Christian Ehmann, spécialisé dans la sélection de fonds de placement auprès de Safra Sarasin, « la gouvernance n’est pas une cause de surperformance, mais il existe un lien direct entre les deux ».

Encore une fois, il appert que BlackRock défend les petits épargnants-investisseurs en proposant des normes de gouvernance uniformisées s’appliquant au monde des entreprises cotées en bourses.

J’ai reproduit l’article en français ci-dessous afin que vous puissiez bien saisir l’objet de l’étude et ses conclusions.

Bonne lecture ! Vos commentaires sont les bienvenus.

 

BlackRock contre Facebook, un combat de géants

 

 

Résultats de recherche d'images pour « le temps »

 

 

Résultats de recherche d'images pour « gouvernance »

 

 

Le principe de gouvernance selon lequel une action donne droit à une voix en assemblée générale est bafoué par de très nombreuses sociétés, surtout technologiques, au premier rang desquelles on trouve Facebook, Snap, Dropbox et Google. BlackRock, le plus grand groupe de fonds de placement du monde, demande aux autorités d’intervenir et de présenter des standards minimaux, indique le Financial Times.

Le groupe dont Philipp Hildebrand est vice-président préfère un appel à l’Etat plutôt que de laisser les fournisseurs d’indices (MSCI, Dow Jones, etc.) modifier la composition des indices en y intégrant divers critères d’exclusion. Barbara Novick, vice-présidente de BlackRock, a envoyé une lettre à Baer Pettit, président de MSCI, afin de l’informer de son désir de mettre de l’ordre dans les structures de capital des sociétés cotées.

 

Mark Zuckerberg détient 60% des droits de vote

 

De nombreuses sociétés ont deux catégories d’actions donnant droit à un nombre distinct de droits de vote. Les titres Facebook de la classe B ont par exemple dix fois plus de droits de vote que ceux de la classe A. Mark Zuckerberg, grâce à ses actions de classe B (dont il détient 75% du total), est assuré d’avoir 60% des droits de vote du groupe. A la suite du dernier scandale lié à Cambridge Analytica, le fondateur du réseau social ne court donc aucun risque d’être mis à la porte, explique Business Insider. L’intervention de BlackRock n’empêche pas l’un de ses fonds (Global Allocation Fund) d’avoir probablement accumulé des titres Facebook après sa correction de mars, selon Reuters, pour l’intégrer dans ses dix principales positions.

Cette structure du capital répartie en plusieurs catégories d’actions permet à un groupe d’actionnaires, généralement les fondateurs, de contrôler la société avec un minimum d’actions. Les titres ayant moins ou pas de droit de vote augmentent de valeur si la société se développe bien, mais leurs détenteurs ont moins de poids en assemblée générale. Les sociétés qui disposent d’une double catégorie de titres la justifient par le besoin de se soustraire aux réactions à court terme du marché boursier et de rester ainsi concentrés sur les objectifs à long terme. Ce sont souvent des sociétés technologiques.

Facebook respecte très imparfaitement les principes de bonne conduite en matière de gouvernance. Mark Zuckerberg, 33 ans, est en effet à la fois président du conseil d’administration et président de la direction générale. Ce n’est pas optimal puisque, en tant que président, il se contrôle lui-même. Sa rémunération est également inhabituelle. Sur les 8,9 millions de dollars de rémunération, 83% sont liés à ses frais de sécurité et le reste presque entièrement à l’utilisation d’un avion privé (son salaire est de 1 dollar et son bonus nul).

 

Quand BlackRock défend le petit épargnant

 

Le site de prévoyance IPE indique que le fonds de pension suédois AP7, l’un des plus grands actionnaires du réseau social, est parvenu l’an dernier à empêcher l’émission d’une troisième catégorie de titres Facebook. Cette dernière classe d’actions n’aurait offert aucun droit de vote. Une telle décision, si elle avait été menée à bien, aurait coûté 10 milliards de dollars à AP7. Finalement Facebook a renoncé.

BlackRock prend la défense du petit investisseur. Il est leader de la gestion indicielle et des ETF et ses produits restent investis à long terme dans tous les titres composant un indice. Il préfère influer sur la gouvernance par ses prises de position que de vendre le titre. Le plus grand groupe de fonds de placement du monde demande aux autorités de réglementation d’établir des standards de gouvernance en collaboration avec les sociétés de bourse plutôt que de s’en remettre aux fournisseurs d’indices comme MSCI.

La création de plusieurs classes d’actions peut être justifiée par des start-up en forte croissance dont les fondateurs ne veulent pas diluer leur pouvoir. BlackRock reconnaît ce besoin spécifique aux start-up en forte croissance, mais le gérant estime que «ce n’est acceptable que durant une phase transitoire. Ce n’est pas une situation durable.»

Le géant des fonds de placement aimerait que les producteurs d’indices soutiennent sa démarche et créent des «indices alternatifs» afin d’accroître la transparence et de réduire l’exposition aux sociétés avec plusieurs catégories de titres. L’initiative de BlackRock est également appuyée par George Dallas, responsable auprès du puissant International Corporate Governance Network (ICGN).

La gouvernance des «bonnes caisses de pension»

 

La recherche économique a largement démontré l’impact positif d’une bonne gouvernance sur la performance d’une entreprise. Mais presque tout reste à faire en matière de fonds de placement et de caisses de pension.

«La gouvernance n’est pas une cause de surperformance, mais il existe un lien direct entre les deux. Les caisses de pension qui appartiennent au meilleur quart en termes de bonne gouvernance présentent une surperformance de 1% par année par rapport au moins bon quart», explique Christian Ehmann, spécialisé dans la sélection de fonds de placement auprès de Safra Sarasin, lors d’une présentation organisée par la CFA Society Switzerland, à Zurich.

Ce dernier est avec le professeur Manuel Ammann coauteur d’une étude sur la gouvernance et la performance au sein des caisses de pension suisses (Is Governance Related to Investment Performance and Asset Allocation?, Université de Saint-Gall, 2016). «Le travail sur cette étude m’a amené à porter une attention particulière à la gouvernance des fonds de placement dans mon travail quotidien», déclare Christian Ehmann. Son regard porte notamment sur la structure de l’équipe de gestion, son organisation et son système de gestion des risques. «Je m’intéresse par exemple à la politique de l’équipe de gérants en cas de catastrophe», indique-t-il.

Claire surperformance

 

L’étude réalisée sur 139 caisses de pension suisses, représentant 43% des actifs gérés, consiste à noter objectivement la qualité de la gouvernance et à définir le lien avec la performance de gestion. L’analyse détaille les questions de gouvernance en fonction de six catégories, de la gestion du risque à la transparence des informations en passant par le système d’incitations, l’objectif et la stratégie d’investissement ainsi que les processus de placement. Sur un maximum de 60 points, la moyenne a été de 21 (plus bas de 10 et plus haut de 50). La dispersion est donc très forte entre les caisses de pension. Certaines institutions de prévoyance ne disposent par exemple d’aucun système de gestion du risque.

Les auteurs ont mesuré la performance sur trois ans (2010 à 2012), le rendement relatif par rapport à l’indice de référence et l’écart de rendement par rapport au rendement sans risque (ratio de Sharpe). Toutes ces mesures confirment le lien positif entre la gouvernance et la performance (gain de 2,7 points de base par point de gouvernance). Les moteurs de surperformance proviennent clairement de la gestion du risque et du critère portant sur les objectifs et la stratégie d’investissement. Les auteurs constatent aussi que même les meilleurs, en termes de gouvernance, sous-performent leur indice de référence.

La deuxième étape de la recherche portait sur l’existence ou non d’une relation entre le degré de gouvernance et l’allocation des actifs. Ce lien n’a pas pu être établi.

Huit (8) principes de base à respecter pour devenir un président de conseil d’administration exemplaire


Voici un article très intéressant publié dans l’édition d’avril 2018 de la Harvard Business Review qui porte sur l’identification des grands principes qui guident les comportements des présidents de conseil d’administration.

L’auteur, Stanislav Shekshnia*, est professeur à l’Institut européen d’administration des affaires (INSEAD) et chercheur émérite dans le domaine de la gouvernance. Son article est basé sur une enquête auprès de 200 présidents de conseils.

Que doit-on retenir de cette recherche eu égard aux rôles distinctifs des présidents de conseils d’administration et aux caractéristiques qui les distinguent des CEO ?

Huit principes ressortent de ces analyses :

(1) Be the guide on the side; show restraint and leave room for others

(2) Practice teaming—not team building

(3) Own the prep work; a big part of the job is preparing the board’s agenda and briefings

(4) Take committees seriously; most of the board’s work is done in them

(5) Remain impartial

(6) Measure the board’s effectiveness by its inputs, not its outputs

(7) Don’t be the CEO’s boss

(8) Be a representative with shareholders, not a player.

Je vous invite à lire l’article au complet puisqu’il regorge d’exemples très efficaces.

Bonne lecture !

 

How to Be a Good Board Chair

 

Résultats de recherche d'images pour « qualities board chairman »

*Stanislav Shekshnia is a professor at INSEAD. He is also a senior partner at Ward Howell, a global human capital consultancy firm, and a board member at a number of public and private companies in Central and Eastern Europe.

Les actions multivotantes sont-elles préjudiciables pour les actionnaires ?


Nous avons souvent publié des billets qui abordent diverses conséquences liées à l’émission d’actions à votes multiples. L’article intitulé, « ACTIONS MULTIVOTANTES : LE MODÈLE DE BOMBARDIER SOULÈVE DES VAGUES », publié dans La Presse le 21 juillet 2015 avait d’ailleurs fait couler beaucoup d’encre.

Ces émissions d’actions sont-elles fondées, justifiées, légitimes et équitables dans le contexte de la gouvernance des sociétés cotées en bourse ? Voici ce que pense Yvan Allaire, président de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques, dans un article paru dans Les Affaires le 9 mai 2016Pourquoi le Canada a besoin des actions multivotantes ?

Vous trouverez, ci-dessous, un article publié par David J. Berger de la firme Wilson Sonsini Goodrich & Rosati, et par Laurie Simon Hodrick de la Stanford Law School, paru sur le site du Harvard Law School Forum on Corporate Governance, qui fait le point sur cette épineuse question.

Les études montrent que ces types d’arrangements ne sont pas immanquablement dommageables pour les actionnaires, comme nous laissent croire plusieurs groupes d’intérêt tels que le Conseil des investisseurs institutionnels et la firme de conseil Institutional Shareholder Services (« ISS »). Plusieurs militent en faveur d’une durée limitée pour de telles émissions d’actions.

Les récentes émissions d’actions à classes multiples des entreprises de haute technologie ne nous permettent pas, à ce stade-ci, de statuer sur les avantages à long terme pour les actionnaires.

Les auteurs concluent qu’il est trop hâtif pour se prononcer définitivement sur la question, et pour réglementer cette structure de capital.

Bonne lecture !

 

 

 

Résultats de recherche d'images pour « actions multivotantes »

 

Clarion calls for regulating dual-class stock have become a common occurrence. For example, the Council of Institutional Investors (“CII”) has called upon the NYSE and Nasdaq to adopt a rule requiring all companies going public with dual-class shares to include a so-called “sunset provision” in their charter, which would convert the company to a single class of stock after a set period of years. CII has also urged index providers to discourage the inclusion of firms with dual-class structures (and both the S&P Dow Jones and FTSE Russell indices have already done so). Many individual CII members, along with some of the world’s largest mutual funds and other investors, have joined together in the “Framework for U.S. Stewardship and Governance” to take a strong stance against dual class structures.

Proxy advisory services have also announced their opposition to dual-class companies. For example, Institutional Shareholder Services (“ISS”) has announced a plan to recommend against directors at companies with differential voting rights if there are no “reasonable sunset” provisions. Even the SEC’s Investor Advisory Committee has raised its own concerns about dual-class stock companies, calling on the SEC to “devote more resources” to “identify risks” arising out of governance disputes from dual-class structures. [1]

Yet what is the empirical evidence supporting these calls for regulation of dual-class companies? Dual-class companies have existed for nearly a century, going back to the Dodge Brothers’ IPO in 1925 and Ford’s IPO in 1956. Historically, technology companies did not adopt a dual-class capital structure. Rather, until Google’s (now Alphabet) 2004 IPO, most dual-class companies were family businesses, media companies seeking to ensure their publications could maintain journalistic editorial independence, or other companies led by a strong group of insiders. These companies often adopted their dual-class structures to avoid the pressures of having to focus primarily on short-term variations in stock price.

Many of these older dual-class companies were the focus of a seminal 2010 paper that found that dual class firms tend to be more levered and to underperform their single class counterparts, with increased insider cash flow rights increasing firm value and increased insider voting rights reducing firm value. [2]

Since 2010, there have been an increasing number of technology companies going public with dual-class (or multi-class) share structures. Anecdotal evidence is mixed, but the early empirical evidence on the performance of these newer dual-class companies as a group is quite interesting. In particular, though many of these companies have not been public for very long, the limited available data suggests that these newer dual-class companies might even be out-performing single-class structured companies.

For example, MSCI, one of the largest global index providers, recently released a study showing that companies with “unequal voting stocks in aggregate outperformed the market over the period from November 2007 to August 2017.” [3] The study further concluded that excluding these companies “from market indexes would have reduced the indexes’ total returns by approximately 30 basis points per year over [the] sample period.” The differential was even greater in North America, where stocks with unequal voting rights outperformed stocks with the more traditional one-share/one-vote structure by 4.5% annually.

Recent academic research corroborates the outperformance of the newly public companies with dual-class stock. For example, one study concludes that dual-class companies, avoiding short-term market pressures, have more growth opportunities and obtain higher market valuations than matched single-class firms [4] Even with respect to perpetual dual-class stock companies, research shows that these companies, when controlled by a founding family, “significantly and economically” outperform nonfamily firms. [5] Another study maintains that it might be more efficient to give more voting power to shareholders who are better informed, thereby allowing them more influence, and correspondingly less voting power to those who are less informed, including passive index funds. Passive investors would pay a discounted price in exchange for waiving their voting rights. [6]

We have begun our own preliminary research on these issues, with considerations including corporate control, liquidity, capital allocation, “next generation” issues, and using stock as currency for acquisitions and to reward employees. While still in its initial stage, our analysis also raises fundamental questions about how much value shareholders perceive in having voting stock versus non-voting stock in these relatively new to market technology companies. For example, consider Classes A and C of Alphabet, issued through a stock dividend four years ago, which are different only in specific ways, most notably that A has one vote per share and C has none. [7] Atypically, for each of the last three trading days in February, Alphabet’s non-voting class C share, GOOG, had a higher closing market price than its voting class A share, GOOGL. [8] More broadly, since GOOG was introduced on April 3, 2014, the correlation between the two classes’ stock prices is 99.9%, and they have similar stock price standard deviations, betas, trading volume, and short interest. [9]

We believe that it is too early to make a definitive determination from an economic standpoint as to whether having dual-class stock is better or worse for investors in the current market environment, especially for younger companies. Any consideration to limit dual-class stock, including adoption of mandatory sunset provisions, must be based on analysis not anecdotes. It should also recognize the changing nature of public markets, including the following:

  1. The dominance of shareholder primacy has led boards of single-class companies to feel short-term pressure from shareholders. As no less an authority than Delaware Chief Justice Strine has frequently recognized, boards respond to those who elect them. In today’s world, for most public companies that is a handful of institutional investors, as by 2016 institutional investors owned 70% of all public shares, while just three money managers held the largest stock position in 88% of the companies in the S&P 500. [10] While many of these institutions emphasize that they are long-term holders, directors of companies with high institutional investor ownership continue to feel the pressure to take actions to achieve short-term stock increases. For example, a recent survey of over 1000 directors and C-level executives by McKinsey and the Canadian Pension Plan Investment Board (“CPPIB”) found that nearly 80% of these executives felt “especially pressured” to demonstrate strong financial results in two years or less. [11]
  2. The changing nature of the public and private capital markets. The increased use by technology companies of dual-class capital structures when entering the public markets must be viewed within the changing nature of both the public and private markets for technology companies. According to the Wall Street Journal, more money was raised in private markets than in public markets in 2017, while the number of public companies continues to decline—the number of public companies has fallen by about half since 1996. [12] SEC Commissioner Clayton (among others) has spoken repeatedly about the problems arising out of the decline in the number of public companies. Limiting the ability of public companies to have different capital structures will certainly impact the decision by some companies about whether or not to go public.
  3. Dual-class stock and alternative capital structures across the world. Regulators considering how to respond to the growth of dual-class stock should consider the growing acceptance of dual-class stock in markets globally. For example, in recent months both Hong Kong and Singapore have opened their markets to dual-class listings. Many European markets already have rules allowing for dual-class companies or other similar structures that allow companies to focus on longer-term principles as well as non-shareholder constituencies. Even in the U.S., newer markets, such as the Long-Term Stock Exchange, are working to list companies with alternative capital structures, so that companies can focus on building a business, in apparent recognition that surrendering to the current dominance of shareholder primacy may not be the best governance structure for all companies.

For these reasons, we believe that the current effort to mandate some form of one-share one-vote for all public companies in the U.S. is premature. The limited empirical evidence on the technology and emerging growth companies that are the target of these regulations is insufficient to support the adoption of new regulations, as the evidence that is available indicates that the most recent group of dual-class companies may have performed as well, if not better, than those with a single class of stock.

______________________________________

Notes

See “Recommendation of the Investor As Owner Subcommittee: Dual-Class and Other Entrenching Governance Structures in Public Companies,” February 27, 2018, available at https://www.sec.gov/spotlight/investor-advisory-committee-2012/iac030818-investor-as-owner-subcommittee-recommendation.pdf.(go back)

Paul Gompers, Joy Ishii, and Andrew Metrick, “Extreme Governance: An Analysis of Dual-Class Shares in the United States,” Review of Financial Studies 23, 1051-1087 (2010). See also Ronald Masulis, Cong Wang, and Fei Xie, “Agency Problems at Dual-Class Companies” Journal of Finance64, 1697-1727 (2009).(go back)

Dmitris Melas, “Putting the Spotlight on Spotify: Why have Stocks with Unequal Voting Right Outperformed?” MSCI Research, April 3, 2018. The study’s findings are robust to controlling for common factors including country, sector, and style factor exposures.(go back)

Bradford Jordan, Soohyung Kim, Nad Mark Liu, “Growth Opportunities, Short-Term Market Pressure, and Dual-Class Share Structure,” Journal of Corporate Finance 41, 304-328 (2016).(go back)

See Ronald Anderson, Ezgi Ottolenghi, and David Reeb, “The Dual Class Premium: A Family Affair,” August 2017.(go back)

Dorothy Shapiro Lund, “Nonvoting Shares and Efficient Corporate Governance,” Stanford Law Review 71 (forthcoming 2019).(go back)

There are also class B shares with 10 votes per share, 92.7% of which are owned by executives Eric Schmidt, Sergey Brin, and Larry Page as of December 31, 2017, representing 56.7% of the total voting power (source: Alphabet 10K).(go back)

GOOG also closed higher than GOOGL on March 14, March 16, and March 20, 2018. This is not the first such finding: In 1994, Comcast’s nonvoting shares often sold for more than its voting shares. See Paul Schultz and Sophie Shive, “Mispricing of Dual-Class Shares: Profit Opportunities, Arbitrage, and Trading,” Journal of Financial Economics 98, 524-549 (2010).(go back)

For the past four years, GOOG and GOOGL have standard deviations (betas) of 176.6 (1.24) and 177.8 (1.23), respectively.  GOOGL is slightly more liquid than GOOG, as GOOGL daily share volume averages 2.3 million shares, while GOOG averages 1.97 million shares.  GOOGL and GOOG have short interest of 3.4 million and 3.6 million shares, respectively.(go back)

10 See The Hon. Kara M. Stein, Commissioner, Securities and Exchange Commission, The Markets in 2017: What’s at Stake, February 24, 2017.(go back)

11 See Dominic Barton and Mark Wiseman, Investing for the Long-Term, Harvard Business Review, 2014.(go back)

12 Jean Eaglesham and Coulter Jones, “The Fuel Powering Corporate America: $2.4 Trillion in Private Fundraising,” Wall Street Journal, April 3, 2018.(go back)

______________________________

*David J. Berger is a partner at Wilson Sonsini Goodrich & Rosati; and Laurie Simon Hodrick is Visiting Professor of Law and Rock Center for Corporate Governance Fellow at Stanford Law School, Visiting Fellow at the Hoover Institution, and A. Barton Hepburn Professor Emerita of Economics in the Faculty of Business at Columbia Business School. Related research from the Program on Corporate Governance includes The Untenable Case for Perpetual Dual-Class Stock (discussed on the Forum here) and The Perils of Small-Minority Controllers (discussed on the Forum here), both by Lucian Bebchuk and Kobi Kastiel.

Quelle est la raison d’être d’une entreprise ?


Quelle est la raison d’être d’une entreprise sur le plan juridique ? À qui doit-elle rendre des comptes ?

Une entreprise est-elle au service exclusif de ses actionnaires ou doit-elle obligatoirement considérer les intérêts de ses parties prenantes (stakeholders) avant de prendre des décisions de nature stratégiques ?

On conviendra que ces questions ont fréquemment été abordées dans ces pages. Cependant, la réalité de la conduite des organisations semble toujours refléter le modèle de la primauté des actionnaires, mieux connu maintenant sous l’appellation « démocratie de l’actionnariat ».

L’article de Martin Lipton* fait le point sur l’évolution de la reconnaissance des parties prenantes au cours des quelque dix dernières années.

Je crois que les personnes intéressées par les questions de gouvernance (notamment les administrateurs de sociétés) doivent être informées des enjeux qui concernent leurs responsabilités fiduciaires.

Bonne lecture. ! Vos commentaires sont les bienvenus.

 

The Purpose of the Corporation

 

 

Résultats de recherche d'images pour « actionnaires définition »

 

 

Whether the purpose of the corporation is to generate profits for its shareholders or to operate in the interests of all of its stakeholders has been actively debated since 1932, when it was the subject of dueling law review articles by Columbia law professor Adolf Berle (shareholders) and Harvard law professor Merrick Dodd (stakeholders).

Following “Chicago School” economics professor Milton Friedman’s famous (some might say infamous) 1970 New York Times article announcing ex cathedra that the social responsibility of a corporation is to increase its profits, shareholder primacy was widely viewed as the purpose and basis for the governance of a corporation. My 1979 article, Takeover Bids in the Target’s Boardroom, arguing that the board of directors of a corporation that was the target of a takeover bid had the right, if not the duty, to consider the interests of all stakeholders in deciding whether to accept or reject the bid, was widely derided and rejected by the Chicago School economists and law professors who embraced Chicago School economics. Despite the 1985 decision of the Supreme Court of Delaware citing my article in holding that a board of directors could take into account stakeholder interests, and over 30 states enacting constituency (stakeholder) statutes, shareholder primacy continued to dominate academic, economic, financial and legal thinking—often disguised as “shareholder democracy.”

While the debate continued and stakeholder governance gained adherents in the new millennium, shareholder primacy continued to dominate. Only since the 2008 financial crisis and resulting recession has there been significant recognition that shareholder primacy has been a major driver of short-termism, encourages activist attacks on corporations, reduces R&D expenditures, depresses wages and reduces long-term sustainable investments—indeed, it promotes inequality and strikes at the very heart of our society. In the past five years, the necessity for changes has been recognized by significant academic, business, financial and investor reports and opinions. An example is the 2017 paper I and a Wachtell Lipton team prepared for the World Economic Forum, The New Paradigm: A Roadmap for an Implicit Corporate Governance Partnership Between Corporations and Investors to Achieve Sustainable Long-Term Investment and Growth, which quotes or cites many of the others.

This year we are seeing important new support for counterbalancing shareholder primacy and promoting long-term sustainable investment. Among the many prominent examples is the January 2018 annual letter from Larry Fink, Chairman of BlackRock, to CEOs:

Without a sense of purpose, no company, either public or private, can achieve its full potential. It will ultimately lose the license to operate from key stakeholders. It will succumb to short-term pressures to distribute earnings, and, in the process, sacrifice investments in employee development, innovation, and capital expenditures that are necessary for long-term growth. It will remain exposed to activist campaigns that articulate a clearer goal, even if that goal serves only the shortest and narrowest of objectives. And ultimately, that company will provide subpar returns to the investors who depend on it to finance their retirement, home purchases, or higher education.

This was followed in March by the report of a commission appointed by the French Government recommending amendment to the French Civil Code to add, “The company shall be managed in its own interest, considering the social and environmental consequences of its activity,” following the existing, “All companies shall have a lawful purpose and be incorporated in the common interest of the shareholders.” The draft amendment is intended to establish the principle that each company should pursue its own interest—namely, the continuity of its operation, sustainability through investment, collective creation and innovation. The report notes that this amendment integrates corporate and social responsibility considerations into corporate governance and goes on to state that each company has a purpose not reducible to profit and needs to be aware of its purpose. The report recommends an amendment to the French Commercial Code for the purpose of entrusting the boards of directors to define a company’s purpose in order to guide the company’s strategy, taking into account its social and environmental consequences.

Also in March, the European Commission in its Action Plan: Financing Sustainable Growthproposed both corporate governance and investor stewardship requirements:

Subject to the outcome of its impact assessment, the Commission will table a legislative proposal to clarify institutional investors’ and asset managers’ duties in relation to sustainability considerations by Q2 2018. The proposal will aim to (i) explicitly require institutional investors and asset managers to integrate sustainability considerations in the investment decision-making process and (ii) increase transparency, towards end-investors on how they integrate such sustainability factors in their investment decisions in particular as concerns their exposure to sustainability risks.

Further, the Commission proposes a number of other laws or regulations designed to promote ESG, CSR and sustainable long-term investment.

In addition to these examples, there are similar policy statements by major investors and similar efforts at legislation to modulate or eliminate shareholder primacy in Great Britain and the United States. While it is not certain that any legislation will soon be enacted, it is clear that the problems have been identified, support is growing to find a way to address them and if implicit stakeholder governance does not take hold, legislation will ensue to assure it.

_____________________________________

*Martin Lipton is a founding partner of Wachtell, Lipton, Rosen & Katz, specializing in mergers and acquisitions and matters affecting corporate policy and strategy. This post is based on a Wachtell Lipton publication by Mr. Lipton.

Comment présenter ses arguments lors d’une AGA dont les membres sont considérés comme réfractaires à une position du conseil ? | Un cas de communication


Aujourd’hui, je partage avec vous un cas publié sur le site de Julie Garland McLellan qui demande beaucoup d’analyse, de stratégie et de jugement.

Dans ce cas, Xandra, la présidente du comité d’audit d’une petite association professionnelle, propose une solution courageuse afin de mettre un terme au déclin du membership de l’organisation : une diminution des frais de cotisation en échange d’une hausse des frais de service et des frais associés à la formation.

La proposition a été jugée inéquitable par les membres, qui ont soulevé leur grande désapprobation, en la condamnant sur les réseaux sociaux.

Plusieurs membres insistent pour que cette décision soit mise au vote lors de l’AGA, et que le PDG soit démis de ses fonctions.

Étant donné que les règlements internes de l’organisation ne permettent pas aux membres de voter sur ces questions en assemblée générale (puisque c’est une prérogative du CA), le président du conseil demande à Xandra de préparer une défense pour le rejet de la requête.

Xandra est cependant consciente que la stratégie de communication arrêtée devra faire l’objet d’une analyse judicieuse afin de ne pas mettre la survie de l’organisation en danger.

Comment la responsable doit-elle procéder pour présenter une argumentation convaincante ?

La situation est exposée de manière assez synthétique ; puis, trois experts se prononcent sur le dilemme que vit Xandra.

Je vous invite donc à prendre connaissance de ces avis, en cliquant sur le lien ci-dessous, et me faire part vos commentaires.

Bonne lecture !

 

Communication des propositions du conseil lors des AGA réfractaires

 

 

This month our case study investigates the options for a board to respond to shareholders who know that they want something but don’t quite know how to get it. I hope you enjoy thinking about the governance and strategic implications of this dilemma:

Xandra chairs the audit committee of a small professional association. She has a strong working relationship with the chair and CEO who are implementing a strategic reform based on ‘user pays services’ to redress a fall in membership numbers and hence revenue. The strategy bravely introduced a reduced membership fee compensated by charges for advisory services and an increase in the cost of member events and education.

Some members felt that this was unfair as they used more services than others and would now pay a higher total amount each year. They have voiced their concerns through the company’s Facebook page and in an ‘open’ letter addressed to the board. In the letter they have said that they want to put a motion to the next AGM asking for a vote on the new pricing strategy and for the CEO to be dismissed. They copied the letter to a journalist in a national paper. The journalist has not contacted the company for comment or published the letter.

The CEO has checked the bylaws and the open letter does not meet the technical requirements for requisitioning a motion (indeed the authors seem to have confused their right to requisition an EGM with the right of members to speak at the AGM and ask questions of the board and auditor).

As the only person qualified in directorship on the association board, the Chair has asked Xandra « how can we push back against this request? »

Xandra is not sure that it is wise to rebuff a clear request for engagement with the members on an issue that is important for the survival of their association. She agrees that putting a motion to a members’ meeting could be dangerous. She also agrees that the matter needs to be handled sensitively and away from emotive online fora where passions are running unexpectedly high

How should she advise her chair?

Rôle du conseil d’administration en cas de gestion de crises | Les défis de Facebook


Voici un article qui met en garde les structures de gouvernance telles que Facebook.

L’article publié sur le site de Directors&Boards par Eve Tahmincioglu soulève plusieurs questions fondamentales :

(1) L’actionnariat à vote multiple conduit-il à une structure de gouvernance convenable et acceptable ?

(2) Pourquoi le principe de gouvernance stipulant une action, un vote, est-il bafoué dans le cas de plusieurs entreprises de la Silicone Valley ?

(3) Quel est le véritable pouvoir d’un conseil d’administration où les fondateurs sont majoritaires par le jeu des actions à classe multiple ?

(4) Doit-on réglementer pour rétablir la position de suprématie du conseil d’administration dirigé par des administrateurs indépendants ?

(5) Dans une situation de gestion de crise comme celle qui confronte Facebook, quel est le rôle d’un administrateur indépendant, président de conseil ?

(6) Les médias cherchent à connaître la position du PDG sans se questionner sur les responsabilités des administrateurs. Est-ce normal en gestion de crise ?

Je vous invite à lire l’article ci-dessous et à exprimer vos idées sur les principes de bonne gouvernance appliqués aux entreprises publiques contrôlées par les fondateurs.

Bonne lecture !

 

Facebook Confronts Its Biggest Challenge: But where’s the “high-powered” board?

 

 

Résultats de recherche d'images pour « facebook »i

 

Facebook is arguably facing one of the toughest challenges the company has ever faced. But the slow and tepid response from leadership, including the boards of directors, concerns governance experts.

The scandal involving data-mining firm Cambridge Analytica allegedly led to 50 million Facebook users’ private information being compromised but a public accounting from Facebook’s CEO and chairman Mark Zuckerberg has been slow coming.

Could this be a governance breakdown?

“This high-powered board needs to engage more strongly,” says Steve Odland, CEO of the Committee for Economic Development and a board member for General Mills, Inc. and Analogic Corporation. Facebook’s board includes Netflix’s CEO Reed Hastings; Susan D. Desmond-Hellmann, CEO of The Gates Foundation; the former chairman of American Express Kenneth I. Chenault; and PayPal cofounder Peter A. Thiel, among others.

Odland points out that Facebook has two powerful and well-known executives, Zuckerberg and Facebook COO Sheryl Sandberg, who have been publicly out there on every subject, but largely absent on this one.

While Zuckerberg released a written statement late today on his Facebook page, he didn’t talk directly to the public, or take media questions. He is reportedly planning to appear on CNN tonight.

It was a long time coming for many.

“They need to get out and publicly talk about this quickly,” Odland maintains. “They didn’t have to have all the answers. But this vacuum of communications gets filled by others, and that’s not good for the company.”

Indeed, politicians, the Federal Trade Commission and European politicians are stepping in, he says, “and that could threaten the whole platform.”

Typically, he adds, it comes back to management to engage and use the board, but “I don’t think Zuckerberg is all that experienced in that regard. This is where the board needs to help him.”

But how much power does the board have?

Charles Elson, director of the University of Delaware’s Weinberg Center for Corporate Governance, sees the dual-class ownership structure of Facebook that gives the majority of voting power to Zuckerberg and thus undermines shareholders and the board’s power.

“It’s his board because of the dual-class stock. There is nothing [directors] can do; neither can the shareholders and a lawsuit would yield really nothing,” he explains.

Elson has been warning against such structures for some time, including in a piece for this publication on Snap’s dual-class IPO.

He and his coauthor Craig K. Ferrere wrote:

Increasingly, company founders have been opting to shore up control by creating stock ownership structures that undercut shareholder voting power, where only a decade ago almost all chose the standard and accepted one-share, one-vote model.

Now the Snap Inc. initial public offering (IPO) takes it even further with the first-ever solely non-voting stock model. It’s a stock ownership structure that further undercuts shareholder influence, undermines corporate governance and will likely shift the burden of investment grievances to the courts.

By offering stock in the company with no shareholder vote at all, Snap — the company behind the popular mobile-messaging app Snapchat that’s all about giving a voice to the many — has acknowledged that public voting power at companies with a hierarchy of stock ownership classes is only a fiction. And it begs the question: Why does Snap even need a board?

But some critics have waved Elson’s assertions away because so many tech companies, including Facebook, have been doing well by investors.

Alas, Facebook’s shares have tanked as a result of the Cambridge Analytica revelations, and it’s unclear what’s happening among the leaders at Facebook to deal with the crisis.

Facebook’s board, advises Odland, needs to get involved and help create privacy policies and if those are violated, they need to follow up.

“This is a relatively young company in a relatively young industry that has grown to be a powerhouse and incredibly important,” he explains.  Given that, he says, there are “new forms of risk management this board needs to tackle.”

Douze questions qu’un administrateur doit se poser afin de cerner l’efficacité de son CA


J’ai trouvé très intéressantes les questions qu’un nouvel administrateur pourrait se poser afin de mieux cerner les principaux facteurs liés à la bonne gouvernance d’un conseil d’administration.

Bien sûr, ce petit questionnaire peut également être utilisé par un membre de CA qui veut évaluer la qualité de la gouvernance de son propre conseil d’administration.

Les administrateurs peuvent interroger le président du conseil, les autres membres du conseil et le secrétaire corporatif.

Les douze questions énumérées ci-dessous ont fait l’objet d’une discussion lors d’une table ronde organisée par INSEAD Directors Forum du campus asiatique de Singapore.

Cet article a été publié par Noelle Ahlberg Kleiterp* sur le site de la Harvard Law School Forum on Corporate Governance.

Chaque question est accompagnée de quelques réflexions utiles pour permettre le passage à l’acte.

Bonne lecture ! Vos commentaires sont les bienvenus.

 

Twelve questions to determine board effectiveness

 

 

In many countries, boards of directors (particularly those of large organisations) have functioned too long as black boxes. Directors’ focus has often—and understandably so—been monopolised by a laundry list of issues to be discussed and typically approved at quarterly meetings.

The board’s own performance, effectiveness, processes and habits receive scant reflection. Many directors are happy to leave the corporate secretary with the task of keeping sight of governance best practices; certainly they do not regard it as their own responsibility.

It occurred to me later that these questions could be of broader use to directors as a framework for beginning a reassessment of their board role.

Résultats de recherche d'images pour « questions de gouvernance »

However, increased regulatory pressures are now pushing boards toward greater responsibility, transparency and self-awareness. In some countries, annual board reviews have become compulsory. In addition, mounting concerns about board diversity provide greater scope for questioning the status quo.

Achieving a more heterogeneous mix of specialisations, cultures and professional experiences entails a willingness to revise some unwritten rules that, in many instances, have governed board functions. And that is not without risk.

At the same time, the “diversity recruits” wooed for board positions may not know the explicit, let alone the implicit, rules. Some doubtless never anticipated they would be asked to join a board. Such invitations often come out of the blue, with little motivation or clarity about what is expected from the new recruit. No universal guidelines are available to aid candidates as they decide whether to accept their invitation.

Long-standing directors and outliers alike could benefit from a crash course in the fundamentals of well-run boards. This was the subject of a roundtable discussion held in February 2017 as part of the INSEAD Directors Forum on the Asia campus.

As discussion leader, I gave the participants, most of whom were recent recipients of INSEAD’s Certificate in Corporate Governance, a basic quiz designed to prompt reflection about how their board applies basic governance principles. It occurred to me later that these questions could be of broader use to directors as a framework for beginning a reassessment of their board role.

 

Questions and reflections

 

Q1) True/False: My board maintains a proper ratio of governing vs. executing.

Reflection: Recall basic principles of governance. If you are executing, who is maintaining oversight over you? Why aren’t the executive team executing and the board governing?

 

Q2) True/False: My board possesses the required competencies to fulfil its duties.

Reflection: Competencies can be industry-specific or universal (such as being an effective director). Many boards are reluctant to replace members, yet the needs of the organisation shift and demand new competencies, particularly in the digital age. Does your board have a director trained in corporate governance who could take the lead? Or does it adopt the outdated view of governance as a matter for the corporate secretary, perhaps in consultation with owners?

 

Q3) True/False: The frequency and duration of my board meetings are sufficient.

Reflection: Do you cover what you must cover and have ample time for strategy discussions? Are discussions taking place at the table that should be conducted prior to meetings?

 

Q4) How frequently does your chairperson meet with management: weekly, fortnightly, monthly, or otherwise?

Reflection: Meetings can be face-to-face or virtual. An alternative question is: Consider email traffic between the chair/board and management—is correspondence at set times (e.g. prior to scheduled meetings/calls) or random in terms of topic and frequency?

 

Q5) Is this frequency excessive, adequate or insufficient?

Reflection: Consider what is driving the frequency of the meetings (or email traffic). Is there a pressing topic that justifies more frequent interactions? Is there a lack of trust or lack of interest driving the frequency?

 

Q6) True/False: My board possesses the ideal mix of competencies to handle the most pressing issue on the agenda.

Reflection: If one issue continually appears on the agenda (e.g. marketing-related), there could be reason to review the board’s effectiveness with regards to this issue, and probably the mix of skills within the current board. If the necessary expertise were present at the table, could the board have resolved the issue?

 

Q7) True/False: The executive team is competent/capable. If “false”, is your board acting on this?

Reflection: At this point in the quiz, you should be considering whether incompetency is the issue. If so, is it being addressed? How comfortable are you, for example, that your executive team is capable of addressing digitisation?

 

Q8) True/False: My chairperson is effective.

Reflection: Perhaps incompetency rests with the chairperson or with a few board members. Are elements within control of the chairperson well managed? Does your board function professionally? If not, does the chair intervene and improve matters? Are you alone in your views regarding board effectiveness? A “false” answer here should lead you to take an activist role at the table to guide the chair and the board to effectiveness.

 

Q9) Yes/No: Does your board effectively make use of committees? If “yes”, how many and for which topics? If “no”, why not?

Reflection: Well-defined committees (e.g. audit, nomination, risk) improve the efficiency of board meetings and are a vital component of governance. In the non-profit arena, use of board committees is less common. However, non-profit boards can equally benefit from this basic guiding principle of good governance.

 

Q10) True/False: Recruitment/nomination of new board members adheres to a robust process.

Reflection: When are openings posted? Who reviews/targets potential candidates? How are candidate criteria determined?  And is there a clear “on-boarding” process that is regularly revisited?

 

Q11) True/False: My board performs a board review annually.

Reflection: A board review will touch on many elements mentioned in previous questions. Obtaining buy-in for the first review might prove painful. Thereafter knowledge of an annual review will undoubtedly lead to more conscious governance and opportunities to introduce improvements (including replacement of board members). Procedurally, the review of the board as a whole should precede the review of individuals.

 

Q12) Think of a tough decision your board has made. Recall how the decision was reached and results were monitored. Was “fair process leadership” (FPL) at play?

Reflection: Put yourself in the shoes of a fellow board member, perhaps the one most dissatisfied with the outcome of a particular decision. Would that person agree that fair process was adhered to, despite his or her own feelings? Boards that apply fair process move on—as a team—from what is perceived to be a negative outcome for an individual board member. If decisions are made rashly and lack follow-up, FPL is not applied. Energies will quickly leave the room.

 

From reflection to action

 

Roundtable participants agreed that these questions should be applied in light of the longevity of the organisation concerned. Compared with most mature organisations, a start-up will need many more board meetings and more interactions between the board and the management team. The “exit” phase of an organisation (or a sub-part of the organisation) is another time in the lifecycle that requires intensified board involvement.

Particularly in the non-profit sector, where directors commonly work pro bono, passion for the organisational mission should be a prerequisite for all prospective board members. However, passion—in the form of a determination to see the organisation’s strategy succeed—should be a consideration for all board members and nominees, regardless of the sector.

Directors who apply the above framework and are dissatisfied with what they discover could seek solutions in their professional networks, corporate governance textbooks or a course such as INSEAD’s International Directors Programme.

If you are considering a board role, you could use the 12 questions, tweak them for your needs and evaluate your answers. Speak not only with the chair, but also with as many board members and relevant executive team members as you can. Understand your comfort level with how the board operates and applies governance principles before accepting a mandate.


Noelle Ahlberg Kleiterp, MBA, IDP-C, has worked for 25 years across three continents with companies including GE, KPMG, Andersen Consulting and Atradius. Noelle owns a sole proprietorship in Singapore and serves as a board member on a non-profit organisation in Singapore.